‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 253 sur 281 · I . , 君 之所讀 者, 古 人之 糟魄已 夫-桓 必 UT 寡人 讀 書, 輪 人安 得議. 乎。 有 說 則 可, 無 · texte numérisé non relu

I . , 君 之所讀 者, 古 人之 糟魄已 夫-桓 必 UT 寡人 讀 書, 輪 人安 得議. 乎。 有 說 則 可, 無

^ 說. 則 ^^^。輪 屬 曰, 臣 也 S 臣 W 車觀 之。 徵輪, 徐 則廿而 不固、 疾 則 苦 H Kr / 。不 徐

Tchoang-tzeu, chap. i3 G, H, I. 317

C'est ce que le sur-liornme seul comprend ; Confucius, Sage vulgcàre, s'est trompé sur ce point. Aussi, quand il gouverne, le sur-homme ne s'embarrasse pas clans ces détails, et par suite le gouvernement da monde n'est pour lui qu'un poids léger. Il ne s'occupe que du manche ( la barre du gouvernail ), et se garde d'entrer en contact avec les affaires. De haut son coup d'œil domine tout. Aucun intérêt particulier ne le touche. 11 ne s'enquiert que de l'essence des choses. Il laisse faire le ciel et la terre, il laisse aller tous les êtres, sans la moindre fatigue d'esprit, 'puisqu'il est sans passion. Ayant pénétré jusqu'au Principe et identifié son action avec la sienne, il rejette la bonté et l'équité artificielles; les rits et la musique conventionnels. Car l'esprit du sur-homme est dominé par une idée unique et fixe, ne pas intervenir, laisser agir la nature et le temps.

H. Dans le monde actuel, la vogue est aux livres (anlhologies de Confucius). Les livres ne sont que des assemblages de mots. Les mots rendent des idées. Or les idées vraies, dérivent d'an principe non sensible, et ne peuvent guère mieux être exprimées en paroles que lui. Les formules qui remplissent les livres, n'expriment que des idées couveiilionnelles, lesquelles répondent peu ou pas à la nature des choses, à la vérilé. Ceux qui savent la natuœ, n'essaient pas do l'exprimer en paroles ; et ceux qui l'essaient, montrent par là qu'ils ne savent pas. Le vulgaire se trompe en clierchaut dans les livres des vérités ; ils no conliennenl que des idées truquées. ― I. Un jour, tandis que le duc ffoan de Ts'i lisait, assis dans la salle haute, le charron Pien travaillait à faire une rouo dans la cour. Soudain, déposant son marteau et son ciseau, il monta les degrés, aborda le duc et lui demanda: Qu'est-ce que vous lisez là? — f^es paroles des Sages, répondit le duc. ― De Sages vivants ? demanda Pien. 一 De Sages morts, dit le duc. ― Alt ! [il Pien, le détritus des anciens. — If ri lé, le duc lui dit: Chan'oi], de quoi le mêles-tu? Dépêchetoi de to disculper, ou je te fais mettre à morl. ― Je vais me disculper en homme de mon métier, repartit le charron. Quand je fabrique une roue, si j'y vais doucement, le résultat sera faible; si j'y vais fortement, le résultat sera massif; si j'y vais, je ne sais pas comment, le résultat sera conforme à mon idéal, une bonne et belle roue ; je ne puis pas défiair cette méthode ; c'est un truc qui ne peut s'exprimer; tellement que je n'ai pas pu l'apprendre à mon fils, et que, à soixante-dix ans, pour avoir une bonne roue, il faut encore que je la fasse moi-même. Les anciens Sages défunts dont vous lisez les livres, ont-ils pu faire mieux que moi? Onl-ils pu déposer, dans leurs écrits, leur truc, leur génie, ce qui faisait leur supériorité sur le vulgaire. Si non, les livres que vous lisez ne sont, comme j'ai dit, que le détritus des anciens, le déchet de leur esprit, lequel a cessé d'être. 、

I 此非 過孝之 曹 也。^^ 及 孝 之 ÎW 也。 夫 南行 者至於 郢、 北 面而 不見冥 山, 是 何 也"

Tchoang-tzea, chap. 14 A, 5.

