爲未至 也。 於是夫 W 妻戴 攜子、 SS A. 於 海、 終身不 R 也。 大王 亶父居 邡、 狄人
求, 者、 土 地 也。 大 王 亶 父 曰, 與. 人 之 兄 居 而 .殺 其 弟、 與 人 之义居 Fg 殺其 子、 吾 不
Tchoang-tzeu, chap. 2S Â, B,
Principe different du commun, (entretenant leur vie, que le vulgaire use par ambition). ― Alors Chpunn olïrit l'empire à Chan-kuan, qui le refusa, en ces termes: Habitant de l'univers et soumis à ses révolutions, en hiver je m'habille de peaux et en été de gaze ; au printemps je cultive sans trop me fatiguer, et en automne je récolte ce qui m'est nécessaire; j'agis le jour, et me repose la nuit. Je vis ainsi, sans attache, entre ciel et terre, satisfait et content. Pourquoi m'embarrasserais-je de l'empire? C'est me connaître bien mal, que de me l'avoir offert... Cela dit, pour couper court à de nouvelles instances, il partit et se retira dans les profondeurs des montagnes. Personne ne sut on il se fixa. ― Alors Chounn offrit l'empire à l'ancien compagnon de sa vie privée, le métayer C heu- hou, qui le refusa, en ces termes: Si vous qui êtes fort et habile, n'en venez pas à bout, combien moins moi, qui ne vous vaux pas... Cela dit, pour éviter d'être contraint, i【 s'erabai'qua sur mei' avec sa femme et ses enfants, et ne reparut jamais. ― T'ai-ioang Tan-fou, l'ancêtre des Tcheou, étant établi à Finn, était sans cesse attaqué par les Ti nomades. Quelque tribut quMl leur payât, pelleteries et soieries, chiens et chevaux, perles et jade, ils n'étaient jamais satisfaits, car ils convoitaient ses terres. Tan- fou se dit: mes sujets sont mes frères, mes enfants ; je ne veux pas être la cause de leur perte. Ayant donc convoqué ses gens, il leur dit: soumettez-vous aux Ti, et ils vous traiteront bien. Pourquoi tiendriez- vous à moi? Je ne veux pas davantage vivre à vos dépens, avec péril pour votre viè... Cela dit, il prit son bâton et partit. Tout son peuple le suivit, et s'établit avec lui au pied du mont KH i. Voilà un bel exemple du respect que le Sage a pour la vie d'autrui. ― Celui qui comprend quel respect on doit avoir pour la vie, n'expose la sienne, ni par amour de la richesse, ni par horreur de la pauvreté. Il ne l'expose pas, pour s'avancer. Il reste dans sa condition, daus soD sort. Taudis que 】e vulgaire s'expose à la légère, pour un insignifiant petit profit. ― Trois fois de suite, les gens de Ue assassinèrent leur roi. Pour n'avoir pas le même sort, le prince Seou s'enfuit, et se cacha dans la grotte Tan-hue. Se trouvant sans roi, les gens de Ue se mirent à sa recherche, découvrirent sa retraite, l'enfumèrent pour l'obliger à sortir, le hissèrent sur le char royal, tandis que le prince criait au ciel... s'il fallait un prince à ces gens-là, pourquoi faut-il que ce soit moi?!. Ce n'est pas la dignité de roi que le prit' ce Seou craignait, mais les. malheurs auxquels elle expose. Le trône d'une principauté ne valait pas à ses yeux le péril de sa vie. Cela étant, les gens de Ue eureut raison de tenir à l'avoir pour roi.
B. Les deux principautés Han et Wei, se disputaient un lopin de terre mitoyen. Tzeu-lioa- tzeii étant allé visiter le marquis Tchao-hi de Han, et l'ayant trouvé très préoccupé de cette alïaire, lui dit : Supposé qu'il existât un arrêt inexorable ainsi conçu... quiconque mettra la main à l'empire, obtiendra l'empire, mais perdra la main, gauche ou droite, qu'il y aura mise... en ce cas, mettriez- vous la main à l'empire? ― Nenni! dit le marquis, ― Partait ! dit Tzeu-hoa-tzeu. Ainsi vous préférez vos deux mains à l'empire. Or
i. Eu l'an 1325 avant J. C.
