SCÈNE I
NINETTA, PÉPITA, JULIETTA, CARLOTTA, et BENETTA.
(^u lever du rideau, les jeunes filles jouent à différents jeux : Nineiuf'et Pépita, au volant; Juliette, saute à la corde; Carlotu balance Benetta sur une escarpolette
CHCËÙR.
Air de la première figure des Lanciers.
Dans ce jardin, Mesdemoiselles,
Amusons'iioiig bien bas, bién bas ;
Que des sous-maîtresses cruelles . . < Ici ne nous entendent pas l
mNETTA.
Et dire que nous sommes obligées de nous cacher pour nous amuser I
JULtETTA.
Que l’on nous prive de tout!..
MNETTA.
De nos raquettes I
BENETTA*
De nos joujous!
PÉPITA
Que l’on nous empêche de faire des balançoires !
ThNCTTA.
Et pourtant nous sommes ches nous. . .
CAtlLOTM.
Dans notre pays*..
pbfiTa.
Nous devrions être libres...
* N. P. J. 0. au fond avec B.
TANT VA l’aUTRÜCHE A l’eAO...
’ i SCÈNE II.
Les mêmes, MÂRIETTA, accouraot*.
MARIETTA
Mesdemoiselles !.. Mesdemoiselles!
TOUTES
Marictta!..
MARIETTA, agilAnt un billet en l’air.
Une lettrel
TOUTES
De qui?., de qui?.. i
MARIETTA
Silence donc!., c’est démon cousin Torino, ce jeune Piémontais qui nous aime tant.
TOUTES
Bah I..
MARIETTA
Écoutez ! « Ma chère Marietia, je sais combien tu t’ennuies en Lombardie, dans le pensionnat de la veuve Autruche... mais je n'oublie pas que je suis de la famille... un de ces quatre matins, j’irai flâner par là. Patience et courage '
« Ton cousin : TORINO. »
JUUETTA.
Est-il aimable !...
' MARIETTA, myatérieoMmeDt.
Et d’après ce que j’ai pu voir... par la mine allongée de la veuve Autruche, il paraît que les cartes se brouillent... Mesdemoiselles, ça chauffe!..
TOUTES
Comment?
MARIETTA
Vous ne savez donc rien !.. Oh ! mais il y a joliment du nouveau.
TOUTES, ce pmiint autour d’elle.
Ah! conte-nous ça! conte-nous ça!..