XVI INTRODUCTION
leçons du ms. G cjui n'ont pu être données dans la première partie de l'édition arabe.
Il n y a guère qu'une dizaine de mots du texte dont le sens n'ait pu être établi d'une façon certaine; aussi la principale difficulté de la traduction n'a-t-elle été due qu'à la confusion des noms propres. Parfois l'auteur a employé le nom d'un pays pour celui du chef de cette contrée ou réciproquement. Ailleurs encore on ne sait pas toujours si l'on a affaire à un titre ou à un nom de personne.
Si, pour les noms propres arabes, il a été le plus souvent possible d'en donner l'orthographe exacte, il n'en est pas de même pour les noms soudanais. Les voyelles n'étant pas toujours placées sur la consonne qu'elles doivent accompagner, il y a eu souvent hésitation entre les différentes lectures que pouvaient offrir ainsi les divers manuscrits. Beaucoup de ces noms ont du reste disparu ou ont été transformés : ainsi Kala s'appelle aujourd'hui Sokolo ; Bâghena a été remplacé par Bakouïnit, etc. 11 convient donc d'attendre de nouveaux documents pour arriver à une fixation rigoureuse de l'orthographe de ces noms ou de leur équivalence. C'est une tache qui ne saurait guère être menée à bien que par quelqu'un qui aurait séjourné assez longtemps au Soudan et qui aurait pu s'y renseigner sans le secours d'un interprète.
L'écriture arabe, riche en consonnes, l'est fort peu en voyelles; ou, pour mieux dire, les trois notations qu'elle possède pour les voyelles servent à reproduire