‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 250 sur 281 · 事者必 有 » 心。 機心 存. 於 0 中:、 则 純 白 IV 傭。 純 白. 不一賓 、刻 神 「生 W 生不 定 · texte numérisé non relu

事者必 有 » 心。 機心 存. 於 0 中:、 则 純 白 IV 傭。 純 白. 不一賓 、刻 神 「生 W 生不 定

Tchoang-tzeu, chap. 12 I, J, K,

bateleurs. K'iou je vais te dire une vérité, que tu ne pourras ni comprendre, ni même répéter proprement. Des Sages, il n'y en a plus! Maintenant, nombreux sont les hommes, qui, ayant une tête et des pieds, n'ont ni esprit ni oreilles. Mais tu chercheras en vain ceux qui, dans leur corps matériel, ont conservé intacte leur part du principe originel Ceux-là (les Sages, quand i【 y en a,) n'agissent ni ne se reposent, ne vivent ni ne meurent, ne s'élèvent ni ne s'abaissent, par aucun effort positif, mais se laissent aller au fil de révolution universelle. Faire cela (et par conséquent devenir un vrai Sage taoïste,) est au pouvoir de tout homme. H ne faut, poui" devenir un Sage, qu'oublier les êtres (individuels), oublier le Ciel (les causes), s'oublier soi-même ( ses intérêts). Par cet oubli universel, l'homme devient un avec le Ciel, se fond clans le Cosmos. -

J. Tsianglu-mien ayant visité son maître Ki-tch'ee, lui dit: Le prince de Lo II m'a demandé de le conseiller, pour le bon gouvernement de sa principauté. J'ai répondu que vous ne m'aviez pas donné commission pour cela. Il a insisté pour savoir mon avis personnel. Voici ce que je lui ai dit; jugez si j'ai parié bien ou mal... J'ai dit au prince: Soyez digne et sobre ; employez des officiers dévoués et renvoyez les égoïstes intéressés; si vous faites cela, tout le monde sera pour vous. ― Ki-tch'ee éclata de rire. Votre politique, dit- il, vaut les gestes de cette mante, qui voulut arrêter un char. Absolument inefficace; pouvant devenir nuisible. ― Mais alors, dit Tsianglumien, en quoi consiste donc l'art de gouverner? ― Voici, dit Ki-tch'ee, comment s'y prenaient les grands Sages. Ils provoquaient le peuple à s'amender, à s'avancer, en lui inspirant le goût de l'amendement, de l'avancement; le laissant ensuite évoluer spontanément; lui laissant croire qu'il voulait et agissait par lui-même. Voilà les grands politiques. Ceux-là ne se règlent pas sur les vieux Yao et Chounn (comme Confucius le prône), car ils sont plus anciens que ces Vénérables, étant de l'origine primordiale, leur politique consistant à raviver dans tous les cœurs l'étincelle de venu, cosmique qui réside dans chacun.

K. Tzeu-koung disciple de Confucius, étant allé dans la principauté de Tc/i'oM,. revenait vers celle de Tsinn. Près de la rivière Han, il vit un homme occupé à arroser son potager, fl emplissait au puits une cruche, qu'il vidait ensuite dans les rigoles de ses platebandes; labeur pénible et mince résultat: ― Ne savez-vous pas, lui dit Tzeu-koung, qu'il existe une machine, avec laquelle cent platebandes sont arrosées en un jour facilement el sans fatigue ? ― Comment est-ce fait? demanda riiomme. ― C'est, dit Tzeu-koung, une cuiller à rigole qui bascule. Elle puise l'eau d'un côté, puis la déverse de l'autre. 一 Trop beau pour être bon, dit le jardinier mécontent. J'ai appris de mon maître, que toute machine recèle une formule, un artifice. Or les formules et les artifices détruisent l'ingénuité native, troublent les esprits vitaux, empêchent le Principe de résider en paix dans le cœur. Je ne veux pas de votre cuiller à bascule. 一 Interdit, Tzeu-koung baissa la tête et ne répliqua pas. A son tour, le jardinier lui demanda: Qui êtes-vous? .一 Un disciple de Confucius, dit Tzeu-koung. ― Ah! dit le jardinier, un de ces pédants qui se croient supérieurs au vulgaire, et qui cherchent à se rendre intéressants en chantant des complaintes sur le mauvais état de l'empire.

