‹ Tannhauser, opéra en trois actes, quatre tableauxChapitre 31 sur 35 · ACTE TROISlÈMh · texte numérisé non relu

ACTE TROISlÈMh

Jamai?, tant qu'à k foi je t'ai trouvé fidèle 1 Mais dis... tu reviens donc d« la ville éternelle?

Eh bien I Wolfram, écoute. — Toi, Toi seul dois tout apprendre 1

Il s'assied au pied de la montagne. Wolfram veut s'asseoir près de lui.

Éloigne-toi ! la place Où je reste est maudite! — Entends, Wolfram! entends 1

L'âme brisée, en proie à des remords ardents,^ - ^^"^ Moi je partis à Rome! un ange par sa grâce *Jr'^ Abattait la fierté du péché dans mon cœur. Je voulais expier mes crimes Par mes remords et ma ferveur.

Pour payer les larmes sublimes |,^ :^/r

Qu'elle versa pour le pécheur! t^"

Du plus austère pèlerin Trop doux encor me semblait le chemin:

Quand il marchait par les riantes plaines, Le roc aigu brisait mes pieds sanglants ; Quand il buvait Teau fraîche des fontaines. J'ai du soleil bravé les feux ardents.

Quand il offrait à Dieu son cœur docile. J'offrais mon sang au ciel, n'osant prier.. « Quand sur la route il trouvait un asile, Je me couchais au sein du froid glacier. Les yeux fermés à sa plaine fleurie, Je parcourus, aveugle, l'Italie, Heureux d'offrir Ma souffrance en échange.

Pour adoucir Les larmes de mon ange I J'arrive à Rome enfin, cité céleste.

Au seuil du temple agenouillé, je reste... Le jour i: pissait et les cloches tinrient, Et de célestes sons dans l'air vibraUnt; Un chant de joie annonçait espérance,

^^^^.® ^^jB?!^?^^ ^ ^?^^ pe peuple immensal... Je' vis* cekiT"<fu^'^''(îeT)ïeu tient la plac'e, "^'"''"" Un peuple entier tombait à ses genoux.

Et sa voix promettait la clémence, la grâce k tous, en leur disant : Allez! soyez absous! Je m'inclinai le front dans la poussière, Je m'accusai, dans une peine amère, Des chauds désirs dont s'enflammait mon cœui Et que toujours je sentais dans mes veines... Pour m'affranchir de ces brûlantes chaînes, Je l'implorai courbé sous la douleur!

Et lui, que priait le pécheur, Me dit : « De Dieu, si tu t*es détourné, ^

)» i!^ Yéaus si tu,t;'ês-do^î4, » Pour réternité sois damné 1^

Cori "me ce bâton dans marnai n » Ne saurait refleurir soudain, » Des feux d*enfer, sois-en certain, <^>

oudroyé, je tombai! — Devant cette menace >

Tout sentiment s'enfuit! 4/^^^

Quand je m'éveillai, sur la place /.J^ Régnait la nuit. 1^

^ ''Et j'entendais au loin des chants de grâce, -^«e Et ce chant joyeux m'indignait!

Le son menteur du pardon résonnait...

Aigu, plus froid qu'un glaive, il me perçait /- La peur, d'un pas pressé me ah.ii'Sj poussé vers çet-neii^è Où j'ai trouvé tant do joie et d'amour I Je viens vers toi, déesse aimée, Pourm^enîvrer de ton amour.

Dans la nuit chaude et parfumée.

Mon cœur se plonge sans retour.

Oh! ^montre-moi, dans ma détresse, "^^ La voûte qui couduit vers toi.

ijouce déesse, guide-moi!

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