Chap. 14. Evolution naturelle.

A. Le ciel étoilé tourne; lu terre est tixe. Le soleil et la lune se succèdent alternaliveraeut. Qui gouverne lout cela? qai' maintient celte haimonie? Où est le moteur immobile qui meul: tout? Le mouvement cosmique esl-il libre, est-il forcé?.. Les nuées se résoivent en pluie, et la pluie évaporée se reforme eu nuages. Qui répand ainsi, sans bouger, l'abondance et le bien-être?.. Du Nord, le vent souffle vers l'Ouest, vers l'Est, dans tous les sens. Qui meut ce soufllc puissant? Qui, immobile, lui imprime ces variétés?.. Je vais vous le dire, dit Ouhien4'iao . C'est le ciel, par la révolution des cinq éléments, clans les six régions de l'espace. C'est cette révolution, qui maintient l'ordre dans la nature ; et dans les choses humaines, il y aura bon ordre si le gouvernement s'y conforme, el désordre s'il ue s'y conforme pas. Quand les anciens souverains appliquaient les neuf lois '】, leur gouvernement était prospère et eflicace. Ils illuminaient l'empire, qui leur était parfaitement soumis. Ce lurent là ceux qu'on appelle les augustes souverains.

B. Tang premier ministre de Chang ayant demandé à Tchoang-tzeu ce que c'était que la bouté... C'est, lui dit celui-ci, la vertu des tigres el des loups. ― Comment cela? fit Tang. ― Suns doute, dit Tchoang-tzeu ; les tigres et les loups n'aiment-ils pas leurs petits? —— Et la bonté suprême? fit Tang . —— La bonté suprême, répondit Tchoang-tzeu, consiste à ne pas aimer. —— Alors, fit Tang, l'homme qui possède la bonté suprême, sera dépourvu de piété filiale? ― Vous vous trompez, dit Tchoang-tzeu. La .bordé suprême est fa bienveillance ahstraile globale indifférenciée, qui n'est pas contraire aux bienveUlctnces concrètes, déterminées, mais qui en abstrait. C'est aimer, de si haut, de si loin, que V objet est perdu de vue. Ainsi de Yin g on ne voit pas, au Noi'd, les monts Minn-chan. Ils y sont cependant. Elfet de la dislaiice. — Four que la piété liliale appi'ochàt de la bonté suprême, il faudrait (jue le iils aimât sans envisager ses parents, et que les parents l'aimasseut sans envisager sa personne. Aimer tout l'empire sans penser à lui, et en être aimé sans être connu de lui, approche davantage de la bonté suprême. Etre plus bienfaisant que Yao et Chounn sans s'en rendre compte, faire du- bien à tous sans que personne s'en doute, voilà la bonté suprême, semblable à l'influx hiconscientdu ciel et de la terre, qui fait tout évoluer spontanément. Vous voyez qu'il ne suffit pas d'être affectionné à la piété filiale, pom' comprendre cela... Sans doute, la piété filiale et fraternelle, la bonté et l'équité ordinaires, la fidélité et la loyauté, la droiture et la constance, toutes ces vertus rentrent en quelque sorte dans la bonté suprême, mais sont bien petites en comparaison de sa grandeur. On dit, à qui a toute beauté, les ornements n'ajoutent rien ; à qui a toute richesse, les gratifications n'ajoutent rien ; à qui a tous les lionueurs, aucune distinction n'ajoute vien. Ainsi en est-il de celui qui possède la bonté absolue, laquelle

i. De 】a Grande Règle. Voyen Auuales, Tchcou cliap. et Textes philosophiques, page 25.

