‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 220 sur 281 · 能 亂, 魚 見臣 W 鉤 餌, 猶 沈 埃聚漆 吞之不 疑、 所 3S 能 SS 弱制疆 SS 輕敎重 也。 大 · texte numérisé non relu

能 亂, 魚 見臣 W 鉤 餌, 猶 沈 埃聚漆 吞之不 疑、 所 3S 能 SS 弱制疆 SS 輕敎重 也。 大

室 因相與 訟, 求 辨 於 壩 鵲。一瀰 鵲 辨其所 由, 訟 乃 已。 rji 瓠 巴 鼓琴而 鳥舞魚 躍。 鄭

Lie-tzeti, chap. 5 H, I, J.

est jH'is sans défiance ni résistance. Et si vous, ô roi, appliquiez le même procédé au gouvernement de votre royaume, le résultat serait le même... Merci! dit le roi de Teh'ûu. . - Donc la volonté fait le continu ^ entre l'esprit et son objet.

E. Le cœur fait le continu, entre V homme et sa famille. Koung-hou de LoM, et Ts'i-ying de Tchao, étant malades, demandèrent à Pien-tsHao^ le célèbre médecin, de les guérir. Il le fit, puis leur dit : ceci n'a été qu'une crise passagère ; la prédisposition constitutionnelle reste, vous exposant à des rechutes certaines; il faudrait autre chose que des médicaments, pour enlever celle-là. —— Que faudrait-il ? demandèrent les deux hommes.... Toi, dit Pien-tsHao à Koung-hou, tu as le cœur fort et le corps faible, et par suite tu t'épuises en projets impraticables. Toi, Ts'i-ying, tu as le cœur faible et le corps fort, et par suite tu t'épuises en efforts irréfléchis. Si je changeais vos deux cœufs, vos deux organismes se trouveraient en boa état. 一 Faites! dirent les deux hommes. ― Pien-isHao lem ayant fait boim du vin contenant une drogue qui les priva de toute connaissance durait trois jours,ouYrit leurs deux poitrines, en retira leurs deux cœurs, les changea, et referma les deux incisions avec sa fameuse pommade. A leur réveil, les deux hommes se trouvèrent parfaitement sains. ― Mais voici cfue, quand ils eurent pris congé, Koung-hou alla droit au domicile de Ts'i-ying, et sMnstalIa avec sa femme et ses enfants, qui ne le reconnurent pas. Ts,i-ying alla de même droit au domicile de Koung-hou, et s'installa avec sa femme et ses enfants, qui ne le reconnurent pas davantage. Les deux familles faillirent en venir à un litige. Mais quand Pien-ts'iao leur eut expliqué le mystère, elles se tinrent tranquilles.

J. La musique fait le continu entre l'homme et la nature entière. Quand P'ao-pa touchait sa cithare, les oiseaux dansaient, les poissons sautaient. Désirant acquérir le même talent, Cheu-wenn (qui devint plus tard chef de la musique de Tcheng ) quitta sa famille, pour s'attacher à Cheusiang. 11 passa d'abord trois années entières, à s'exercer au doigté et à la touche, sans jouer aucun air. Le jugeant peu capable, Cheu-siang finit par lui dire: vous pourriez retourner chez vous... Déposant sa cithare, CheU'iuenn dit en soupirant: non, je ne suis pas incapable; mais i'ai un but, un idéal plus haut que le jeu classique ordinaire; Je n'ai pas encore ce qu'il faut, pour communiquer aux êtres extérieurs l'influence issue de mon cœur; voilà pourquoi je n'ose pas faire résonner ma cithare ; elle ne rendrait pas encore les sons que je voudrais. Puisqu'il faut que je parte, je pars; mais ce ne sera qu'une absence; nous verrons bientôt. ― De fait, pas bien longtemps après, Cheu-wenn revint chez Cheu-siang, Où en est votre jeu? lui demanda eeluî-ci. J'ai réalisé mon idéal, dit Cheu-wenn; vous allez voir.... On était alors en plein printemps. Cheu-wenn toucha la corde Chang, qui répond au tuyau Nan et à la saison d'automne ; aussitôt un vent frais souffla, et les fruits mûrirent. Quand, en automne, il toucha la corde Kiaoj qui répond à la cloche Kia et à la saison du printemps, un veot chaud souffla, et les plantes fleurirent. Quand, en: été, il toucha la corde U, qui répond à la cloche Hoang et à la saison d'hiver, la neige se mit à tomber et 】:es cours d'eau gelèrent. Quand, en hiver, il toucha la corde Tcheng, qui répond au tuyau Joei-pinn et à la saison d'été, les éclairs brillèrent et la

