Comparez Lie-tzeti chapitre
Tchoang-tzeu, chap. 19 J, E, L.
乎 命。 與齊 俱 A ,與 汨 偕 出。 從 水 之 道, 而 不 ® * 焉。 此 吾所 S! 蹈之 也。 孔 子 Rr 何
七日滅 然 忘 吾有四 枝形體 也。 當 是 時 也、 無 ^ 朝, 其 巧. 専 Fi 外 滑 消。 然 後 A 山
而 反 i Rr 子 何 3 知 之。 曰, 其 馬力 竭矣、 Fi 猶求 焉、 故 曰敏。 L 工 角旋 而 萆 規 矩、
指與物 化而不 S 心 稽, 故 其 靈 臺一 而不 il。 忘 足、 屨 之 適 也。 忘 要、 帶 之 適 也。
Tchoahg-tzeu, chap. 19 J, K, L.
comme un être aquatique. Je fais corps avec l'eau, descendant avec le tourbillon, remontant dans le remous. Je suis le mouvement de l'eau, non ma volonté propre. Voilà tout mon secret... Je voulus apprendre a nager, étant né au bord de celte eau. A force de nager, la chose me devint naturelle. Depuis que j'ai perdu toute notion de ce que je fais pour nager, je suis dans l'eau comme dans mon élément, et Veau me supporte parce que je suis un avec elle.
J. K'ing le sculpteur fit' pour une batterie de cloches et de timbres, un support dont l'harmonieuse beauté émerveilla tout le monde. Le marquis de Lou étant allé l'admirer, demanda à K'ing comment il s'y était pris. —- Voici, dit K'ing... Quand j'eus reçu commission d'exécuter ce support, je m'appliquai à concentrer toutes mes forces vitales, à me recueillir tout entier dans mon cœur. Après trois jours de cet exercice, j'eus oublié les éloges et les émoluments qui me reviendraient de mon travail. Après cinq jours, je n'espérai plus le succès, et ne craignis plus l'insuccès. Après sept jours, ayant perdu jusqu'à la notion de mou corps et de mes membres, ayant entièrement oublié voire Altesse et ses courtisans, mes facultés étant toutes concentrées sur leur objet, je sentis que le moment d'agir était venu J'allai dans la forêt, et me mis à contempler les formes naturelles des arbres, le port des plus parfaits d'entre eux. Quand je me fus bien pénétré de cet idéal, alors seulement je mis la main à l'œuvre. C'est lui qui dirigea mon travail. C'est par la fusion en un, de ma nature avec celle des arbres, que ce support a acquis les qualités qui le font admirer.
K. Tong ie-tsi se présenta au duc Tchoang, pour Iiii exhiber son attelage, et son talent de conducteur. Ses chevaux avançaient et reculaient, sans la moindre déviation de la ligne droile. Ils décrivaient, par la drcite oq par la gauche, des circonférences aussi parfaites, que si elles avaient été tracées au compas. Le duc admira celle précision, puis, voulant s'assurer de sa constance, il demanda à Tsi de faire cent tours de suite, sur une piste donnée. Tsi eut la sottise d'accepter. Yen- ho qui vit, en passant, ce manège forcé, dit au duc: les chevaux de Tsi vont être é rein tés. Le duc ne répondit pas. Peu après, de fait, les chevaux de Tsi éreinlés durent être ramenés. Alors le duc ciemanda à Y en -ho : comment avez- vous pu prévoir ce qui arriverait?.. Parce que, dit Yen- ho, j'ai vu Tsi pousser des chevaux déjà fatigués 1 . , ■
L. L'artisan Choei traçait, à main levée, des circonférences aussi parfaites que si elles avaient été tracées avec un compas. C'est qu'il élail arrivé à les tracer sans y penser; par suite ses cercles étaient parfaits comme les produits de la nature. Sun esprit élail concentré en liii, sans préoccupation ni distraction, ― Un soulier est parfait!, quand le pied ne le sent pas. Une ceinture est parfaite, quand la taille ne la sent pas. Un cœur esl parfait, quand, ayant perdu la notion artificielle du bien et du mal, il fait natureU lemenl le bien et s'abstient naturellement du mal. Dn esprit est parfait, quand il est sans perceplion intérieure, sans tendance Vers rien d'exlérieur. La perfection, c'est être parfait, sans savoir qu'on l'est. (Nature^ plus inconscience.)
