‹ Tarikh es-SoudanChapitre 118 sur 405 · C'est-à-dire du Diolof ou Yolof · texte numérisé non relu

C'est-à-dire du Diolof ou Yolof

Il demeura en cet endroit et, après avoir machiné une trahison contre le sultan, il réussit à s'emparer de sa personne et le mit à mort. Depuis lors, le pays de Djolf fut divisé en deux parties : une moitié, sur laquelle régna Kalo, fils de Salta-Tayenda, et l'autre moitié eut pour souverain Domel, le principal caïd du sultan de Djolf.

Kalo devint un sultan puissant, disposant de forces considérables etle royaume qu'il fonda existe encore aujourd'hui. Les populations du Djolf sont soudanaises*. A sa mort, Kalo eut pour successeur son fils Yoroyim. Quand ce dernier mourut, il fut remplacé par Kalâya-Tabâra, homme émiiicnt, bon, juste et dont l'équité atteignit un degré tel que, dans tout l'Occident^ il n'eut pas son pareil, si l'on en excepte toutefois le sultan de MeUi, Kankan^-Mousa (Dieu leur fasse à tbus miséricorde!). Après la mort de Kalâya, son neveu Kota, fils de Yoroyim, lui succéda et quand il mourut, il eut lui-même pour successeur son frère Sanba- Lâm. Ce dernier s'appliqua à faire régner la justice ; il interdit toute iniquité et n'en toléra aucune. Il régna trente-sept ans. A sa mort, son fils Abou-Bekr prit le pouvoir et c'est lui qui l'exerce encore aujourd'hui.

Observation. — Tayenda-Salta-Yâlelba, Nima-Salta-Ourarbi, Doko-Salta-Firouhi et Kada-Salta-Oularbi, originaires de la tribu des Djolf, située sur le territoire de Melh, quittèrent leur pays et allèrent s'établir sur le territoire de Qayàka. Lorsque (va) Askia-El-Hâdj-Mohammed eut tué le maudit, ils émigrèrent tous dans le Fouta et s'y fixèrent. Ils y sont encore aujourd'hui.

Quant aux Djolf, ce sont les meilleurs des hommes : par leurs actes et par leur caractère ils diffèrent essentielle-

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