Lie-tzeu, chap. 5 J,'K,;L,îMi

召. 南 15、 涼風忽 至, 草 木 成實。 及秋 而 叩角 舷以激 夾鍾、 温風徐 liT 草 木發榮 。當

愁 垂 涕、 相 對 三 B 食、 遽 fi 追 之。 娥還 複 爲曼聲 長歌, 一 里老. 幼 喜躍 # 舞 弗

能 自 禁, 忘 向 之 悲也, 乃 厚赂 發之。 故 雍鬥之 人、 至 今善 歌 哭 放娥之 還 ITL 伯

牙善鼓 琴., 鍾 子 期, 善 聽。 伯 牙鼓琴 志在登 高 山, 鍾 子 期 Rr 善哉、 峨 峨 兮若泰 山,

Lie-tzeu, chap.. 5 3, K, :%, M.

glace fondit. Enfin quand il toucha simultanément les quatre ; cordes, produisant l'accord parfait, une douce brise souffla, de gracieux nuages flottèrent dans l'air, une rosée sucrée tomba du ciel, et des sources vineuses jaillirent de la terre... Frappant sa poitrine et bondissant ( marques de regret), Clieu-siang dit: Quel jeu vous possédez ! 11 égale ou surpasse en puissance celui Ae- CheU'k'oang et de Tseou-yen.. En votre présence, ces maîtres devraient déposer la cithare, et prendre le flageolet, pour vous accom- ■pagner. ― li^. Autre exemple de la mystérieuse correspondance établit par la musique. Lorsque Sue-t'an apprenait le chant sous Ts'inn-ts'ing, il se découragea et déclara à son maître qu'il s'en allait. Ts'inn-ts'ing ne lui dit . pas de rester ; mais, à la collation d'usage au moment du départ, il lui chanta ' une complainte si attendrissante, que Sue-t'an tout changé s'excusa de son ■inconstance, et demanda qu'il lui fût permis de rester. 一 Alors TsHnn-tsHng. raconta à son ami l'histoire suivante: Jadis Han-no allant à Ts'i et ayant, épuisé son viatique, chanta k Young-menn pour gagner son repas. Après sondépart, les poutres et les chevrons de l'auberge où il avait chanté, continué- , rent à redire son chant durant trois j o u rs entiers, si bien cjUG les gons accouraient, croyant qu'il n'était pas parti, ne voulant pas croire l'aubergiste qui les congédiait... Quand ce Han-no chantait une complainte, à un stade à la ronde jeunes et vieux s'affligeaient, au point que, durant trois jours, ils ne prenaient plus de nourriture. Puis, Han-no leur ayant chanté un gai refrain, . à un, stade à la. ronde jeunes et vieux, oubliant leur chagrin, .dansaient de joie, et comblaient le ehan'teur de leurs dons. Encore de nos jours, les gens de Young-menn expriment leur joie ou leur douleur d'une manière parlicu- ; liérement gracieuse. C'est de Han-no qu'ils ont appris .cela. — L. Autre: exem,ple du continu mystique. Quand Pai-ya touchait sa cithare, Tchoung-tzeu-kH percevait l'intention qu'il avait en jouant. Ainsi, une fois que Pai-ija cherchait à exprimer par ses accords l'idée d'une haute montagne : bien, bien, fit Tchoung -tzeu-k'i ; elle s'élève, comme le mont Taichan.:. Une autre fois, comme Pai-ya chercliait à rendre le flux d'une eau: bien, bien, dit Tchoung-tzeu-k'i ; elle coule comme le Kiang ou le Fleuve... Quelque idée que Pai-ya formât clans son intérieur, Tchoung - . tzeu-k'i la percevait par le jeu de sa cithare. Un jour que les deux amis passaient au nord du mont Tai-chan, surpris par une averse, ils se réfugièrent sous un rocher. Pour charmer les ennuis de l'attente, Pai-ya toucha sa cithare, et essaya de rendre, d'abord l'effet d'une pluie, puis l'écroulement d'un rocher. Tchoung-tzeu-k'i devina aussitôt ces deux intentions succès- sives... Alors Pai-ya déposant sa cithare, soupira et dit: Votre ouïe est merveilleuse. Tout ce que je pense dans mon cœur, se traduit en image dans votre esprit. Où irai-je, quand je voudrai garder un secret?"— M. Autre', exemple du continu par l'intention. L'empereur Mou des Tcheou étant allé chasser à l'ouest, franchit les monts K'ounn-hm7i, alla jusqu'à Yen- , chan, puis revint vers la Chine. Sur le chemin du retour, on lui présenta

