INTRODUCTION XVII
une série de sons légèrement différents sans que, en apparence, rien ne les distingue. Aussi dès qu'il s'agit de mots étrangers trouve-t-on pour représenter un même son des voyelles différentes. Par exemple, le nom de la ville de Merrâkech se vocalise littéralement Marrâkoch^ le même son e étant représenté d'abord par a, et ensuite par o. En outre, comme il n'est pas possible dans le système actuel d'écrire deux voyelles consécutives on les sépare par un hamza dans la plupart des cas et, au Soudan, on s'est servi aussi pour cet office du aïii.
On ne devra donc pas s'étonner de rencontrer des transcriptions qui ne cadrent pas toujours exactement avec la prononciation courante. Enfin, pour les mots dont l'orthographe française a été fixée par l'usage, il ne m'a pas paru utile de la modifier sous prétexte d'arriver à une plus grande exactitude d'ailleurs problématique : écrire Tinbektou, Djinni, au lieu de Tombouctou, Dienné, n'offre, à mon avis, d'autre avantage que de dérouter le lecteur. On se figure trop aisément que l'écriture d'une langue en reproduit exactement les sons et beaucoup oublient, involontairement sans doute, que la véritable prononciation des mots a été fixée de vive voix tout d'abord et que, dans un même pays, les signes qui la représentent n'ont pas une valeur précise pour les noter. A plus forte raison en doitil être ainsi quand on représente avec l'alphabet arabe des noms berbères ou soudanais.
Quelques fautes d'impression ont échappé à lacor-
{Histoire du Soudan.) à