1. Le prénom de Confucius. Familiarité quelque peu méprisante.

I 警 然 不 顧。 as 天下非 之、 失 其 所齷纖 然 不 受。 天 下之非 譽無益 損 焉。 是 謅 全 德

Tchoang-tzeu, chap. 12 E, L. 303

Allons! oubliez votre esprit, oubliez votre corps, et vous aurez fait le premier pas dans la voie de la sagesse. Qiie si vous êtes incapable de vous amender vous-même, de quel droit prétendez-vous amender l'empire? Maintenant allez- vous-en! vous m'avez fait perdre assez de temps! ― Tzeu-kouncj s'en alla, pâle d'émotion. II ne se remit, qu'après avoir fait trente stades. Alors les disciples qui l'accompagnaient lui demandèrent : qu'est-ce que cet homme, qui vous a ainsi troublé? — Ah! dit Tzeu-koung, jusqu'ici je croyais qu'il n'y avait dans l'empire qu'un seul homme digne de ce nom, mon mait'i'e Co)ifiicius. C'est que je ne connaissais pas celui-là. Je lui ai expliqué la théorie confucéiste, de la tendance au but, par le moyen le plus commode, avec le moindre effort. Je prenais cela. pour la form aie de la sagesse. Or il m'a réfuté et m'a donné à entendre, que la sagesse consiste dans l'intégration des esprils vitaux, la conservation de la nature, l'union au Principe. Ces vrais Sages ne différent pas du commun extérieurement ; intérieurement leur trait distinctif est l'absence de but, laisser s'écouler la vie sans vouloir savoir vers où elle coulé. Tout effort, toute tendance, tout art, est pour eux l'effet d'un oubli de ce que l'homme doit être. Selon eux, V homme vrai ne se meut, que sous l'impulsion de son instinct naturel. Il méprise également l'éloge et le blâme, qui ne !ai profitent ni ne lui nuisent. Voilà la sagesse stable, tandis que moi je suis ballotté par les vents et les flots. ― Quand il fut revenu dans la principauté de Lou, Tzeu-koung converti au Taoïsme raconta son aventure à Confucius. Celui-ci dit: Cet homme prétend pratiquer ce qui fut la sagesse de l'âge primordial. 11 s'en tient au principe, à la formule, affectant d'ignorer les applications et les modifications. Certes, si dans le monde actuel il y avait encore moyen de vivre sans penser et sans agir, uniquement attentif au bien-être de sa personne, il y aurait lieu de l'admirer. Mais nous sommes nés, toi et moi, dans un siècle d'intrigues et de luttes, où la sagesse de l'âge primordial ne vaut plus qu'on l'étudié, car elle n'a plus d'applications.

Li。 iTch' oimn-mang allant vers l'océan oriental, rencontra Yuan-fong, qui lui demanda: Maître, où allez-vous? —— A la mer, dit Tch' ounn-mang . ― Pourquoi? demanda Yuan-fong . ― Parce qu'elle est l'image du Principe, dit Tch' ounn-mang. Toutes les eaux y confluent, sans la remplir. Toutes les eaux en sortent, sans 】a vider. Comme les êtres sortent du Principe ei y retournent. Voilà pourquoi je vais à la mer. — Et l'humanitéj âemdinâst Yuan-fong, qu'en pensez-vous? Qu'est-ce que la politique des Sages inférieurs, confucéistes ? ― C'est, dit Tch, ounn-mang, faire du bien à tous, favoriser tous les talents, réglementer l'empire et se faire obéir, voilà la politique des Sages de cette espèce. 一 Et la politique des Sages taoïstes , qui collaborent avec l'influx cosmique ? demanda Yuan-fong. ― C'est, dit