之 曰, 若 與偕 來者何 人。 對 曰、 臣 之所邋 能 倡 者。 穆 王 it 視 之、 趣 步 俯仲信 人也、

hk'tzeVL, cMp. 5 M, îî.

un artiste nommé Yen-cheu. Que sais-tu faire? lui demanda f empereur... Que Votre Majesté daigne me permettre de le montrer, dit l'artiste... Je te donnerai un jour, dit l'empereur. 一 Quand le jour fut venu, Yencheu se présenta devant l'empereur, avec une escorte. Qui sont ceuxci ? demanda l'empereur... Ce sont mes créatures, dit Yen-cheu; elles savent jouer la comédie... L'empereur les regarda stupéfait. Les automates de Yencheu marchaient, levaient et baissaient la tête, se mouvaient comme des hommes véritables. Quand on les touchait au menton, ils chantaient, et fort juste. Quand on leur prenait la main, ils dansaient, en cadence. Ils faisaient tout ce qu'on peut imaginer. 一 L'empereur décida de les donner en spectacle à son harem. Mais voici que, tout en jouant l'a comédie, les automates firent des œillades aux dames. Furieux, l'empereur allait faire mettre Yen-cheu à mort, croyant qu'il avait frauduleusement introduit des hommes véritables. Alors celui-ci ouvrit ses automates, et montra à l'empereur qu'ils étaient faits de cuir et de bois peint et verni. Cependant tous les viscères étaient formés, et Yen-cheu démontra à l'empereur, que, (conformément à la physiologie chinoise), quand on enlevait à un automate son cœur, sa bouche devenait muette; quand on lui enlevait le foie, ses yeux ne voyaient plus; quand on lui enlevait les reins, ses pieds ne pouvaient plus se mouvoir ― C'est merveilleux, dit l'empereur calmé; tu es presque aussi habile que 'te Principe auteur de toutes choses;., et il ordonna de charger les automates sur un fourgon, pour les rapporter à sa capitale. ― Depuis lors on n'a plus rien vu de semblable. Les disciples de Pati-chou l'iaventeur de la fameuse tour d'approche employée dans les sièges, et de Mei-ti le philosophe inventeur du faucon automatique, pressèrent vainement ces deux maîtres de refaire ce que Yen-cheu avait fait. (Is n'osèrent même pas essayer (la force de volonté capable de produire la continuité «fficac® leur manquant). — N. Autre exemple du continu par l'intention. Quand Kan-ying le fameux archer bandait son arc, bêtes et oiseaux venaient se livrer à lui, sans attendre sa flèche. Il eut pouf disciple Feî-wei, qui le surpassa. Fei-ioei eut pour disciple Ki-tch'ang. Il commença par lui dire : d'abord apprends à ne plus cligner de l'œil, puis je t'apprendrai à tirer de l'arc. ― Ki-tch'ang s'avisa du moyen suivant. Quand sa femme tissait, il se couchait sur le dos sous le métier, fixant les fils qui s'entre-croisaient, et la navette qui passait et repassait. Après deux années de cet exercice, ses yeux devinrent si fixes, qu'un poinçon pouvait les toucher sans les faire cligner. Alors Ki-tch'ang alla trouver Fei-wei, et lui dit qu'il était prêt. Pas encore, dit Fei-ivei. Il îe faut encore apprendre à fixer le point. Quand tu le verras grossi ( par la force de ton intention) au point de ne pouvoir être manqué, alors reviens et je t'apprendrai à tirer de l'arc. —— Ki-tch'ang suspendit à sa fenêtre un long crin de yak, auquel il fit grimper un pou, puis s'exerça à fixer le pou, quand le soleil passant derrière l'objet, lui donnait en plein dans les yeux. De jour en jour, le pou 】ui parut plus grand. Au bout de trois ans d'exercice, il le vit énorme, et distingua son cœur. Quand il fut arrivé à percer à coup sûr ïe cœur du pou, sans que la flèche tranchât le crin, il alla trouver Fei-wei. Maintenant, dit celui-ci, tu sais tirer de l'arc ; je n'ai plus rien à t'apprendre. 一 Cependant Ki-tch'ang se dit qu'il n'avait au monde d'autre rival que son maître, et résolut de se défaire de lui (dans une de ces luttes

