‹ Taoïsme [microform ..]Chapitre 277 sur 281 · 雌、 爲 天 下 谿。 知其 白、 守 其 ITS 天 下 〈分。 人 皆 ® 先 、已 燭 坝 後, 曰, 受 天 下 之 人 · texte numérisé non relu

雌、 爲 天 下 谿。 知其 白、 守 其 ITS 天 下 〈分。 人 皆 ® 先 、已 燭 坝 後, 曰, 受 天 下 之 人

Tchoang-tzeu, chap. 33 D, E. 505

II se moqua de l'estime du monde pour les habiles, et de son engouement pour les Sages, Sans principes Ihéoriques définis, il s'accommodait de tous et de tout. Les (Jistinclious du bien et du mal, du licite et de l'illicite, n'existaient pas pour lui. Il n'admeltait les conseils de personne, né tenait compte d'aucun précédent, faisait fi absolument de Lout. Pour agir, il aLleiidait qu'une influence extérieure le mît en mouvement; comme la plume allond pour voler, que le vent la soulève, comme la meule alleiid pour moudre qu'oii la fasse tourner... Clienn-tao eut raison el tort. Il eut raison, quand il condamna la science, en tant qu'elle engendre l'entêtement docliMiial, l'embarras des opinions, les coleries et les partis. Il eut tort, et on eut raison de rire de lui, quand il exigea des hommes qu'ils ne fissent pas plus d'usage de leur intelligence, qu'une molle do loi'i'e. Poussé à ce degré d'exagéralion, son systèmo sé trouva plus fait pour les morts que poui- les vivants. ― THen-p'mg soutint la même erreur, ayant été, comme Chenn-tao, disciple de P'eng-mong, qui la tenait de son maître. Ce maître fut cause qu'ils crurent tous, que les anciens ne s'étaient pas élevés plus haut que la négation pratique de la distinction entre bien et mal, entre raison et torl; parce qu'il omit de leur enseigner qu'ils nièrent cette distinction, pour avoir découvert l'unité primordiale. Or comme, si on ne s'élève pas jusqu'à l'unité, il n'est pas possible de se rendre compte de la non-distinction, le fait que P'eng-mong et les siens niaient la dislinction sans donner de preuve, les mil en conflit avec tout le monde. Leur doctrine fut incomplète, défeclueuse. Ils eurent pourtant quelque idée du Principe, et approd^èrent du taoïsme.

• E. Parlons maintenant de l'école de Kocm-yinn-tzeu et de Lao-tzeu... Chercher la pure causalité dans la racine invisible des êtres sensibles, et considérer ces ôtres sensibles comme de grossiers produits . Considérer leur nmllitude comme moins que leur Principe. Demeurer recueilli en son esprit dans le vide et la solitude. Ce sont là les maximes des anciens [iiaîU'es de la science du Principe. Ces maximes, Koan-ymn et Lao-lan les propagèrent. Ils leur donnèrent pour ferme assise, la préexistence de l'être infini indéterminé, l'union de lout dans la grande unité. Du principe de l'être, de l'union universelle, ils déduisirent que les règles de la conduite humai De, devaient être la soumission, l'acquiescement, le non-vouloir et le non-agir,. laisser faire pour ne pas nuire. ― Koan-yinn dit : A celui qui n'est pas. aveuglé par ses intérêts, to.ules choses apparaissent dans leur vérité. Les mouvements de cet homme, sont naturels comme ceux de l'eau. Le vepos de son cœur eu fait UD miroir dans lequel tout se concentre, il répond à tout événement, comme l'écho répond au son. 11 se relire, il s'efface, il s'accommode de lotit, il ne veut rien pour lui. Il ne preûd le pas sur pei'sonQe, mais tient à être toujours le dernier. ― Lao-tan dit: Tout en conservant son énergie de mâle, se soumettre comme 】a femelle. Se faire le confluent des eaux. Etant parfaitement pur, accepter de paraître ne l'être pas. Se mettre au plus bas dans le monde. Alors que chacun désire être le premier, vouloir être le dernier et comme la balayure de l'empire. Alors que chacun désire l'abondance, préférer l'indigence, rechercher la privation et l'isolement. Ne pas se dépenser. Ne pas s'ingérer. Rire de ceux que le vulgaire appelle les habiles gens. Ne se compter rien comme mérite, mais se contenter d'être irrépréhensible. Se régler toujours sur le Principe, et respecter ses lois. Evitei' jusqu'à l'apparence de la force et du talent, car les forts sont brisés et les tranchants sont émoussés par