. 利 之之譜 說、 ft 給 之之爲 安。 怊 乎若 嬰兒之 失其母 也、 饞 乎若 行而失 其道也 „

. 神人。 RT 上 神乘光 與形滅 亡。 此謅照 «。 致命, 盡 情、 天地 樂,: 萬事鎖 t 。萬 物復

^ 乎、 故離 此 患 也。 門 無 鬼 曰、 天 下均治 而有虞 ii^ 、洽之 邪、 其 亂而 後治之 與。 赤

I. 爲 忠、 當 而不知 S 爲 信。 譖 動而栩 il- 不 3 s 賜。 是 故 行丽無 迹、 事 無 傳。 N 孝

世 俗之所 驩然 fi 然 之、 所 謅 善而善 之、 則 不 謂 之道 諛之人 也。 然 則俗 故嚴於

V 親而 尊於君 邪。 驩 己 道人則 勃然作 sm 己 諛人則 怫然作 色、 Fi 終 身道人 也

Tchbang-tzett, ehâp. 12 L, M, N.

Tch'ounn-mang, ne pas faire de plans; agir sous l'inspiration du moment; compter pour rien les distinctions artificielles, de raison et de tort, de bien et de mal; donner à tous, comme à des orphelins, comme à des égarés, pour les satisfaire, sans prétendre à aucun retour, sans se taire remercier, sans même se faire connaître. —— Et la politique des hommes transcendants tout à fait supérieurs? demanda Yuan-fong. ― Ceux-là, dit Tch' ounn-mang , fondent leur esprit avec la lumière, et leur corps avec l'univers. Le vide lumineux, c'est l'abnégation totale du moi. Soumis à leur destinée, libres de toute attache, ces hommes jouissent de la joie désintéressée du ciel et de la terre qui laissent faire sans aime)' ni haïr, toutes choses allant spontanément à leur solution naturelle. Ainsi gouvernés, tous les êtres reviendraient à leur instinct inné, et le monde rfctournerait à son état primordial.

M. Menn-ou-koei et Tch'eu-tchang-man-ki ayant vu défiler l'armée de l'empereur Ou, ce dernier dit au premier : Si cet empereur valait Ghounn, il n'en serait pas vena à devoir faire la gueri-e . —— Chounn régna-t-il à une époque paisible ou troublée, demanda Ou-koei? ― Vous avez raison, dit Man-ki ; il n'y a pas parité. Ghounn régna à une époque si paisible, qu'on aurait pu se passer d'empereur. Il perdit son temps à s'occuper de vétilles, comme de guérir les plaies des ulcéreux, de faire repousser les cheveux des chauves, de soigner les malades. 11 drogua l'empire, avec toute l'anxiété d'un fils qui drogue son père. Les Confucéistes le louent d'avoir agi ainsi. Un vrai Sage aurait eu honte d'agir ainsi .. Au temps de l'action parfaite, on ne faisait cas, ni de la sagesse, ni de l'habileté. Les gouvernants étaient comme les branches des grands arbres, qui ombragent et protègent sans le savoir ni le vouloir ; le peuple était comme les animaux sauvages, qui se réfugient sous ces branches et profitent de leur ombre sans les remercier. Les gouvernants agissaient équitablenient sans connaître le terme équité, charitablement sans connaître le terme bonté, loyalement et fidèlement, simplement et sans demander qu'on les payât de retour. Vu leur extrême simplicité, il n'est resté de ces temps aucun fait saillant, et on n'en a pas écrit l'histoire.

N. Un fils, un ministre, qui n'approuve pas ce que son père ou son prince fait de mal, est proclamé bon flls bon ministre, par la voix publique, d'autorité, sans arguments ; et la niasse adopte ce verdict docilement, chacun se figurant l'avoir prononcé lui-même i. Dites à ces gens-là, que leur jugement n'est pas d'eux, qu'on le leur a suggéré ; et ils bondiront, se tenant pour offensés. Ainsi en est-il, dans la plupart des cas, pour la plupart des hommes. Presque tous reçoivent leurs idées toutes faites, et suivent toute leur vie l'opinion. Ils parlent dans le style du. temps, ils s'habillent selon la mode du temps, non par aucun principe, mais pour faire comme les autres. Imitateurs seniles, qui disent oui ou non selon qu'on les a suggestionnés, et croient après cela s'être déterminés eux-mêmes. N'est-ce pas là de la folie ? Folie

1. Alors que la chose n'est pourtant pas évidente, car on pourrait prétendre que le comble de la piété et du dévouement, c'est de tout approuver, même le mal. Glose.