Tchoang-tzeu, chap. 28 6, G, D,
得 也。 僖 侯 ET 善 哉、 教 寡 人者眾 矣、 未 甞
望 之 而拊心 ET 安 聞爲 有道者 之妻子
先生不 受、 â 不命 邪.。 子 列 NJ 笑謂之 Rr
Tchoang-tzeu, cbap. 28 B, C, D.
votre vie vaut encore plus que vos deux mains, Han vaut moins que l'empire, et le lopin mitoyen cause du lilige vaut encore moins que H an. Alors pourquoi vous i'entlez-vous malade de .tristesse, jusqu'à compromettre voli'e vie, pour un objet aussi insignifiant ? ― Personne ne m'a encore parlé avec autant (le sagesse que vous, diL le marquis. 一 De t'ait Tzeu-hoa-lzeu avait bien distingué le futile (augmenta lion de territoire ) (1g l'important (conservation de la vie).
G. Le prince de Loti ayant enlendu dire que Yen-ho possédait la science du Principe, envoya un messager, lui porter en cadeau de sa part, un lot de soieries. Vêtu de grosse toile, Yen-ho donnait sa provende à son bœuf, à la porte de sa maisonnette. C'est à lui-même que le messager du prince, qui ne le connaissait pas, demanda : Est-ce ici que demeure Ye'ti-ho? ― Oui, dit celui-ci ; c'est moi. ― Comme le messager exhibait les soieries: Pas possible, lit Yen-ho ; mon ami, vous aurez mal compris vos insU'uclions; informezvous, de peur de vous' attirer une mauvaise affaire. ― Le messager retourna donc à la ville, et s'informa. Quand il revint, Yen-ho fut introuvable. 一 C'est là un exemple de vrai mépris des richesses. Pour le disciple du Principe, l'essentiel c'est la: consetvalion de sa vie. II ne consacre au gouvernement d'une principauté ou de l'empire, quand il y est contraint, que l'excédent seulement de son énergie vitale, et considère sa charge comme chose accessoire, sa principale a (Fa ire restant le soin de sa vie. Les hommes vulgaires de ce temps, compromettent au contraire leur vie pour leur intérêt ; c'est lamentable ! ― Avant de faire quoi que ce soit, un vrai Sage examine le but et choisit les moyens. Nos modernes, au contraire, sont si irréfléchis, que, prenant la perle du marquis de Soei comme projectile, ils tirent sur un moineau à mille toises de distance, se rendant la risée de tous, parce qu'ils exposent un objet si précieux pour un résultat si minime et, si incertain. En l'éalUé, ils font pire encore, cai' leur vie qu'ils exposent est plus précieuse que n'était la perle du marquis de Soei 'i.
D. Lie-tzeu était réduit à la misère noire, et les souffrances de la faim se lisaient sur son visage. Un visiteur parla de lui à Tzeu-yang, ministre tie la principauté Tcheng, en ces termes : Lie-uk'eou est un leltré versé dans la science du Principe. Sa misèfe fera dire du prince de Tcheng, qu'il ne p l'end pas soin des lettrés. ― Piqué par celte observation, Tzeu-yang fit immédiatement clonuei' ordre à l'officier de sou district, d'envoyer du grain à Lie-tzeu. Quand l'envoyé de l'olficier se présenta chez lui, Lie-tzeu le salua très civilement, mais refusa le don. Après son départ, la femme de Lie-tzeu, se frappant la poitrine de douleur, lui dit: La femme et les enfants (l'un Sage, devraient vivre à l'aise et heui'eux. Jusqu'ici nous avons souffert (le ! a faim, parce que le prince uous a oubliés. Oi" voici que, se souvenant lie nous, il nous a envoyé de quoi mangei". Et vous l'avez refusé ! N'avezvous pas agi contre le destin? ― Non, dit Lie-tzeu en riant, je n'ai pas agi contre le destin, car ce n'est pas le prince qui uous a envoyé ce grain. Que 卜 iiu'uo a parlé favorablement de moi au ministre, lequel a envoyé ce grain ; si ce quelqu'un avait parlé de moi défavorablement, il aurait envoyé ses sbires, tout aussi bèteinent. Hasard et non destin, voilà pourquoi j'ai refusé.
Lcgcnile. Le marquis ayant guéri un serpent blessé, le- serpent Ini apporta une perle inestimable.
表素、 軒車 不容巷 ë 見原 憲。 原憲華 冠、 繊履、 杖藜而 應門。 子賈 Rr 嘻, 先生
何 病。 原 憲 應. 之 曰 lis 閬 之, 無 財譲 W 貧, é 而 不 能 行 謂 之 病。 今憲 貧 *, 非 病
Tchoang-tzeu, chap. 28 E, F.
