‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 228 sur 281 · I 者、 臨 死 3 訣喻 其 子, 其 子 志 其 曾 而 不 能 行 也。 他 人 問 之。 3 其 义 所 賈 告; NT 間 · texte numérisé non relu

I 者、 臨 死 3 訣喻 其 子, 其 子 志 其 曾 而 不 能 行 也。 他 人 問 之。 3 其 义 所 賈 告; NT 間

Lie-t2eu, chap, 8 U, V, W, X, Y.

Le chien de la maison qui l'avait vu sortir en blanc, aboya cpntre lai quand il rentra en noir. Irrité, Yang -pou allait le battre. Né'.: le bats pas, lui dit Yang-tchou. Tu as passé du blanc au noir. Comment poiivait-il te reconnaître? (Morale profonde: Le changement de l'être moral, par exemple du bien au mal, rompt ses rapports habituels avec les autres êtres ; il n'est plus le même.)

V. Yang-tchou dit: quoiqu'il n'en ait pas l'intention, celui qui fait du bien à autrui, s'attire de la réputation, celle réputation lui attire la fortune, et la fortune lui attire des ennemis. Aussi les Sages y regardent-ils à plusieurs fois, avant de faire du bien à autrui.

W. Jadis quelqu'un prétendit avoir la recette pour ne pas mourir. Le prince de Yen envoya un député pour la lui demander. Quand le député arriva, l'homme à la recette était mort. Le prince en voulut au député d'être arrivé trop tard, et allait le faire punir, quand un de ses favoris lui dit : Si cet homme avait vraiment eu la recelte pour ne pas mourir, il ne se serait certainement pas privé d'en faire usage pour lui-même. Or il est mort. Donc il n'avait pas la formule. Il ne vous aurait donc pas procuré l'immortalité... Le prince renonça à punir le député. ― ― Un certain Ts,i qui avail aussi grande envie de ne pas mourir, se désola pareillement de la mort de cet homme. Un certain Fou se moqua de lui, disant que, l'homme étant mort, regretter son secret inefficace était agir déraisonnablement. Un certain Hou dit que le Fou avait mal parlé; car, dit-il, il arrive que celui qui possède un secret, ne sait pas s'en servir ; comme il arrive que quelqu'un produise tel résultat (par hasard ou invention ), sans en avoir eu la formule. ― Un homme de Wei était incantateur habile. Quand il fut prés de mourir, il enseigna ses formules à son fils. Celui-ci récita parfaitement les formules, qui n'eurent aucun effet. Il les enseigna à un autre, qui les rô-cita avec le même effet que feu son père... Un vivant ayant pu agir efficacement avec la formule d'un mort, je me demande (dit Lie-izeu) si les morts ne pourraient pas agir efficacement avec les formules des vivants? (Mort et vie, deux formes du même être.)

X. Pour le jour de l'an, 】e peuple de Han-tan offrait des pigeons à Kien-tzeu. Celui-ci les recevait avec plaisir et les payait bien. Un de ses hôtes lui ayant demandé pourquoi. C'est, dit-il, pour montrer, en les lâchant le jour de l'an, combien je suis bon. ― L'hôle dit: le peuple les prend, pour que vous puissiez les lâcher. Or, en les prenant, il en tue beaucoup. Si vous vouliez leur vie, vous feriez mieux d'interdire qu'on les prenne. Vous montreriez ainsi bien mieux, combien vous êtes bon. 一 Vous avez raison, dit Kien-tzeu. ■■

Y. T'ien-cheu de Ts'i ayant fait des offrandes à ses ancêtres, donna un grand banquet à un millier de convives, lesquels a'pportèrenl selon l'usage, chacun son 'présent. Un des invités offrit des poissons et des oîes sauvages. A leur vue, T'ien-cheu soupira pieusement et dit: Voyez comme le ciel traite bien les hommes; il ne fait pas seulement croîlre les diverses céréales; il fait encore naître les poissons et les oiseaux, pour que les hommes en usent... Tous les convives firent servilement chorus. Seul le fils de Pao-cheu, un

Lie-tzeu, chap. 8 Y, Z.

Lie-tzeu, chap. 8 Y, Z.

garçon de douze ans, s'avança et dit à T'ien-cîieu : Ce que vous venez de dire là, n'est pas exact. Même le ciel et la terre, sont des êtres comme tous les êtres. 11 n'y a pas d'êtres supérieurs, il n'y en a pas d'inférieurs. C'est un fait que les plus ingénieux et les plus forts mangent les plus sots et les plus faibles, mais il ne faut pas dire pour cela que ceux-ci aient été faits ou soient nés pour l'usage de ceux-là. L'homme mange les êtres qu'il peut manger, mais le ciel n'a pas fait naître ces êtres pour que l'homme les mangeât. Autrement il faudrait dire aussi que le ciel a fait naître les hommes, pour que les moustiques et les cousins les sucent, pour que les tigres et les loups les dévorent.

Z, Dans la principauté de Ts'i, un pauvre mendiait toujours sur le marché de 】a ville. Ennuyés de ses instances, les gens finirent par ne lui plus rien (.lonnor. Alors le pauvre se mit au service du vétérinaire de la famille princière Tien, et gagna ainsi de (juoi ne pas mourir de faim. On lui dit que servir un vétérinaire élait une honte. Il répondit : être réduit à mendier, passe pour la pire des hontes. Or j'étais mendiant. Comment servir un vétérinaire peut-il être honteux pour moi? C'est un avancement dans l'échelle. ― Un homme de Song trouva sur la route la moitié d'un contrat découpé, que son propriétaire avait perdu. Il le serra précieusement, compta soigneusement les dents de la découpure, et confia à son voisin que la fortune allait venir pour lui. Il se trompa en pensant que le sort qui lui avait donné une moitié d'un contrat, devrait lui donner aussi l'autre moitié. ― Un homme avait dans son jardin un arbre mort. Son voisin lui dit: un arbre mort, c'est un objet néfaste. L'homme abattit l'arbre. Alors 】e voisin lui demanda de lui en céder le bois. L'homme soupçonna alors que le voisin lui avait fait abattre son arbre dans cette intention, et se tint pour offensé. Il se trompa . La demande qui suivit ne prouve pas qu'il y eut intention précédente. ― Un homme ayant perdu sa hache, soupçonna le lils de son voisin de la lui avoir dérobée. Plus il y pensa, plus il le crut. À force d'y penser, la démarche, la mine, les paroles, tous les fairs et gestes de ce garçon, lui parurent être d'ui) voleur. Or, ayant vidé sa fosse à fumier, ii y retrouva sa hache. Le, lendemain, quand il revit le fils de son voisin, il lui trouva l'air du plus honnêle garçon qui lut. (Autosuggestion. ) ― Lorsque Pai-koung tramait sa vengeance (ci -dessus H), ii fit une chute dans laquelle l'aiguillon fixé au manche de sa cravache lui perça le menton, sans qu'il sentît rien. Le peuple de Tcheng l'ayant su, dit: s'il n'a pas senli cela, que senlira-t-il? Faut-il qu'il soit absorbé par ses projets de vengeance, pour ne s'être pas aperçu de sa chute et de sa blessure! (Transport.) 一 Un homme de Ts'i fat pris soudain d'un tel désir d'avoir de l'or, qu'il se leva de grand matin, s'habilla, se rendit au marché, alla droit à l'étalage d'un changeur, saisit un morceau d'ov et s'en alla. Les gardes le saisirent et lui demandèrent: comment as- tu pu voler, dans un endroit si plein de monde? ― Je n'ai vu que l'or, dit-il; je n'ai pas vu le monde. (Transport. )

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