‹ Tannhæuser à l'opéra en 1861Chapitre 6 sur 7 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Page lo : En son excellent ouvrage ; Richard Wagner cTaprès lui-même (in-i8. Paris, iSgS^Fischbacher, a* vol.), M. G. Noufflard rappelle, d'après la correspondance de Wagner avec Liszt, qu'à la fin de i853, Vieuxteraps et Belloni (secrétaire de Liszt), de passage à Zurich, ayant fait entendre à Wagner que les brochures de Liszt lui avaient donné une certaine célébrité à Paris, le maître eut Tidée d'offrir Tannhauser à l'Opéra et qu'il fit commencer une traduction française de cet ouvrage par son ami le poète Hervegh. (Ce serait donc cet essai de traduction qu'aurait vu à Zurich B. Damcke). Il songeait à confier les principaux rôles à sa nièce, Johanna Wagner, la créatrice d'Elisabeth à Dresde, qui se trouvait alors à Paris, et au ténor Roger qu'il avait entendu deux ans auparavant dans le Prophète et dans lequel il voyait le Tanûhaeuser rêvé.

Dans le courant de Tannée suivante et pour lui rendre service, Liszt aurait travaillé à un rapprochement entre Wagner et Berlioz. Celui-ci écrivait

à Liszt qu'il « n'aurait pas eu le moindre ressen timent pour les quelques chevrotines que Wagner lui avait tirés dans les jambes ». Le voyage fait à Paris en octobre i853, par Liszt et Wagner, — signalé déjà par M"** Bernardini dans sa brochure (i), — aurait ^u, d'après M. Noufflard un but de propagande. Dans une soirée chez M"* Kalergis, Liszt joua de la musique de Wagner et, après le départ du pianiste, Wagner lui-même, dans une réunion d'amis, Tannhausera et Lohengrina (sic)^ mais ces auditions intimes ne firent rien pour Sa renommée ; il rentra donc à Zurich.

Quelle que fût la faculté d'illusion de Wagner, pouvait-il croire sérieusement, en i852, qu'après le manifeste de Fétis publié dans la Gazette Musicale, que rOpéra accueillerait une de ses œuvres et de toutes la plus allemande ?

Pages 21, 2* § et 43 : Contrairement à, ce que prétendit, à l'audience du 6 mars 1861, M* Durier, Roche, même après le rejet par l'Opéra de sa traduction, aurait continué a la perfectionner en collaboration avec M. Nuitter. C'est ce qu'il écrivait, le 21 janvier 1861, au Messager des Théâtres (voir la note de la page 43), et c'est ce qu'affirme M. Nuitter. Il venait même quelquefois aux répétitions.

L'attitude d'effacement complet qu'il . adopta dans le procès, déclinant absolument toute prétention de collaborateur, avait dû être concertée avec Wagner, qui tenait à se débarrasser de Lindau ; or, celui-ci était l'ami de Roche et de

(i) I br. in-i8. Paris 1882. Marpon-Flammarion.

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taoitié dans son travail. Pour dénier tout droit à Lindau, il fallait pouvoir traiter Roche de même. Celui-ci a donc été la victime de ses relations avec Lindau.

Page 56 : Les tableaux vivants de la fin de la Bacchanale, VEuUvemeni d'Europe^ Léda et h Cygne, ne furent pas représentés à TOpéra, mais, contrairement à ce qu'en a dit M. Petipa à M. Fierens, on avait songé à les mettre en scène. Pour ménager la pudeur des danseuses qu'on n'avait pas encore l'habitude de dévêtir entièrement, ces groupes devaient être figurés par des modèles d*atelier. Plusieurs engagements eurent même lieu. Puis on renonça à cette idée, on fit brosser par le décorai eu r Cambon des esquisses représentant ces scènes mythologiques; celles-ci furent photographiées, reportées sur verres pour être reproduites par des projections électriques. Les épreuves existent encore aux archives de l'Opéra, mais elles ne furent pas utilisées.

Page 57 : Pendant Torage qui éclata au troisième acte, le baryton Morelli fit preuve d'un très grand sang-froid. Il alla se promener de long en large, les mains derrière le dos, au fond de la scène, ayant l'air de dire au public : — Messieurs, quand vous aurez fini, je commencerai ma romance.

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