Je ne veux rien devoir à Tzeu-yang, ― Peu de temps après, Tzeu-yang fut tué par la populace, dans une émeute ^
E. Le roi Tchao de Tch,ou ayant été chassé de son royaume, Ue le bouche v de la cour l'accompagna dans sa fuite. Quand le roi eut recouvré son royaume, il fit distribuer des récompenses à ceux qui l'avaient suivi. Le tour du boucher Ue étant venu, celui-ci refusa toute rétribution. J'avais perdu ma charge avec le départ du roi, dit-il ; je l'ai recouvrée avec son retour ; je suis donc indemnisé ; pourquoi me donner encore une récompense? 一 Le roi ayant ordonné aux officiers d'insister, le bouclinr dit: N'ayant mérité la mort par aucune faute, je n'ai pas voulu être tué par les rebelles, voilà pourquoi j'ai suivi le roi ; j'ai sauvé ma propre vie, et n'ai rien fait qui fût utile au roi ; à quel titre accepterais-je une récompense? ― Alors le roi ordonna que le boucher fût introduit en sa présence, comptant le décider lui-mêine à accepter. Ce qu'ayant appris, le boucher dit: D'après la loi de Tch'ou, seules les grandes récompenses accordées à des mérites extraordinaires, sont conférées par le roi en personne. Or moi, en fait de sagesse jê n'ai pas empêché la perte du royaume, en fait de bravoure j'ai fui pour sauver ma vie. A proprement parler, je n'ai même pas le mérite d'avoir suivi le roi dans son infortune. Et voilà que le roi veut, contre la loi et la coutume, me recevoir en audience et me récompenser lui-même. Non, je ne veux pas qu'on dise cela de lui et de moi. — Ces paroles ayant été rapportées au roi, celui-ci dit au généralissime Tzeu-k'i : Dans son humble condition, ce boucher a des sentiments sublimes. Offrez-lui de ma part une place dans la hiérarchie des grands vassaux. ― Tzeu-k'i lui ayant fait celte offre, Ve répondit: Je sais qu'un vassal est plus noble qu'un bouclier, et que le revenu d'un fief est plus que ce que je gagne. Mais je ne veux pas d'une faveur, qui serait reprochée à mon prince comme illégale. Laissez-moi dans ma boucherie ! — Quoi qu'on fît, (Je tint bon et resta boucher. Exemple d'indépendance morale taoïste.
F. Yuan-hien habitait, dans le pays de Loti, une case ronde en pisé, entourée d'aoe haie d'épines, et sur le toit de laquelle l'herbe poussait. Un paillasson fixé à une branche de mûrier, fermait mal le Ivou servant de porte. Deux jarres défoncées, encastrées clans le mur, closes par une toile claire tendue, formaient les fenêtres de sp.s deux cellules. Le toit goùUait, le sol était humide. Dans cet antre misérable, Yuan-hien assis jouait de la cithare content. ― Tzeu-koung aWa lui faire visite, monté sur un char si large qu'il ne put pas entrer dans sa ruelle, vêtu d'une robe blanche doublée de pourpre. Yuan-hien le reçut, un bonnet déchiré sur la tête, des souliers éculés aux pieds, appuyé sur une branche d'arbre en guise de canne. A sa vue, Tzeu-koung s'écria : Que vous êtes malheureux! ― Pardon, dit Yuan-hien. Manquer de biens, c'est être pauvre. Savoir et ne pas faire, c'est être malheureux. Je suis très pauvre ; je ne suis pas malheureux. ― Tzeu-koung se tut. Yuan-hien ajouta: Agir pour plaire au monde, se faire des amis particuliers sous couleur de bien général, étudier pour se faire admirer, enseigner pour s'enricbir, s'aiïubler d'un déguisement de bonté et d'équité, se promener en somptueux équipage, tout ce que uows faites ce sont là choses que moi je ne me résoudrai jamais à faire.
