‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 221 sur 281 · TH page · texte numérisé non relu

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Lie-tzeu, chap. 6 G.

能用 e 不得不 用。 及管 夷吾有 病, 小 白問之 Rr 仲 义之病 病矣、 可 不 諱 云、 至

Lie-tzeu, chap. 6 C.

inférieur. Le duc le traita en fils, et l'appela son père. Koan-tclioung le fit hégémon. ― 11 disait souvent en soupirant: Quand, dans ma jeunesse, je faisais le commerce avec Pao~chou-ya, et que je m'adjugeais la bonne part, Pao-chou-ya m'excusait, sur ma pauvreté. Quand, plus tard, dans 】a politique, lui réussit et moi j'eus le dessous, Pao-chou-ya se dit que mon heure n'était pas encore venue, et ne douta pas de moi. Quand je pris la fuite à la déroute du prince Kiou, Pao-chou-ya ne méjugea pas lâche, mais m'excusa sur ce que j'avais encore ma vieille mère, pour laquelle je devais me conserver. Quand je fus emprisonné, Pao-choU-ya me conserva son estime, sachant que pour moi il n'y a qu'un déshonneur, à savoir de rester oisif sans travailler au bien de l'état. Ah! si je dois la vie à mes parents, je dois plus à Pao-chou-ya qui a compris mon âme. ― Depuis lors, c'est l'usage d'admirer l'amilié désintéressée de Pao-chou-ya pour Koan-i-ou, de louer le duc Eoan pour sa magnanimité et son discernement des hommes. En réalité, il ne faudrait, en cette affaire, parler, ni d'amitié, ni de discernemeat. La vérité est qu'il n'y a eu, ni intervention de la part des acteurs, ni revirement de la fortune. Tout fut jeu de la fatalité aveugle. Si Tchao-hou périt, c'est qu'il devait périr. Si Pao-chou-ya patronna Koan-i-ou, c'est qu'il devait le faire. Si le duc Hoan pardonna à Koan-i-ou, c'est qu'il devait lui pardonner. Nécessités fatales, et rien de plus. — Il en fut de même, à la fin de la carrière de Koan-i-ou. Quand celui-ci eut dû s'aliter, le duc alla le visiter et lui dit: Père Tchoung, vous êtes bien malade ; il me- faut faire allusion à ce qu'on ne nomme pas ( la mort); si votre maladie s'aggravait (au point de vous emporter), qui prendrai-je comme ministre à votre place? ― Qui vous voudrez, dit le mourant. ― Pao-chou-ya conviendrait-il? demanda le duc. ― Non, fit Koan-i-ou; son idéal est trop élevé ; il méprise ceux qui n'y atteignent pas, et n'oublie jamais une faute commise. Si vous le preniez pour ministre, et vous, et le peuple, s'en trouveraient mal. Vous ne le supporteriez pas longtemps. ― Alors qui prendrai-je ? fit le duc. 一 S'il me faut parler, dit Koani-ou, prenez Jiien-p'mgf, il fera l'airaire. Il est également souple avec les supérieurs et les inférieurs. L'envie chimérique d'égaler la vertu de lioangti l'absorbe. Le coup d'œil transcendant est le propre des Sages du premier ordre, la vue pratique est le propre des Sages du second rang. Faire sentir sa sagesse indispose les hommes, la faire oublier fait aimer. Hien-p'.e7ig n'est pas un Sage du premier ordre ; il a, du Sage de second rang, l'art de s'effacer. De plus, et sa personne, et sa famille, sont inconnues. C'est pourquoi je juge qu'il convient pour la charge de premier ministre. ― Que dire de cela? Koani-ou ne recommanda pas Pao-chou-ya, parce que celui-ci ne devait pas être recommandé ; il patronna Hien-p'eng, parée qu'il devait le patronner. Fortune d'abord et infortune ensuite, infortune d'abord et fortune ensuite, dans toutes les vicissitudes de la destinée, rien n'est de l'homme ( voulu, fait par lui) ; tout est fatalité aveugle.

Lie-tzeu, cbap. 6 D, E.

