RÉCITATIF
MARIETTA. | Écoutez, mes enCanls,
Le récit des évéaemenls.^,^^ Air : Mon petit François.
L’Autriche trouvait Qu’il était coquet De s’offrir la Lombardie, '
' SOÈNB II
Et, pour sa santé.
De passer l’été Et l’hiver en Italie,
Tout l’hiver en Italie.
Elle disait : Ah! que c’est bon De la tenir sous ma férule ;
Elle est douce comme un mouton.
Dieu! quel amour de péninsule!
On répond : Halte-là!
C’est assez comme ça...
Ce beau système-là Tôt ou tard finira.
Ça changera.
Ou bien l’on pourra Se mettre en colère ;
Ça s’ gâtera,
El l’on t’enverra Te faire lanlaire.
TOUTES
'Ah! la bonne affaire! (bis).
Vraiment, c’est charmant.
C’est divertissant!
haKietta.
Air : Vive le roi (Henrion).
Longtemps le Piémont a dit :
J’ suis trop p’tit! (bii).
Mes amis, j’ suis trop p’tit.
Pour faire La guerre.
En Crimée, il a grandi ;
Maintenant aguerri,
Il nous dit : Me voici.
Je suis votre frère!
Autrichien,
• Tiens-toi bien.
Ici-bas, chacun son bien ;
Gard’ le tien,
L’Italien
Doit avoir le sien.
J’ai (le bons petits soldats...
Les Français, qu’il t’en souvienne.
Pourront, comme leurs papas.
Té fair’ retourner à Vienne!..
Alors, changeant de dessein.
On voit l’Autriche orgueilleuse Qui repasse le Tessin,
Mieux qu’ n’import’ quell’ blanchisseuse!
Longtemps le Piémont a dit : etc.
6 '' TANT VA l’a UTRüCHB A L’EAÜ.»
TOUTES
Air : Menuet d’Exaudet.
Mais tous ces Grands et laids ' Adversaires,
Là-bas. n'ont-ils pas aussi üne foule de mi- -litaires!
MAIIIETTA, riani.
Des militaires !..
Air : Du Chcdet.
Dans le service de l’Autriche,
Le militaire n’est pas riche.
Chacun sait ça ;
Mais du militair’ de l'Autriche,
Le militair’ français se fiche.
On le verra!
Quand le canon commencera la fête,
A vous, soldats!., en avant!., croises... ette!
Aux Autrichiens on donn'ra du tabac ;
Au bivouag.
Sans mic-mac.
Nous boirons leur rhum et leur rack.
Viv' la bataille et tout le tremblement!
Voilà 1’ moment.
En avant!
lOUTZS.
En avant!
RIRETTA.
El nous pourrons jouer librement?
marietta.
Qui nous en empêche? La vieille Autruche n’est pas là!., à moi le ^llon ! '
PÉPITA
Tu as raison... Enfoncée la vieille ! (Elles se remettent k joner.) REPRISE.
Viv’ la bataille et tout le tremblement.
Voilà r moment!
En avant! en avant!