‹ Tapisseries du quinzième siècle conservées a la Cathédrale de TournayChapitre 1 sur 13 · LIBRAIRE · texte numérisé non relu

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J ya cathédrale de Tournai possède do magnifiques tapisseries qui datent des premières années du XV* siècle, spécimen unique, peut être, de la fabrication d'Arras à cette époque. (1402)

Nous avons cru que leur reproduction et leur description ne serait pas sans intérêt, tant pour l'histoire locale que pour celle des Beaux -Arts.

Dans cette pensée, nous avons recherché les documents qui nous ont permis de retracer l'origine et l'histoire de nos tapisseries; nous avons rattaché celles-ci à la fabrique d'Arras, d'où elles proviennent, en établissant les caractères qui distinguent les produits de cette fabrique ; nous avons enfin donné , en évitant autant que possible tous mots techniques, un aperçu de l'histoire de la tapisserie, cette industrie qui a brillé d'un si vif éclat dans les Pays-Bas, où elle s'est élevée à la hauteur d'un art national.

En faisant connaître ces tapisseries, remarquables à plusieurs titres, nous croyons encore remplir un devoir de piété filiale.

C'est avec fierté que nous dressons l'inventaire des richesses que nous ont léguées nos pères. Elles sont un gage de la grandeur et de la prospérité de la commune à l'une des plus brillantes périodes de l'histoire nationale ; elles témoignent de l'esprit de foi et de la piété de nos ancêtres envers les patrons de la cité, et de leur zèle à orner cette superbe cathédrale dans laquelle se trouve résumée toute l'histoire locale.

Quel monument plus populaire, dans nos contrées que la cathédrale de Tournay — ce chef -d'oeuvre du style roman qui n'a d'égal ni en Normandie, ni dans le Pays rhénan — bien peu connu encore, cependant, à l'étranger.

Puisse notre modeste travail contribuer à attirer sur lui l'attention des hommes d'études et des amis des arts ; puisse-t-il accroître la renommée artistique et industrielle de notre antique cité, et de la vieille basilique à l'ombre de laquelle elle s'est élevée, Notre Dame aux Cinq Clochers !

Juillet 1878.

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