. Les automates étaient mùs par la volonté de Yen-cheu, par continuité mentale. C'est donc lui qui fit les oeillades. Sa détoonStration des viscères fut une duperie, pour sauver sa vie.

,人 而 已、 乃 謀 殺 飛 衞。 * 遇 於 ir 二 人 射, 中 路 矢 鋒 * 蠲, 而 墜於、 地, 而塵不 楊

:k, 而 行, 趣 走往還 、無跌 失也。 造 夂 學 之二二 日盡其 巧。 泰 豆 歎 Rr 子 何 其敏也 ,得 之

6 子 來丹謀 報夂之 讎。 丹 氣 s ,形甚 露, 齡 « 而 食、 順 風 而 趨、 雖 怒 不 能 稱 兵 SS

Lîe-tzeu, chap: 5 N, 0, P.

■cl!àdresse, comme les arcliers s'en livraient en ce temps-là). S'étant rencontrés ; dans une plaine, les deux hommes prirent position, et tirèrent simultanément l'un contre l'autre, le nombre de flèches étant déterminé. A chaque coup, les deux flèches se heurtaient à mi-chemin, et tombaient mortes, sans soulever la poussière. Mais Ki-tch, ang avait mis dans son carquois une flèche de plus, qu'il tira en dernier lieu, comptant loercer son maître désarmé. Feiloei para ra flèche avec un rameau épineux (qu'il eut le temps de ramasser, et' ne se douta pas de la perfidie). Alors, ayant déposé - leur arc, les deux hommes se saluèrent sur le terrain, pleurant d'émotion et se promettant d'être l'un pour l'autre comme père et fils. Ils se jurèrent aussi, avec effusion de leur sang, de ne révéler à personne le secret de leur art (continu mental). — O. Autre exemple de l'efficace de la volonté. Tsao-fou apprit de T'ai-teou l'art de conduire un char. Quand il entra chez son maître comme disciple, il commença par le servir très humblement. Durant trois ans, T'aitëôu ne lui adressa pas la parole. Tsao-fou redoubla de soumission. Enfin Tai-teou lui dit : D'après un adage antique, l'apprenti archer doit être flexible comme un osier, et l'apprenti fondeur souple comme une fourrure. Tu as maintenant à peu près ce qu'il faut. Regarde ce que je vais te montrer. Quand tu sauras en faire autant, tu seras capable de tenir les rênes d'un char à six chevaux. ― Bien, dit Tsao-fou. ― Alors Tai-teou ayant posé horizontalement une perche à peine assez épaisse pour qu'on y posât le pied, se mit à marcher pas à pas, posément, d'un bout de la perche à l'autre, allant et revenant sans faire uu seul faux pas. ― Trois jours plus tard, Tsao-fou en fit autant. Surpris, 'X'ai-teou lui âit: corame vous êtes habile! que vous avez vite réussi ! Vous possédez maintenant le secret de conduire un char. La concentration de vos facultés intérieures sur le mouvement de vos pieds, vous a permis de marcher sur la perche, aussi sûrement que vous faites. Concentrez de même avec intensité vos facultés sur les rênes de votre attelage. Que, par votre main, votre esprit agisse sur les mors de vos chevaux, et votre volonté sur la leur. Alors vous pourrez décrire des circonférences et tracer des angles droits parfaits, faire marcher votre attelage sans l'épuiser. Encore une fois, que votre esprit ne fasse qu'un avec les rênes et les mors ; c'est là tout le 'secret. Cela obtenu, vous n'aurez besoin d'user, ni de vos yeux, ni du fouet. L'attelage étant entièrement en votre puissance, les vingt-quatre sabôts de vos six chevaux se poserout en cadence, et leurs évolutions, seront mathématiquement précises; vous passerez en sûreté, là où le chemin n'aura qu,e tout juste la largeur de l'écartement de vos roues, là où le sentier suffira tout juste aux pieds de vos chevaux . Je n'ai plus rien à vous apprendre ; vous en savez maintenant aussi long que moi