1 明。 是 故鬼 ft 守其 幽, 日 月 星辰行 其 紀# 止 之於有 IT 流 W 於 無 止。 子 欲慮 之

I 而不 能 知 也, 望 之 ffi 不 能 見 也 M 之. 而不 能及 也。 鍵 然 立 於 四虚之 道, 倚 於 槁

I 梧 而 吟。 目 知 窮乎所 欲 見、 力 s 乎所欲 逐、 吾 旣不及 ■ 已 夫。 形 充 si *r 乃 至 委 蛇。

. 於 命 也。 天 機 HT 張而 五官皆 傭, 此 W 饍 天 樂、 無曹 而 心 說, 故 有 ^ K M 之 頌. Rr

零 聽之 不聞其 iT 視 之不. 見其 形。 充 滿 天 地、 苞 裹 六 極。 A 欲 聽 之、 而 無接焉 、而故

Tchoang-tzeu, chap. 14 G.

n'est autre chose que le Principe; il pratiquera à l'occasion toutes les bontés d'orde inférieur, mais sans qu'elles lui ajoutent rien. Et ce n'est pas en partant de ces détails , qu'on définira bien, a posteriori, la honte suprême; mieux vaut la définir a priori, en partant du Principe.

G. Peimenn-tch'eng dit à l'empereuv Eoang-Li: Quand j'ouïs exécuter votre symphonie Hien-tch'eu, près du lac Tong-t'ing, la première partie me fit peur, la seconde m'étourdit, la troisième me causa une sensation de vague, dont je ne suis pas encore remis. ― Cela devait être, dit l'empereur. Cette symphonie renferme tout. C'est une expression humaine de l'action céleste, de l'évolution universelle. ― La première partie exprime le contraste des faits terrestres qui arrivent sous l'influence céleste ; la lutte des cinq éléments; la succession des quatre saisons; la naissance et la décadence des végétaux ; l'action et 【a réaction du léger et du lourd, de la lumière et de l'obscurité, du, son et du silence; le renouveau de la vie animale,, chaque printemps, aux éclats du tonnerre, après la torpeur de l'hiver; l'institution des lois humaines, des offices civils et militaires, etc. Tout cela, ex abrupto, sans iiitroduclions, sa us transitions; en sons heurtés, suite de dissonances, comme est la chaîne des morts et des naissances, des apparitions et des disparitions, de toutes les éphémères réalités terrestres. Cela devait vous l'aire peur. ― La seconde partie de la symphonie rend, en sons doux ou forts, prolongés et filés, la continuité de l'action du :ijmn et du yang,, du cours des deux grands luminaires, de l'arrivée des vivants et du départ des morts. C'est cette suite continue à perte de vue, qui vous a étourdi par son infinitude, au point que, ne sachant plus où vous et] étiez, vous vous êtes appuyé contre le tronc d'un arbre en soupirant, pris du vertige et de l'anxiété que cause le vide, ― La troisième partie de la symphonie, exprime les productions de la nature, le devenir des destinées. De là des effervescences suivies d'accalmies; le nuimiure des grands bois, puis un silence mystérieux. Car c'est ainsi que les êtres sortent on ne sait d'où, et rentrent on ne sait où, par flots, par ondes. Le Sage seul peut comprendre cette harmonie, car lui seul comprend la nature et la destinée. Saisit' les (ils du devenu", avant l'être, alors qu'ils sont encore tendus sur le métier à tisser cosmique, voilà la joie céleste, qai se ressent mais ne peut s'exprimer. Elle consiste, comme l'a chanté Maître Yen, à entendre ce qui n'a pas eiicoi-e de sou, à voir ce qui n'a pas encore de forme, ce qui reaiplit le ciel et la tei'i'e, ce qui embrasse l'espace, le Principe, moteiw de l'évolution cosmique. Ne le connaissant pas, vous êtes resté dans le vague. Mes explications viennent de vous faire passer de ce vague à la connaissance du Principe. Conseryez-Ia précieusement.