梆, 不 得 Kr 0 也。 可 3 生而 生天福 也, 可 3 死而 死天福 也。 可 .3 生而不 生天劐

Lie-tzen, chap. 6 D, £.

D. Teng-si savait discuter le pour et le contre d'une question, en un flux de paroles intarissable. Tz.eu-tch,an ayant fait un code nouveau pour la principauté de Tcheng, beaucoup le critiquèrent, et Teng-si le tourna en dérision. Tzeu-tch'an sévit contre ses détracteurs, et fit mettre à mort Tengsi. En cela il n'agit pas, mais servit la fatalité. Teng-si devait mourir ainsi. Teng-si devait tourner Tzeu-tch'an en dérision, et provoquer ainsi sa mise à mort. Naître et mourir à son heure, ces deux choses sont des bonheurs. Ne pas naître, ne pas mourir à son heure, ces deux choses sont des malheurs. Ces sorts divers échoient . aux uns et aux autres, non pas de leur fait, mais du fait de la fatalité. Ils sont imprévisibles. Voilà pourquoi, en en parlant, on emploie les expressions, mystère sans régie, voie du ciel qui seule se connaît, obscurité inscrutable, loi du ciel se mouvant d'elle-même, et autres analogues. Gela veut dire, que le ciel et la terre, que la science des Sages, que les mânes et les lutins, ne peuvent rien contre la fatalité. Selon son caprice, celle-ci anéantit ou édifie, écrase ou caresse, tarde ou prévient,

E. Ki-leang, un ami de Yang-tclwu, étant tombé malade, se trouva à l'extrémité, au bout de sept jours. Tout en larmes, son fils courut chez tous les médecins des alentours. Le malade dit à Yang-tchou : tâche de faire entendre raison à mon imbécile de fils... Yang-tchou récita donc au fils la strophe : ce que le ciel ne sait pas (l'avenir), comment les hommes pourraient-ils le conjecturer? il n'est pas vrai que le ciel bénit, ni que personne soit maudit. Nous savons, toi et moi, que la fatalité est aveugle et inéluctable. Qu'est-ce que les médecins et les magiciens y pourront? 一 Mais le fils ne démordit pas, et amena trois médecins, un Kiao, un U, et un Lou. Tous trois examinèrent le malade, l'un après l'autre. ― Le Kiao dit: clans votre cas, le froid et le chaud sont déséquilibrés, le vide et le plein sont disproportionnés; vous avez trop mangé, trop joui, trop pensé, trop fatigué ; votre maladie est naturelle, et non l'effet de quelque influx malfaisant; quoiqu'elle soit grave, elle est guérissable... Celui-là, dit Ki-leang, récite, le boniment des livres; qu'on le renvoie sans plus! ― Le U dit au malade : voici votre cas. .Sorti du sein maternel avec une vitalité défectueuse, vous avez ensuite tété plus de lait que vous n'en pouviez digérer. L'origine de votre mal, remonte à cette époque-là. Comme il est invétéré, il ne pourra guère être guéri complètement... Celui-là parle bien, dit Ki-leang ; qu'on lui donne à dîner!' 一 Le Lou dit au malade: ni le ciel, ni un homme, ni un spectre, ne sont cause de votre maladie. Né avec un corps composé, vous êtes soumis à la loi de la dissolution, et devez comprendre que le temps approche; aucun médicament n'y fera rien... Celui-là a de l'esprit, dit Ki-leang ; qu'on le paye libéralement. ― Ki-leang ne prit aucune médecine, et guérit parfaitement (fatalité). ― Le souci de la vie ne l'allonge pas, le défaut de soin ne l'abrège pas. L'estime du corps ne l'améliore pas, le mépris ne le détériore pas. Les suites, en cette matière, ne répondent pas aux actes posés. Elles paraissent même souvent diamétralement contraires, sans l'êlre en réalité. Car la fatalité n'a pas de contraire. On vit ou on meurt, parce qu'on devait vivre ou mourir. Le soin ou la négligence de la vie, du corps, n'y font rien, ni dans uii sens ni dans l'autre. ― Voilà pourquoi U-hioung dit à Wenn-wang : l'homme ne peut ni ajouter ni retrancher à sa stature ; tous ses calculs ne peuvent rien à

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