' P. Heiloan de Wei ayant perfidement assassiné K'iou-pingtchang, le^ fils de celui-ci, Lai-tan,, chercha à venger la mort de son père. Lai-tan

i. Glose : Toute hésitation, une absence, le vertige, provient de ce que l'esprit n'est pas maître du membre ou de l'instrument quî exécute. Il y a défaut dans le continu. Le fluide intentionnel ne passe. pas-.

類也, 延頸承 披督 受矢, 鎩鍔 櫂屈 fi 體無痕 ,撻 W 其才 力、. 視來、 丹猶雛 鷇也。

奚 不請 焉。 來 丹 m 適衞、 是 ^ 周, 孰 僕御之 禮,講 先納妻 子、 後 曹 所 欲。 孔 周 or

門、 擊 之三 下如殺 虚。 黑 卵 之子方 笑 曰, 汝何 蚩 而 三 招 予。 來 丹 知劍之 Kr 能殺

Lie-tzeu, chap. 5 P, Q.

était brave mais débile. Hei-loan était un colosse, qui n'avait pas plus peur de Lai-tan que d'un poussin. 一 Ghenn-i'ouo, un ami de Lai- tan, lui dit: Vous en voulez à Hei-loan ; mais il vous est si supérieur ; qu'y faire ? !' ― Conseillez-moi, dit Lai-tan, éclatant en sanglots. ― J'ai ouï dire, fit Chennt,ouo, que dans la principauté de Wei, dans la famille K'oung-tcheou, se conservent trois épées merveilleuses ayant appartenu au dernier empereur (les Ymn, avec lesquelles un enfant pourrait arrêter une armée. Empruntezles. ― Lai-fan étant allé à Wei, se rendit chez K'oung-tcheou, s'offrit à lui comme esclave avec sa femme et ses enfants, puis lui dit ce qu'il attendait en échange. — ,?e vous prêterai une épée, dit K'owig-tcheou; laquelle des trois désirez-vous? La première lance des éclairs. La seconde est invisible. La troisième pourfend tout. Voilà treize générations que ces trois épées dorment dans ma famille. Laquelle désirez- vous? ― La troisième, dit Laitan. ― Alors K'oung-tcheou accepta Lai-tan comme client de son clan. Au bout de sept jours, ayant donné un festin en son honneur, il lui remit l'épée désirée, que Lai-tan reçut prosterné. Muni de cette arme, Lai-tan chercha Hei-loan. L'ayant trouvé qui dormait ivre-mort, il le pourfendit trois fois, depuis l'épaule jusqu'à la ceinture, sans qu'il se réveillât. Etant sorti, il rencontra le fils de Hei-loan, et le pourfendit également trois fois. Tous ses coups traversaient les corps, sans éprouver plus de résistance que dans l'air; mais la section se resoudait après le passage de la lame. Voyant que son épée merveilleuse ne tuait pas, Lai- tan s'enfuit navré. ― Cependant Heiloan s'étant réveillé, gronda sa femme de ce qu'elle ne l'avait pas mieux couvert durant son sommeil. J'ai pris froid, dit-il ; j'ai le coq et les reins comme engourdis. ― Sur ces entrefaites, son fils étant entré, dit: Lad-tan aura aussi passé par ici. 11 m'a donné dehors trois coups, qui out produit sur moi précisément le même effet i.