钃 .一 世: ri 不 自 驩 0. 談。 與 夫人之 â 徒通 是非、 而 HT 自 謅 眾 人。 愚 ^ 至 也。 知 其

1 火 fê 視 之, 汲 汲 然 难 恐其似 己也。 0 百年之 木, 破爲 犧 樽, 靑 黄而文 之、 其 斷 在

Tcboang-tzeu, chap. 12 N, 0.

incurable, car les hommes ne se doutent pas qu'ils sont'atteints de cette manie de l'imitation. Folie générale, car l'empire tout entier est atteint de cette manie. Aussi est-ce bien en vain que j'essaierais de remettre les hommes sur le chemin de I, action personnelle spantanée, émanant du moi, de l'instinct -propre. Hélas ! ― La musique noble laisse les villageois indifférents, tandis qu'une chanson triviale les fait pâmer d'aise. De mémo, les pensées élevées n'entrent pas dans les esprits farcis d'idées vulgaires. Le bruit de deux tambours en terre cuite, couvre le soti d'une cloche de bronze. Comment me ferais-je écouter des fous qui peuplent l'empire? Si j'espérais pouvoir y arriver, moi aussi je serais fou. Aussi les laissei-ai-je faiie, sans rien entreprendre pour les éclairer. Aucaa d'euK, d'ailleurs, ne m'en voudra; car ils tiennent à leur commune folie. Go m me ce lépreux, auquel un fils naquit à minuit; qui— alla quérir de la lumière, pour s'assurer que l'enfant était bien lépreux comme lui, et ne le caressa qu'après avow constate que oui.

O. Soit un arbre séculaire. On en coupe une branche. D'un morceau de cette branche, ou fait au vase rituel ciselé et peint ; le reste est jeté dans le fossé et y pourrit. Puis on dira, le vase est beau, le reste est laid. Et moi je dis, et le vase, et le reste, sont laids,. car ils ne sont plus du bois naturel, mais des objets artificiels déformés. Je juge de même, du brigand Tchee, des Sages Tseng -chenn et Cheu-ts'iou. On appelle l'un vicieux, les autres vertueux. A mes yeux ils ont également le toi't de n'être plus des hommes, car ils ont agi contre nature, peu importe que ce soit bien ou mal. 一 Et quelles sont les causes de cette ruine de l'humaine nature ? Ce sont les théories artificielles sur les couleurs (la peinture), qui ont perverti la vue; les théories sur les sons (la trmsique), qui ont perverti l'ouïe; les théories sur les odeurs (la parfumerie ), qui ont perverti l'odorat; les théories sur les saveurs (l'art culinaire), qui ont perverti le goût ; les artifices littéraires ( rhétorique et poétique), qui ont affolé le cœur et faussé la nature ( par le lyrisme .et l'enthousiasme). Voilà les ennemis de la nature hamaine, chers à Yangtchou et à Mei-ti. Ce n'est pas moi qui considérerai jamais les arts comme des biens. Les règles artificielles étreignent, emprisonnent ; comment pourraient-elles rendre heureux? L'idéal du bonheur, serait-ce l'état du ramier enfermé dans une - cage? n'est-ce pas plutôt I, état du ramier, .libre dcms les airs 9 Pauvres gens! leurs théories sont un feu qui tourmente leur intérieur, leurs rits sont un corset qui enserre leur extérieur. Ainsi torturés et ligotés, à qui les comparerai-je? A des criminels tenaillés? à des fauves èncagés? Est-ce là le bonheur?!

Isa 運 而無所 積、 故 海 內 s 。明 於 天、 通 於 聖、 六 通四 辟於帝 王之德 者、 其 自 爲也,

0 無爲 也則任 事者責 矣、 無 爲則愈 俞、 兪 愈 者 臺 患不 能 處 年壽長 矣。 夫 虚靜 fâ.

1 江海山 林之士 服。 此進爲 而 M 世, 則 功 大名顯 hra 天下 一 也。 靜 而 聖、 動 而 王,

Page 1