‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 223 sur 281 · 齊景^ 游 於牛山 北、 臨 其國 鉞而流 0. UT 美哉國 乎 鬱 鬱 芊 芋、 若 何滴 滴去此 · texte numérisé non relu

齊景^ 游 於牛山 北、 臨 其國 鉞而流 0. UT 美哉國 乎 鬱 鬱 芊 芋、 若 何滴 滴去此

國而苑 乎、 使 古無死 者, 寡 人 將去餅 而, W 何。 史 孔 梁丘釀 皆從而 a srE 頼 君

Lie-tzeu,chap. 6 G, H. 161

par la fatalité, i ― Ce qui paraissait devoir être favorable, se trouve ensuite avoir été funeste. Ce qui paraissait devoir être funeste, se trouve ensuite avoir été favorable. Que d'hommes passent leur vie en efforts insensés, pour discerner des apparences confuses, pour pénétrer des obscurités mystérieuses. Ne vaudrait-il pas mieux, ne pas craindre le malheur, ne pas désirer le bonheur, se mouvoir ou rester tranquille selon la nécessité, avec la conviction profonde que la raison n'y entend rien et que la volonté n'y peut rien. Quiconque a bien compris cela, doit l'appliquer à autrui comme à soi-même. S'il gouverne les hommes d'après d'autres principes, c'est un aveugle et un sourd volontaire, qui se jettera avec eux clans un fossé. —— Récapitulons: La vie et la mort, la fortune et l'infortane, dépendent de la fatalité, de l'horoscope. Quiconque se plaint de devoir mourir jeune, d'être pauvre ou affligé, montre qu'il ignore la loi. Quiconque regarde la mort en face sans crainte, et supporte 】a misère sans plainte, montre qu'il connaît la loi. Les conjectures des prétendus sages, sur le plus et le moins, sur le vide et le plein, sur la chance et la raalechance, ne donnent jamais aucune certitude; après tous leurs calculs, le résultat sera positif ou négatif, sans qu'on sache pourquoi. Qu'on calcule ou qu'on ne calcule pas, il en adviendra do même. Le salut et la ruine ne dépendent en rien de la connaissance préalable. On est sauvé parce qu'on devait l'être, on périt parce qu'on devait périr.

H. Le duc King de Ts'i étaixt allé se promener au nord du mont Nioiichan, revenait vers sa capitale. Quand il la vit de loin, touché jusqu'aux larmes, il s'écria: Oh! ma belle ville, si bien peuplée ! Pourquoi faut-il que, insensiblement, approche le moment' où je devrai la quitter?.. Ah! si les hommes pouvaient ne pas mourir ! ― Cheu-k'oimg et Leangk'iou-kiu, de l'escorte du duc, pleurèrent aussi, pour lui complaire, et dirent: Si à nous qui ne sommes que des écuyers, hommes de condition bien modeste, la pensée de la mort est pénible, combien plus doit-elle l'être pour vous, Seigneur! ― Le lettré Yen-fzeu qui accompagnait aussi le duc, éclata de rire. ― Le duc le vit. Essuyant ses larmes, il fixa Yen-tzeu et lui demanda: alors que je pleure, et que ces deux hommes pleurent avec moi, qu'est-ce qui peut bien vous faire rire, vous? ― Je pense, dit Yen-'-tzeu, que si, conformément à votre désir, les hommes ne mouraient pas, les sages ducs T'ai-koung et Hoan-koimg, les braves ducs Tchoang,koung et Ling-koung , vos ancêtres, vivraient encore. S'ils vivaient encore, le plus ancien occuperait le trône, et vous, son descendant lointain, seriez sans doute occupé à garder quelque métairie. Ne devez-vous pas le trône au fait que, étant morts, vos ancêtres ne sont plus ici ? Par leur disparition successive, le trône a fini par vous échoir.

d. Exordc inepte ; exercice de phrases parallèles.