Q. Lors de sa randonnée dans l'Ouest, les Joimg, tribu de ces régions, offrirent à l'empereur Mou des Tcheou, une épée extraordinaire et du tissu d'asbeste. L'épée longue de dix-huit pouces, traversait le jade comme de la boue. Le tissu sali mis au feu, en. sortait blanc comme neige. On a essayé de révoquer ces faits en doute, mais ils sont certains.

1. La propriété merveilleuse de celte épée, consistait en ce qu'elle traversait, sans diviser ni la cohésion ni la continuité.

j 邪。 命曰、 旣 SS 之命、 奈何 有制之

朕 與子, ffi 世也而 人子達 ,並族

^ 行, 固 iç- 年矣, 子自 SS 德過朕 邪„

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Lie-tzeu, chap. 6 Â, B.

Chap. 6. Fatalité.

A. L'Energie dit à la Fatalité: tu ne me vaux pas. —— Pourquoi pas? demanda la Fatalité. 一 Parce que, dit l'Energie, 】a longévité, le succès, la noblesse, la richesse, c'est moi qui les procure aux hommes. ― Ah! fit la Fatalité, si cela était, y aurait-il vraiment lieu que tu t'en fasses gloire? P'eng-tsou vécut huit siècles, bien plus longtemps que Yao et Chounn, sans avoir plus de mérite qu'eux. Yen- yuan, si sage, mourut à trente-deux ans, tandis que bien des sots atteignent un âge avancé. Tchoung-ni qui valut les princes de son temps, éprouva de grandes infortunes à Tch'enn et à Ts'ai. L'empereur Tcheou des Yinn ^ ne valut pas les trois parangons Wei-tzeu, Ki-tzeu, Pi-kan, et occupa pourtant un trône,- tandis qu'eux furent malheureux. Ki~tcha de Ou, qui aurait mérité les plus grands honneurs, n'en obtint aucun; tandis que Tien-heng, .absolument indigne, obtint le royaume de Ts'i. Pai-i et Chou-ts'i, si nobles, moururent de faim à Clieou-yang, tandis que Ki-cheu devint riche à Tchan-k'inn. Si c'est toi qui as fait ces réparti lions-là, pourquoi les as-tu faites aussi à l'aveugle. 一 Si ce n'est pas moi, dit Energie, c'est toi Fatalité qui les as faites, et ton blâme retombe sur toi. — Pardon, dit Fatalité; moi je ne fais rien. Je pousse (je fais tourner la roue), puis laisse aller. Fatalement l'an vit longtemps et l'autre pas, fatalement l'un réussit et l'autre non, fatalement l'un devient illustre et l'autre pas, fatalement l'un est riche et l'autre pauvre. Moi je ne fais rien de tout cela; je n'en sais même rien ; cela vient de soi.

B. Pei-koung-tzeu dit à Si-menn-tzeii : Je suis né clans le même temps et issu du même lignage que vous; comme visage, langage, démarche, il n'y a guère de différence entre nous deux; et cependant, vous réussissez, vous êtes honoré, vous êtes aimé, vous êtes goûté, vous êtes loué, tandis qu'il m'arrive tout le contraire. Nous avons employé les mêmes moyens pour tenter la fortune ; vous avez réussi en tout, et moi à rien. Je suis mal vêtu, mal nourri, mal logé, et marcbe à piscl; tandis que vous vivez dans le luxe et l'abondance, et ne sortez qu'en quadrige. Et dans la vie privée et dans la vie publique, vous primez tellement, que je n'ose plus me comparer avec vous. 一 Je conjecture, dit Si-w.enn-tzeu, que la différence de nos condilions, tient à la différence de nos conduites. Tu te seras moins bien conduit que moi. ― Très humilié, Pei-koung-tzeu ne sut que répondre, et s'en alla tout déconfit. Dans la rue il rencontra le Maître du faubourg clo l'est, qui lui demanda: où

-1. TH pages 85, 90, 91, 09.

Lie-tzeu, cfaap. 6 B, G.