, 笑 巧 人。 皆 求 啊 nJ 燭 曲全, 曰, 苟 免 於 咎。 3, 潔 爲 根, 以 約 爲 紀、 曰、 堅則 毁 矣。 銳 則

、 . 此之謅 小 同-異 。萬物 擧. 同攀 異、 此. 之 謅大同 異。 南 方無窮 有篛。 今 日適越 ffi

Tchoang-tzeu, chap. 33 . F, 6.

leurs ennemis et leurs envieux. Etre pour tous large et amiable. Voilà l'apogée. ― 0 Koan-yinn, o Lao-tan, vous fûtes les plus grands liommos de tous les âgés!

F. Parlons maintenant de Tchoang-tcheou { Tchoang-tzeu),.. F^es anciens taoïstes traitèrent tous de l'être primitif obscur et indistinct, de ses nititalions alternantes, des deux états de vie et (le mort, de l'union avec le ciel et la terre, du départ de resprit, de ses allées et venues. Tclioang-lcheou s'ompara de ces sujets, et en fit ses délices. Il en parla, à sa manière, en termes originaux et hardis, librement mais sans faire schisme. Considérant que les hom-' mes comprennent difficilement les explications relevées abstraites, il recourut aux allégories, aux comparaisons, à la mise en 'scène des personnages, aux répétitions d'un même sujet sous diverses formes. Négligeant les détails de moindre importance, il s'attacha surtout au point capital de l'union de l'esprit avec l'univers. Pour ne pas s'attirer de discussions inutiles, il n'approuva ni ne désapprouva personne. Etincelanls de verve, ses écrits ne. blessent pas. Pleins d'originalité, ses propos sont sérieux et dignes d'attention. Tout ce qu'il dit, est plein de sens. Deux thèses surtout eurent ses préférences, à savoir, la nature de l'auteur des êtres (du Principe), et l'identité (phases .successives) de la vie et de la mort. Il a parlé sur l'origine, avec largeur profondeur et liberté ; et sur l'ancêtre ( le Principe), avec ampleur et élévation. Sur la genèse des êtres et l'évolution cosmique, ses arguments sont riches et solides. 11 se joue dans les insondables obscurités.

― G. Parlons maintenant du sophiste Hoei-cheu ( Hoei-tzea)... Ce fut un homme à l'imagination fertile. Il écrivit de quoi charger cinq charroi Les (on écrivait alors sur des lattes en bois). Mais ses principes étaient faux, et ses paroles ne tendaient à aucun but. Il discutait en rhéte'ar, soutenant ou réfutant des propositions paradoxales dans le genre de celles-ci : La grande unité, c'est ce qui est si grand, qu'il n'y a rien en dehors; la petite unité, c'est ce qui est si petit, qu'il n'y a rien en dedans. Ce qu'il y a de plus mince, a mille stades d'étendue. Le ciel est' plus bas rjue la terre ; les montagnes sont plus planes que les marais. Le soleil en son plein est le soleil couchant. Un êtrepeiit naître et mouviv eh même temps. La différence entre une grande et une petite ressemblance, c'est la petite ressemblance-différence ; quand les êtres sont entièrement ressemblants et différents, c'est la grande ressemblancedifférencft. Le Sud sans limites est borné. Parti pour Ue aujoLircl'hui, j'en suis revenu hier. Des anneaux join ts sont sé parables. Le centre du monde est au nord (le Yen ( pays du nord ) et au suri do Ue ( pays du suri ). Aimer tous les êtres, unit au ciol et à la lerre. ― Hoel-cheu raffolait de ces discussions, qui lui valurent, par tout l'empire, la réputation d'un sapliiste habile. A son imitation, d'autres s'exercèrent aux mémos joules. Voici ries, exemples de leurs thèmes favoris : Un œuf a clés poils. Un coq a trois pâlies. Y in g tient l'empire. Un chien pout s'appoler mouton. Los chevaux pondent clos œufs. Les clous ont (i(îs queues. I.e feu n'est pas cl] au cl. Les montagnes ont des bouches, les roues d'un char ne louchent pas la terre. L'œil ne voil pas. Le doigt n'atteint pas. Terme n'est pas fin. La torluo est plus longue que le serpent. L'équftrre n'étant pas carrée, le compas n'éUint pas ronrl, no peuvent pas tracer des carrés et clos ronds. La mortaise n'enferme pas lo lenon. 1 .'ombre d'un oiseau qui vole ne se meut pas. Une flèche qui touclio la cible, n'avance plus

508 ' Tchoang-tzeu, chap. 33 6.