1, Comparez Lie-tzeu cUap. 8 D. ,
赋、 三 H 不 舉火, 十 年不 製衣、 正 冠 ffi 續 絶、 從 粋而肘 見、 動 属 而 踵 决.。 曳縱 而 歌
願 仕。 回 有 郭外之 田五十 s 足 以絵鼾 粥、 郭 內 之田十 liffi^ 以爲絲 麻, 鼓 琴 足
^ 以 自 蜈, 所 學夫子 之道者 rï^s? 自樂 也、 回 不 願 仕。. : 孔子 « 然 變 容 曰、 善 哉 回
I 子牟 曰 、雖 知之、 未 能 勝也。 膽 子 or 不 能 自 勝、 則 機 神無惡 乎。 不 能 自 滕、 而 强
。 禁, 弦 歌 鼓琴未 甞 絶 音、 君 子之無 恥也若 此乎。 顔 回無以 MX. 告礼 子。 孔 子
Tchoang-tzeu, chap. 28 F, G, H. 461
Tseng- tzeu habitait dans le pays de Wei. Il portait une robe de grosse toile sans doublure. Sa mine trahissait la souffrance et la faim.' Les cals de SCS mains et de ses pieds, montraient combien durement il travaillait pour vivre. Il n'avait pas de quoi faire un repas chaud, une fois en trois jours. Un vêtement devait lui durer dix ans. S'il avait essayé de nouer sa coiffure, les brides usées se seraient cassées. S'il avait essayé de mettre le pied entier dans ses chaussures, le talon se serait séparé du reste. S'il avait tiré les manches do sa robe, elles lui seraient restées dans les mains. Et néanmoins, vêtu de haillons et chaussé de savates, il cliarilail les hymnes de la dynastie Chang, d'une voix qui retentissait dans l'espace comme le son d'un instrument de 】>i'oiize ou de silex. L'empereur ne put pas Je décider à le servir comme minislre, les grands feudataires ne purent pas le décider à s'attacher à eux comme ami. 11 fut le Lype des esprits indépendants et libres. Qui tient à sa liberté, doit renoncer aux aises du corps. Qui tient à sa vie, doit renoncer aux dignités. Qui tient à l'union avec le Principe, doit renoncer à toute attache.
Confucius dit à Yen-hoei : Hoei, écoute- moi ! Ta famille est pauvre; pourquoi ne chercheraisrtu pas à obtenir quelque charge? —— Non, dit Yen-hoei, je ne veux d'aucune charge. J'ai cinquante arpents dans la campagne, qui me fourniront ma nourrilare, et dix arpents dans la banlieue, qui me fourniront mon vêtement ^. Méditer vos enseignements en touchant ma cithare, suffit pour mon bonheur. Non, je ne chercherai pas à obtenir une charge. -— Ces paroles firent une grande impression sur Confucius, qui dit : Quel bon esprit a HoeA ! Je ï^avais bien, théoriquement, que celui qui a des goûts modestes, ne se crée pas d'embarras ; que celui qui ne se préoccupe qae de son progrès inlérieur, ne s'affecte d'aucune privation ; que celui qui ne tend qu'à la perfection, fait bon marché des charges. J'ai même enseigné ces principes depuis bien longtemps. Mais maintenant seulement je viens de les voir appliqués par Hoei. Aujourd'hui moi le théoricien j'ai reçu une leçon pratique.
G. Meou, le fils du marquis de Wei, ayant été nommé à l'apanage de Tchoung-chan ( prés de la mer), dit à Tchan-tzeu : Je suis venu ici au bord de la mer, mais mon cœur est resté à la cour de Wei, ― Tchan-tzeu dit: Etouffez voire chagrin, de peur qu'il n'use votre vie. ― Le prince Meou dit: J'ai essayé, mais sans succès. Ma douleur est in"vincible. — Alors, dil Tchantzeu, donnez-lui libre carrière ( en pleurant, criant, etc.). Car, réagir violemment contre un sentiment invincible, c'est s'infliger une double usure, ( la douleur, plus la réaction). Aucun de ceux qui font ainsi, ne vit longtemps. ― Pour ce prince habitué à la cour, devoir vivre en un pays cle rochers et de cavernes, était sans cloute plus dur que ce n'eût été pour un homme de basse caste. 11 est pourtant regrettable pour lui, que, ayant eu ce qu'il fallait pour tendre vers le Principe, il ne l'ait pas atteint. Il aurait trouvé là la paix dans l'indifférence.
H. Quand Confucius fut arrêté et cerné entre Tch'enn et Ts,ai, il fut sept jours sans viande ni grain, réduit à vivre d'herbes sauvages. Malgré son épuisement, il ne cessait de jouer de la cithare, > dans la maison où .il était réfugié. ― Yen-hoei qui cueillait des herbes au dehors, entendit les disci-
1. Ou cultivait les plantes textiles près des liabila lions, crainte qu'elles nu fussent coupées et volées durant la nuit. Le vol des céréales esl moins facile.