之深 乎固且 曹 之。 西門 子曰, 北宮子 ÎW ,世 族年貌 W 行 與 予 並, 而 賤 貴貧富

而皆齷 與予並 汝之顔 厚矣。 東 郭 先 生 曰, 汝. 之 言 W 薄不過 IW 才德之 差, 吾

北宮 子之寐 久矣二 曹 而 能 寤、 易 但也 tà、。 C 簪夷吾 、鮑 叔牙三 人相友 感戚, 同

Lie-tzeu, Ghaï). 6 B, C. 453

allez-vous, de ce pas, et avec cette mine? —— Pei-kowig-tzeu lui ayant conté sa déconfiture: Retournons ensemble, dit le Maître ; je laverai votre affront. 一 Quand ils furent arrivés chez Si-menn-tzeu , le Maître lui demanda: quelle avanie avez-vous faite à Pei-koung-tzeu? 一 Je lui ai dit, dit Si-menn-tzeu, que j'estimais que la différence de nos conditions, devait provenir de la différence de nos conduites. ― Il n'en est rien, dit Je Maître. Voici comme il faut expliquer la chose. Bien doué, Pei-koung-tzeu a un mauvais destin. Mal doué, toi Si-menn-tzeu , tu as un bon destin. Ta réussite n'est pas due à tes qualités; ses insuccès ne sont pas dus à son incapacité. Ce n'est pas vous qui vous êtes faits ce que vous êtes; c'est la fatalité qui vous à laits ce que vous êtes. Si donc toi, le fortuaé, tu l'as humilié; si lui, le bien doué, en a eu lionte; c'est que, tous deux, vous ignoriez ce qui en est de vous. ― N'en dites pas davantage, Maître, dit Si-menn-tzeu; je ne le ferai plus. ― Quand Pei-koimg-tizeu fut revenu chez lui, il trouva sa robe de grosse toile plus chaude que fourrure de renard ou de blaireau; ses grossiers aliments lui semblèrent délicieux ; sa masure lui parut un palais, et sa claie un char. Illuminé intérieurement, jusqu'à sa mort il ne fit plus aucune attention aux distinctions sociales. ― Le Maîti'e du faubourg de l'est l'ayant appris, dit: Après un bien long sommeil (ignorance), un mot a suffi pour éveiller cet homme, et le changer d'une manière durable.

G. Koan-i-ou et Pao-choti-ya, tous deux de Ts'i 'i, étaient amis intimes. Koan-i-ou s'attacha au prince Kiou, Pao-chou-ya adhéra au prince Siaopai. Par suite de la préférence accordée par le duc Hi de TsH à Ou-tcheu le fils d'une concubine favorite, une révolution éclata, quand il fallut pourvoir à la succession du duc défunt. Koan-i-ou et Tchao-hou se réfugièrent à Lou avec le prince Kiou, tandis que Pao-chou-ya fuyait à Kiu avec le prince Siao-pai. Ensuite ces deux princes, devenus compétiteurs au trône, s'étant déclaré la guerre, Koan-i-ou combattit du côté de Kiou quand celuici marcha sur Kiu, et décoclia à Siao-pai une flèche qui l'aurait tué, si elle n'avait été épointée par la boucle de sa ceinture. Sicio-pai ayant vaincu, exigea que ceux de Lou missent à mort son rival Kiou, ce qu'ils firent complaisamment. Tchao-hou périt, Koan-i-ou fut emprisonné. ― Alors Vaochou-ya dit à son protégé Siao-pai devenu le duc Hoan : Koan-i-ou est un politicien extrêmement habile. ― Je le veux bien, dit le duc; mais je hais cet homme, qui a failli me tuer. ― Pao-chou-ya reprit : Un prince sage doit savoir étouffer ses ressentiments personnels. Les inférieurs doivent faire cela continuellement à l'égard de leurs supérieurs ; un supérieur doit le faire parfois pour quelqu'un de ses inférieurs. Si vous avez rintention de devenir hégénion, Koan-i-ou est le seul homme capable de faire réussir votre dessein. 11 vous faut l'amnistier. ― Le duc réclama donc Koan-tchoung, soidisant pour le mettre à mort. Ceux de Lou le lui envoyèrent lié. Pao-chouya sortit au-devant de lui dans le faubourg, et lui enleva ses liens. Le duc Hoan le revêtit de la dignité de premier ministre. Pao-chou-ya devint son

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