162 Lie-tzeu, chap. 6 Ï, chap. 7 A.

之 獨笑何 也。 晏 子 對 HT 使 賢 者 常 守 之、 則太 ^桓. ^將 常守之 矣。 使 有 勇者而

鉞 之 中。 唯 事之恤 行, 假 念 苑 乎, 則 吾君 X 安得 此 位而立 焉。 3 其 il 處 之 É 去

者 爲 富-旣 富矣, 奚 不 已 焉。 nr 爲 貴 É 貴 矣, 类 不 已 焉。 曰, 爲 1^。 旣 死 矣, 奚 爲焉。 曰

爲子孫 名, 獒 Si 於子 孫。 曰、 名 乃 苦 其 身, 檇 其 心、 乘 其 名 者, 澤 及 宗 族、 利 兼鄕黨

Lie-tzeu, chap. 6 I, chap. 7 A.

N'y a-t-il pas clans vos regrets de ce que les hommes meurent, quelque ingratitude envers ceux qui vous ont rendu le service de mourir? et les deux écuyers qui ont pleuré avec vous pour vous complaire, ne sont-ils pas de sots flatteurs ? Ce sont ces pensées-là, qui m'ont fait rire. — Honteux de son accès de sentimentalité déraisonnable, le duc but un plein rhyton pour pénitence, puis infligea aux deux écuyers de vider deux rliytons chacun.

I. A Wei, un certain Tong-menn Ou, ayant perdu son fils, ne le pleura pas. Quelqu'un qui demeurait avec lui, lui dit: vous aimiez pourtant votre fils; comment se fait-il que, maintenant qu'il est mort, vous ne le pleuriez pas? ― Tong-menn Ou dit: jadis, durant bien des années, avant sa nais saiice, je vécus. sans ce (ils, sans me chagriner. Maintenant qu'il est mort, je me reporte à ce temps-là, me figure que je ne l'ai jamais eu, et ne me chagrine pas davantage. D'ailleurs, à quoi bon?!. Les agriculteurs se soucient de leurs récoltes, les marchands de leur commerce, les artisans de leur métier, les officiers de leur emploi. Or tout cela dépend de circonstances indépendantes de leur volonté. A l'agriculteur il faut de la pluie, au marchand de la chance, à l'artisan de l'ouvrage, à l'officier une occasion de se distinguer. Or c'est de la fatalité uniquement, que dépendent les circonstances et les occasions.

Chap. 7. Yang-tchou ^.

A. Yang-tchou voyageant dans le pays de Lou, séjourna dans la famille Mong. Maître Mon g lui demanda: Ne suffit-il pas d'être un homme (la plus noble des créatures)? faut-il encore s'agiter pour devenir célèbre ( comme vous faites ) ? ― Le renom, dit Yang-tchou, appelle la fortune. ― Et puis? ― Puis vient la noblesse. ― Et puis? ― Puis vient la mort. 一 Alors c'est pour mourir, quç l'on s'agite? dit maître Mong. ― Non pas, dit Yang-tchou ; c'est pour transmettre sa réputation, après sa mort, à ses descendants. ― Est-il bien sûr qu'ils en hériteront? fit maître Mong. N'arrive-t-il pas que ceux qui ont peiné et souffert pour devenir célèbres, ne transmettent rien à leurs descendants ; tandis que ceux dont la vie a été médiocre ou mauvaise,élèvent leur famille? Ainsi Koan-tchoung , ministre du duc de Ts'i, qui servit son maître avec la plus extrême servilité, jusqu'à faire siens ses vices, ne laissa rien à sa famille. Tandis que T'ien-eheu, autre ministre de Ts'i, qui prit toujours et en tout le contrepied du duc son maître, arriva à léguer à ses descendants le duché usurpé par lui. Dans ces deux cas parallèles, la réputation méritée de Koan-tchoung ne rapporta à ses descendants que la pauvreté, tandis que la réputation imméritée de T'ien-cheu fit la fortune de

■1. C'est à Lie-tzeu et à Tclioang-tzeii, que nous devons ce que nous savons de ce philosophe épicurien égoïste, contre lequel Meiicius s'agila beaucoup ; à supposer qu'il y ait du vrai, dans ce qu'ils racontent de lui. Voir mes Textes philosophiques chap. X.

