Coup de patte à un paraugou confucéistc
趣 與 西施、 恢 fê. 懾怪、 道 通爲 一 。其 也成 也" 其 成也毁 也。 凡 物. 無成 與 毁, 復 通、
^ 謂 之朝 n 「何 謂 朝 三。 ET 狙 . ^陚芋 曰、 朝 三 而 莫 四。 眾 狙 皆 怒。 曰、 然 則朝 而 莫
.; 有 是 非也。 是 非 之 彰 也, 道 之所 BS K 也。 道 W 所 3 輕愛 之所以 成。 果 且 有成與
Tchoang-tzeu, chap. 2 G, D.
De mon point de vue, je vois ainsi ; d'un autre point de vue, je verrais autrement. Moi et autrui sont deux positions différentes, qui font juger et parler différemment de ce qui est un. Ainsi parle-t-on, de vie et de mort, de possible et d'impossible, de licite et d'illicite. On discute, les uns disant oui, et le^ autres non. Erreurs d'a;p préhension subjectives, dues au point de vue. Le Sage, au contraire, commence par éclairer l'objet avec la lumière de sa raison. Il constate d'abord, que ceci est cela, que cela est ceci, que tout est un. Il constate ensuite, qu'il y a pourtant oui et non, opposition, contraste. Il conclut à la réalité de l'unité, à la non-réalité de la diversité. Son point de vue à lui, cV.st un point, d'où ceci et cela, oui et non, paraissent encore non distingués. Ce point est le pivot de la norme. C'est le centre immobile d'une circonférence, sur le contour de laquelle roulent toutes les contingences, les distinctions et les individualités; d'où l'on ne voit qu'un infini, qui n'est ni ceci ni cela, ni oui Di non. Tout voir, dans l'unité primordiale non encore différenciée, ou d'une distance telle que tout se fond en un, voilà la vraie intelligence. ― Les sophistes se trompent, en cherchant à y arriver, par (les arguments positifs et négatifs, par voie d'analyse ou de synthèse. Ils n'aboutissent qu'à des manières de voir subjectives, le^iuelles, additionnées, forment l'opinion, passent pour des principes. Comme un sentier est foraié par les pas multipliés des passants, ainsi les choses finissent par être qualifiées d'après ce que beaucoup en ont dit. C'est ainsi, dit-on, parce que c'est ainsi ; c'est un principe. Ce n'est pas ainsi, dit-on, parce que ce n'est pas ainsi ; c'est un principe. Ea est-il vraiment ainsi, dans la réalité? Pas du tout. Envisagées clans la norme, une paille et une poutre, un laideron et une beauté, tous les contraires sont un. La prospérité et la raine, les états successifs, ne sont que des phases; tout est un. Mais ceci, les grands esprits seuls sont aptes à le comprendre. Ne nous occupons pas de distinguer, mais voyons tout dans l'unité de la norme. Ne discutons pas pour l'emporter, mais employons, avec autrui, le procétlô de Féleveur de singes. Cet homme dit aux singes qu'il élevait: Je vous donnerai trois taros le matin, et quatre le soir. Les singes furent tous mécontents K Alors, dit-il, je vous donnerai quatre taros le matin, et trois le soii\ Les singes furent tous contents. Avec l'avantage de les avoir contentés, cet homme ne leur donna en définitive, par jour, que les sept laros qu'il leur avait primitivement destinés. Ainsi fait le Sage. 11 dit oui ou non, pour le bien de la paix /et reste tranquille a a centre de la roue universelle, indifférent au sens dans lequel elle tourne.
D. Parmi les. anciens, les uns pensaient que, à l'origine, il n'y eut rien de préexistant. C'est là une position extrême. ― D'autres pensèrent qu'il y eut quelque chose de préexistant. C'est là la position extrême opposée. ― D'autres enfin pensèrent qu'il y eut quelque chose d'indistinct, de non -différencié. C'est là la position raoyenoe, la vraie. 一 Cet être primordial nondifférencié, c'est la norme. Quand on imagina les dislinctions, on ruina sa notion. Après les distinctions, vinrent les arts et les goûts, impressions et préférences subjectives qui ne peuvent ni se définir ni s'enseigner. Ainsi les
1. Mécontents de devoir alleniire, jusqu'au soir, la forte moitié de leur pitance. Comparez Lie-tseu chap. 2 Q.
Tchoang-tzeu, chap. 2 D, £.
乎。 無 適 ST 因 是. 已。 夫 道 未始 有 封, 曹 未始有 常。 爲 是 而有眵 也。 請 言 其 畛。 有 左
m 也, 辯 也者 有不辯 也。 曰 何 也。 聖 人 懷 之、 眾 人 辯 之。 3 相 示. 也。 故 Rr 辯 也 者, 有 不
Tcboàng-tzeu, chap. 2 D, Ë.
trois artistes, Tchao-wenn, Cheu-k'oang, Hoei-tzeu, aimaient leur musique, puisque c'était 【em' musique, qu'ils trouvaient différente de celle des autres, et supérieure, bien entendu. Eh bien, ils ne purent jamais définir en quoi consistaient cette différence et cette supériorité; ils ne purent jamais enseigner à leurs propres fils à jouer comme eux. Car le subjectif ne se définit ni ne s'enseigne. Le Sage dédaigne ces vanités, se tient dans la demi-obscurité de la vision synthétique, se contente du bon sens pratique.
