‹ Tarikh es-SoudanChapitre 122 sur 405 · Le texte imprimé ajoute : « de la mère · texte numérisé non relu

Le texte imprimé ajoute : « de la mère

qu'ils ne seraient pas arrivés à la porte du palais du prince.

Tous les personnages de l'armée qui, selon l'étiquette, devaient se porter à la rencontre d'un dignitaire du rang de Bella, montèrent à cheval pour aller le recevoir, et, parmi eux, figuraient les frères qui avaient juré de crever le tambour. Quand les deux groupes furent en présence, ceux qui, d'après le cérémonial, devaient mettre pied à terre pour saluer, le firent, sauf le Fâri-Mondzo Mousa; il salua, mais en restant à cheval et en faisant seulement un léger signe de tête, puis il dit : « Moi je n'ai rien dit, car tu sais que si j'avais promis défaire quelque chose, j'aurais sûrement tenu ma parole! » Personne ne put cependant manifester son hostilité contre Bella. L'inimitié que conçurent ses frères contre lui n'eut d'autre origine que son élévation à une haute dignité et aussi la supériorité qu'il montra sur eux dans les combats et sur les champs de bataille où il se fit remarquer par son audace.

La situation devint telle que Mousa se détourna de ses devoirs envers son père. Il était irrité contre lui et ressentait de la haine à la fois contre le prince et son fidèle serviteur et conseiller 'Ali-Folen, l'entente et l'assistance mutuelle étant parfaite entre ces deux personnages. Il prétendait que le prince ne faisait rien sans obéir aux prescriptions de son conseiller.

A la fin de son règne, Askia-El-Hâdj-Mohammed devint aveugle, mais personne ne le sut, car AU-Folen était sans cesse près de lui et ne le quittait jamais. Cependant, à la suite des menaces de Mousa, qui avait juré de le tuer, 'Ali-Folen, saisi de crainte, s'enfuit dans le Tendirma et se réfugia auprès du Kormina-Fâri, Yahya, en l'année trentequatrième (8 octobre 1526-27 septembre 4527).

Ce fut en la trente-cinquième année (27 septembre 1 527- 15 septembre 1528) que le Fâri-Mondzo, Mousa, se révolta.

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