一 尺 之 IrH 取 其 半、 萬世 不. 喝。 辯 者 以 此 與 惠 施 « 應、 終 身 無窮。 桓 團 4 孫

而 無 已、 猶 以 爲 iC 益 之 以 怪。 3 反人爲 實 欲 s 勝人爲 名。 是 s 與 s 球不 適也。

Tchoang-tzeu, chap. 33 G.

et n'est pas arrêtée. Un chien n'est pas un chien. Un cheval brun, plus un bœuf noir, font trois. Un chien blanc est noir. Un poulain orphelin n'a pas eu de mère. Une longueur de un pied, qu'on diminue chaque jour de moitié, ne sera jamais réduite à zéro. — C'est sur ces sujets et d'autres semblables, (l'ue ces sophistes discutèrent leur vie durant, sans être jamais à court de paroles. Hoan-Voan et Koungsounn-loung excellèrent à donner le change, ■à semer des doutes, à mettre les gens à quia, mais sans jamais convaincre personne de quoi que ce soit, enlaçant seulement leurs patients dans le filet de leurs fallacies, triomphant de voir qu'ils n'arrivaient pas à se débrouiller. Hoei-cheu usa tout son temps et toute son intelligence à inventer des paradoxes plus subtils que ceux de ses émules. C'était là sa gloire. Il se savait très fort, et se disait volontiers sans pareil au monde. Hélas ! s'il avait le dessus, Hoei-cheu n'avait pas raison pour cela... Un jour un méridional malin flu nom de Hoang-leao, lai demanda de lui expliquer pourquoi le ciel ne s'effondrait pas, pourquoi la terre ne s'enfonçait pas, pourquoi il ventait, pleuvait, tonnait, et le veste? Gravement et bravement, Hoei-cheu entreprit de satisfaire ce farceur. Sans un moment de réflexion préalable, il se mit à parler, parier, parler encore, sans prendre haleine, sans arriver à aucun bout. Contredire était son bonheur, réduire au silence était son triomphe. Tous les sophistes et rhéteurs avaient peur de lui... Pauvre homme! sa force ne fut que faiblesse, sa voie fut un sentier étroit. Comme efficace, son activité prodigieuse ne fut, à l'univers, pas plus que le bourdonnement d'un moustique, ùn bruit inutile. S'il» avait employé son énergie à s'avancer vers le Principe, combien cela eût mieux valu ! Mais Hoei-cheu ne fut pas homme à trouver la paix dans des considérations sérieuses. 11 s'éparpilla en vains efforts, et ne fut qu'un rhéteur verbeux. II fit toul le cou traire de ce qu'il eût fallu faire. Il cria pour faire laire l'écho, et courut pour attraper son ombre i. Pauvre homme!

i . Comparez chapitre 3i G.

Table des chapitres.

Lie-tzsu

Politique vrai g et faussô.

fiîûl ût tflrrp

Genèse et transformations.

Influx du ciel.

Simnlïfiitp naf iir<=>1 ]fl

Evolution naturelle.

Etats psychiques.

Sagesse et encroûtement'

ïlvtinptinn Pi uni un

Natiirp Af". p.nnvpTîfinîî

Le continu cosmique.

La crue d'automne.

Fatalité.

Joie parfaite.

Yang-tchou.

Sens de la vie.

Anecdotes.

Obscurité voulue.

Action transcendante.

Tchoang-tzeu

Connaissance du Pi incipe.

Retour à la nature.

Vers l'idéal.

Simplicité.

Harmonie universelle.

Vérité .

Entretien du principe vital .

Fatalité.

Le monde des hommes.

Verbe et mots.

Action parfaite.

Indépendance.

Le Principe premier maître.

Politiciens.

Gouvernement des princes.

Spadassins.

Pieds palmés.

Le vieux pêcheur.

Chevaux dressés.

Sagesse.

iO.Voleurs petits et grands.

Ecoles diverses.

Lao : tao-tzeu.

Abréviations.

Lie : Lie-tzeu. Tch: Tchoang-tzeu.

Table des matières.

Le Principe

ineffable, innommable, immuable :

Laol a,5d, 14, 21 b, 25, 32 a, 62,

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