, K 逮昏, 老、 幾 居其半 矣。 夜 眠之所 sr 晝 覺 之 所 遺、 K 幾 居其 半 矣。 痛 疾 哀 苦、 亡

Lie-tzeu, chap. 7 A, B, C, D. 165

sa famille. ― Trop souvent le renom s'attache à uno fausse supposition, à un faux semblant. On fait gloire à Yao et à Chounn d'avoir abdiqué en faveur de Ilu-you ot do Chan-kuan. En réalité leur abdication ne fut qu'un vain simulacre. Ils jouirent des avantages de la dignité impériale jusqu'à leur mort. Leur gloire est une fausse gloire. 一 Tandis que Pai-i et Chou-tsH qui renoncèrent vraiment au fiof paternel et raoururont de faim au mont Cheou-ycmg pour cause de loyalisme, sont plaints par les uns, moqués par les autres, glorifiés par personne. Qui distinguera, en cette matière, le vrai du faux?

B. Yang-tchoii dit: Sur mille hommes, pas un ne vit jusqu'à cent ans. Mais mêlions que, sur mille, il y ait un centenaire. Une grande partie de sa vie aura été passée dans'1'impuissance de la première enfance et la décrépitude de l'extrômc vicillc.'/so. Une grande partie aura été consumée, par le sommeil de 】a nuit, par les t^istraclions du jour. Une grande partie aura été stérilisée par 】a tristesse ou la crîffete. Reste une fraction relativement bien faible, pour l'action et pour la jouissance. 一 Mais qu'est-ce qui le décidera à agir? de quoi jouii'a-t-il?.. Sera-ce la beauté des formes et des sons/ Ces choses-là, ou lassent, ou tie durent pas... Sera-ce la loi, avec ses récompenses et ses châtiments, ses distinctions et ses llétrissures? Ces motifs-là sont trop faibles. Un blâme est-il si redoutable? Un titre posthume esl-il si enviable? Y a-t-il lieu, pour si peu, de renoncer au plaisir des yeux et des oreilles, d'appliquer le frein moral à son extérieur et à son intérieur? Passer sa vie ainsi, dans la privation et la contrainte, ost-ce moins dur rjue de la passer en prison et dans les entraves? Non sans doute. Aussi les anciens qui savaient que la vie et la mort sont deux phases alternatives et passagères, laissaient-ils leurs instincts se manifester librement, sans contraindre leurs appétits naturels, sans priver leur corps de ses plaisirs. Peu leur importait l'éloge ou le blâme durant la vie ou après la mort. Us donnaient à leur nature ses satisfactions, et laissaient les autres prendre les leurs.

C. Yang-tcJiou dit: Les êtres différent dans la vie, mais non dans la mort. Durant la vie, 】eS uns sont sages ot les autres sots, les uns sont no])les et les autres vils ; à la mort, tous sont également une masse de, charogne fondante. Ces différences dans la vie, cette égalité dans 】a mort, sont l'œuvre de la fatalité. Il ne faut pas considérer comme des entités réelles, la sagesse et la sottise, la noblesse et la vulgarité, qui ne sont que des modalités réparties au hasard sur la masse des hommes. Quelle qu'ait été la durée et la forme de la vie, elle est terminée par la mort. Le bon et le sage, le méchant et le sot, meurent tous également. A j a midrt des empereurs Yao et Chounn, dos tyrans Kie et Tcheoa, il ne resta que des cadavres putrides, impossibles à distinguer. Donc, vivre la vie présente, sans se préoccuper de ce qui suivra la mort.

D. Yang-ichou dit : c'est par excès de loyalisme, que Pai-i se laissa mourir de faim ; c'est par excès de continence, que Tchan-ki éteignit sa li-

Lie-tzeu, chap. 7 D, £.

善 之 若此。 櫞 举 Rr 原憲 馨 於 子 貧 殖於 衛 i 憲 之窶損 生、 子貢 之殖 累身,

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