ST 道

里。 其 里之 醜人見 Fi 美

Tchoang-tzeu, chap. 14 D.

D. Alors quo Confucius voyageait à l'ouest de la principauté de Wei, son disciple Yen'yuan demanda au maître musicien Kinn : Que pensez-vous (le l'avenir de mon maître? 一 Je pense, dit maître Kinn, avec un soupir; je pense qu'il n'aboutira à rien. ― Pourquoi cela ? fit Y en- yuan. ― Voyez, dit Kinn, les chiens de paille, qui (igurentrtans les offrandes Avant r offrande, on les conserve dans des coffres, enveloppés de belles toiles, tandis que le représentant du défunt et le piieurse purifient par l'abstinence. Après l'ofFrande, on les jette, on les piétine, on les brûie. Si on les remettait dans les coffres, pour s'en servir une autre fois, tout le monde, dans la maison, serait tourmenté par des cauctieinars, ces filtres à maléfices dégorgeant les influx néfastes dont ils se sont remplis. Or voilà que Confucius ramasse dans son école les chiûns de paille des souverains do l'antiquité ( ses livres, pleins fie vieux souvenirs périmés et devenus néfastes ). Do là les persécutions dont il a été l'objet en divers lieux; cauchemars que lui ont procurés ses vieux chiens de paille. ― Pour aller suv l'eau, ou prend une barque ; pour aller par terre, on prend un char ; impossible de voyager par eau en char, par terre en baivjue. Or les temps passés sont aux temps présents, comme l'eau et la terre ; l'empire des Tcheou et le duché de Lou se ressemblent, comme une barque el; un char. Vouloir appliquer maintenant les principes surannés des anciens, vouloir employer dans le duché de Lou les procédés de l'empire des Tclieou, c'est vouloii" voyager en barque sur la terre ferme, c'est tenter l'impossible. Confucius travaille en vain et s'attirera des malheurs, comme tous ceux qui ont tenté d'appliquer un système donné, dans des circonstances (liiïérGntes. ― De nos jours, pour élever l'eau, on a abandonné le seau dès ancitms, pour la cuiller à bascule, et personne o'ôprouve le besoin de reveoiv au seau. Ainsi les procédés de gouvernement des anciens empereurs, qui furent aptes en leur temps et sont périmés maintenant, ne doivent pas être imposés (le force au temps actuel. A chaque saison on mange certains fruits, fiont le goût plaît à ce momenl-là, tandis qu'il ne plairait pas en un autre temps. Ainsi en est-il des règlements et des usages; ils doivent varier selon les temps. ― Mettez à un singe la robe du duc de Tcheou. Qu'arrivera-t-il? II la déchirera de colère, avec ses dents et ses grilTes, et ne restera tranquille, C[ue quand il en aura arraché le dernier lambeau. Or Pantiquilé et le temps actuel, diiïèrent autant, que le duc de Tcheou et un singe. N'affublez pas les modernes de la défroque des anciens. ― Jadis quand la belle Si- dieu avait ses nerfs, elle n'en était que plus séduisante. Une femme très mal faite l'ayant vue dans cet état, fit un jour comme elle lui avait va faire. Le résultat fut, que les riches habitants du village se barricadèrent dans leurs maisons, et que les pauvres s'enfuirent épouvantés avec leurs feaimes et leurs enfants. C'est que. le laideron n'avait reproduit que les fureurs, non la beauté de la belle. Ainsi en est- il de la parodie que Confucius nous donne de l'antiquité. Elle fait enfuir les gens. Cet homme n'aboutira pas.

l. Et Ifia funérailles. Voye» Lao-tx^e^L ciiapitrft 5.

Tchoang-tzeu, chap. 14 E

知 臏之所 美。 惜乎而 夫子其 窮哉。 E 孔 子行年 五十有 j fi 不 閬道。 乃

Page 1