E. Vous dites, m'objecte-t-on, qu'il n'y a pas de distinctions. Passe pour les termes assez semblables; mettons que la distinction entre' ceux-là n'est qu'apparente. Mais les termes absolument opposés, ceux-là comment pouvezvous les réduire à la simple unité? Ainsi, comment concilier ces termes: origine de l'être, être sans origine, origine de l'être sans origine; et ceux-ci : être et néant, être avant le néant, néant avant l'être. Ces termes s'excluent ;c'est oui ou non. 一 Je réponds: ces termes ne s'excluent, que si on les envisage comme existants. Antérieurement au devenir, dans l'unité du 'principe primordial, il n'y a pas d'opposition. Envisagés dans cette position, un poil n'est pas petit, une montagne n'est pas grande; un mort-né n'est pas jeune, un centenaire n'est pas âgé. Le ciel, la terre, et moi, sommes du même âge. Tous les êtres, et moi, sommes un dans l'origine. Puisque tout est un objectivement et en réalité, pourquoi distinguer des entités par des mots, lesquels n'expriment que des appréhensions subjectives et imaginaires? Si vous commencez à nommer et à compter, vous ne vous arrêterez plus, la série des vues subjectives étant infinie. ― Avant le temps, tout était un, dans le principe fermé comme un pli scellé. 11 n'y avait alors, en fait de termes, qu'un verbe général. Tout ce qui fut ajouté depuis, est subjectif, imaginaire. Telles, la différence entre la droite et la gauche, les distinctions, les oppositions, les devoirs. Autant d'êtres de raison, qu'on désigne par des mots, auxquels rien De répond dans la réalité. Aussi le Sage étudie-t-il tout, dans le monde matériel et dans le monde des idées, mais sans se prononcer sur rien, pour ne ipas ajouter une vue subjective de plus, à celles qui ont déjà été formulées. 11 se tait recueilli, tandis que le vulgaire pérore, non pour la vérité, mais pour la montre, dit l'adage. ― Que peut- on dire de l'être universel, sinon qu'il est? Est-ce affirmer quelque chose, que de dire, l'être est? Est-ce affirmer quelque chose, que de dire, l'humanité est humaine, la modestie est modeste, la bravoure est brave? Ne sont-ce pas là des phrases vides qui ne signifient rien?.. Si l'on pouvait distinguer dans le principe, et lui appliquer
Tchoang-tzeu, chap. I E, F, G.
焉而不 竭、 而 不知 其所由 來, 此 之齷葆 光。 故 昔 者 堯 間 於 舜 or 我 欲 伐宗 膾胥。
之 所同是 乎。 or 吾 惡 乎 知 之。 子 知子之 所不知 邪。 曰、 吾 惡 乎 知 之。 然、 則 物無知
邪。 tir 吾 惡乎知 之。 雖 然, 甞 試 曾 之, 庸 詎 知吾所 謅知之 非不知 邪、 庸 JS 知吾所
謅不知 之非知 邪。 且 吾甞試 開乎. r 民溼 寢、 則 腰疾偏 苑, 鰌 然 乎 哉。 木 處則 Si
知利害 乎。 王 傀 曰, 至 人 神 矣。 大 澤 焚而不 能 熟, 河 漢 s 而 KT 能 寒。 疾 雷 破 山, 風
利害之 端乎。 G 瞿鵲 子間乎 長梧子 ur 吾 簡諸夫 子、 聖 人不 從事於 務, 不 就 利
Tchoang4zeu, chap. 2 .E, T, G.
des attributs, il ne serait pas le principe universel. Savoir s'arrêter là où l'intelligence et la parole font défaut, voilà la sagesse. A quoi bon chercher des termes impossibles pour exprimer un être ineffable? Celui qui comprend qu'il a tout en un, a conquis le trésor céleste, inépuisable, mais aussi inscrutable. Il a l'illumination comprehensive, qui éclaire l'ensemble sans faire paraître de détails. C'est cette lumière, supérieure à celle de dix soleils, que jadis Chounn vantait au vieux Yao ^.
F. Tout, dans le monde, est personnel, est subjectif, dit Wang-i à Niek'ue. Un homme couché dans la boue, y gagnera un lumbago, tandis qu'une anguille ne se portera nulle part mieux que là. Un homme .juché sur un arbre, s'y sentira mal à l'aise, tandis qu'un singe trouvera la position parfaite. Les uns mangent ceci, les autres cela. Les uns recherchent telle chose, les autres telle autre. Tous les hommes couraient après les deux fameuses beautés Mao-ts'iang et Li-ki ; tandis que, à leur vue, les poissons plongeaient épouvantés, les oiseaux se réfugiaient au haut des airs, les antilopes fuyaient au galop. Vous ne savez pas quel effet me fait telle chose, et moi je ne sais pas quelle impression elle produit sur vous. Cette question des sentiments et des goûts, étant toute subjective, est principiellement insoluble. II n'y a qu'à la laisser. Jamais les hommes ne s'entendront sur ce chapitre. ― Les hommes vulgaires, soit, dit Nie-k'ue\ mais le sur-homme? ― Le sur-homme, dit Wang-i, est au-dessus de ces vétilles. Dans sa haute transcendance, il est au-dessus de toute impression et émotion. Dans un lac bouillant, il ne sent pas la chaleur; dans un fleuve gelé,' il ne sent pas le froid 2. Que la foudre fende les montagnes, que l'ouragan bouleverse l'océan, il ne s'inquiète pas. II monte les nuées, eofourche le soleil et la lune, court à travers l'iiaivers. Quel intérêt peut porter, à des distinctions moindres, celui à qui la vie et la mort sont tout un? 3 .
G. Maître K'iu-ts'iao dit à maître K'iou de TcWang-ou : On affirme du Sagé, qu'il 11e s'embarrasse pas des choses de ce monde ; qu'il ne cherche
1. Anecdote imaginaire. Coup de patle à deux parangons confucéistes.