^ 反 琴 fi 弦 歌。 子 路挖然 孰干而 舞。 子 貢 曰、 吾 不 知 天之高 也地之 下也。 古 2
I 漫我、 吾羞 見之。 因自 梭淸治 之淵。 湯將 伐梁、 因 卞隨而 sr.^ 隨曰、 非吾事 也
Tchoang-tzeu, chap. 28 H, I.
pies Tzeii-lou et Tzeu-koung qui se disaient entre eux: Le Maître a été chassé de Lou deux fois, intercepté à Wei une fois. A Song, on a abattu l'arbre qui l'abritait. .11 a été en grand péril à Chang et à Tcheou. Maintenant le voilà assiégé ici. On désire qu'il périsse, sans oser le tuer : mais celui qui aura fait le coup, ne sera certainement pas puni. Le Maître sait cela, et joue de Ja cithare. Est-ce un Sage, celui qui se rend si peu compte de sa situation? — Yen-hoei rapporta ces paroles à Confucius, qui cessant son jeu, soupira et dit: Ce sont deux esprits sans portée. Appelle-les, que je leur parle! ― Quand ils furent entrés, Tzeu-lou dit à Confucius: Cette fois-ci, c'en est fait! ― Non, dit Confucius. Tant que la doctrine d'un Sage n'a pas été réfutée, ce n'est pas fait de lui. Entré en lice, pour la bonté et l'équité, à une époque de passions et de troubles, il est naturel que j'éprouve de violentes oppositions, mais ce n'en est pas fait de moi pour cela. Ma doctrine est irréfutable, et je n'en dévierai pour aucune persécution. Les frimas de l'hiver ne font ressortir qu'avec plus d'éclat la force de résistance du cyprès, qu'ils n'arrivent pas à dépouiller de ses feuilles. Il en adviendra de même, pour ma doctrine, de cet incident entre Tch'enn et Ts'ai... Cela dit, Confucius reprit, avec un air digne, sa cithare et son chant. Tzeu-lou converti saisit un bouclier et dansa la pantomime. Tzeu-koung dit: j'ignorais combien le ciel est haut au-dessus de la terre (le Sage au-dessus du vulgaire). ― Les anciens qui possédaient la science du Principe, étaient également contents dans le succès et l'insuccès. Car le succès et l'insuccès leur étaient également indlfTérents. Leur contentement provenait d'une cause supérieure, de la science que le succès et l'insuccès procèdent pareillement du Principe, fatalement, inévitablement, comme le froid et le chaud, comme le vent et la pluie, en une succession et alternance à laquelle il n'y a qu'à se soumettre. C'est en vertu de cette science, que Hu-'you fat content au nord de la rivière Ying, et Koung-jpai au pied du mont K'iou-cheou. ( Paragraphe suspect, probablement interpolé. Comparez Tchoang-tzeu chap. 17 G; chap. 20 G et D. )
î. Chounn ^ ayant offert son empire à son ancien ami Ou-tchai: Fi donc! dit celui-ci. Vous avez quitté les champs pour la cour, et maintenant vous voulez que moi aussi je me dégrade. Je ne vous connais plus!.. Cela dit, Ou-tchai alla se jeter dans le gouffre de Wing -ling, ― Avant d'attaquer (le tyran) Kie, (le futur empereur). T'mig consulta Pien-soei, qui lui répondit: Cela n'est pas mon afTaire... Alors qui consul lerai-je? demanda T'ang... Je ne sais pas, dit Pien-soei... T'ang s'adressa à Ou-koang, qui répondit aussi, ce n'est pas mon affaire, je ne sais pas... Alors T'ang dit: Si je demandais conseil à I-yinn ?. . Parfait ! dît Ou-koang. Grossier et plat, cet homme a ce qu'il faut pour servir vos desseins ; il n'a d'ailleurs que cela. ― Conseillé :^ar I-yinn, T'ajig' attaqua Kie, le vainquit, puis offrit le trône à Pien-soei. Celui-ci dit : Mon refus de vous donner aucun conseil, aurait dû vous faire comprendre que je ne veux pas avoir de part avec un voleur; et voilà que vous m'offrez votre butin ! Faut-il que ce siècle soit pervers, pour qu'un homme sans conscience vienne par deux fois essayer de me souiller par son contact ! Ou ne me fera pas une troisième fois pareille injure... Cela dit, Pien-soei se noya dans la rivière Tcheou. ― Alors T'ang offrit le trône à àu-koang, avec ce boniment : Un Sage (I-ymn) a fait le plan (du détrône-