i. Tout effort est contre nature. Rien de ce qui est contre nature, ne peut durer, parce que c'est contre nature, el que la nature seule dure.
Tchoang-îzeu, chap. 19 M.
之 適也。 M 有孫 休者 踵門而 詫子屬 li 子 曰、 休 居 鄕. 不 見 廳 不 情、 孃 難不見 讅
Tchoang-tzen, chap. 19 M.
M. Sounn-hiou étant allé trouver maître Pien-k'ing, lui tint ce discours étrange: On m'a fait injustement la réputation, d'un propre à rien, d'un mauvais citoyen. Or si mes terres ne rapportent pas, c'est que les années ont été mauvaises; si je n'ai rien fait pour mon prince, c'est que l'occasion m'a manqué. Et voilà qu'où ne veut plus de moi, ni au village, ni en ville. 0 ciel ! qu'ai-je fait pour qu'un pareil destin me soit échu?! 一 Le sur-homme, (Jit maître Pien, s'oublie, au point de ne pas savoir s'il a ou non des viscères et des sens. Il se tient en dehors de la poussière et de la boue de ce monde, loin des affaires des hommes. Il agit sans viser au succès^ et gouverne sans vouloir dominer. Est- ce ainsi que vous vous êtes conduit? N'avez-vous pas plutôt fait montre de vos connaissances, au point d'offusquer les ignorants? N'avez-vous pas , fait étalage de votre supériorité, et che relié à briller, jusqu'à éclipser le soleil et la lane, vous aliénant ainsi tout Le monde? Et après cela, vous vous en prenez au ciel ! Le ciel ne vous a-t-il pas donné tout ce qui vous convient, un corps bien conformé, une durée de vie normale, et le reste? N'est-ce pas au ciel que vous devez, de n'être ni sourd, ni aveugle, ni boiteux, comme tant d'autres? De quel droit vous en prenez-vous au ciel? Allez votre chemin! ― Quand Sounn- Mou fut sorti, maître Pien s'assit, se recueillit, leva les yeux au ciel et soupira. ― Qu'avez-vous, maître? demandèrent ses disciples. 一 Maître Pien, dit : J'ai parlé à Sounn-hiou des qualités du sur-Iioiiirae. C'est trop fort [jour lui. Il en perdra peut-être la tête. ― Soyez tranquille, maitie, dirent les disciples. Sounn-hiou a, ou raison, ou tort. S'il a raison, il s'en apercevra, et ce que vous lui avez dit, ne lui fera aucune impression lâcheusè. S'il a tort, ce que vous lui avez dit le tourmentant, il revieutlra pour en apprendre davantage, G3 qui lui sera profitable. 一 J'ai ou lorl quand même, dit maître Pien. Il ne faut pas dire à un homme ce qu'on comprend soi-même, si lui n'est pas capable de le comprendre... Jadis le prince de Lou fit des offrandes et donna un concert à un oiseau de mer qui s'était abattu aux portes de sa ville 「 L'oiseau mourut de faim, de soif et de terreur. Le prince aurait dû le traiter, non pas à sa manière, mais à la manière des oiseaux ; alors le résultat aurait été dilï'érenf., favorable et pas fatai. J'ai agi comme le prince de Low, en parlant du sur-homme à cet imbécile de Sounn-hiou.. Conduire une souris avec char et chevaux, donner à une caille uu concert de cloches et de tambours, c'est épouvanter ces petites créatures. Je dois avoir affolé Sounn-hiou.