‹ Tarikh es-SoudanChapitre 154 sur 405 · Ou : « à El-Djebâl », si le mot est un nom propre · texte numérisé non relu

Ou : « à El-Djebâl », si le mot est un nom propre

2. La rédaction est si obscure qu'on ne sait d'une façon positive s'il s'agit du

jusqu'à Dibikaralâ où, avec Kanta-Faran \ il livra bataille au général du sultan de Melli, et le vainquit.

Au cours de ce voyage, le prince épousa Nâra, la fille du sultan de Melli. Il fit conduire la princesse au Songhaï dans un somptueux équipage. Elle était couverte de bijoux, entourée de nombreux esclaves, hommes et femmes, et abondamment pourvue de meubles et de bagages. Tous les ustensiles de son ménage étaient en or : plats, cruches, mortier, pilon, etc. Elle resta au Songhaï jusqu'à la fin de ses jours et mourut dans ce pays.

Askia-Daoud reprit ensuite le chemin du Songhaï. A ce moment Askia-Mohammed-Benkan, qui était devenu aveugle, mourut dans la ville de Sâma. Quand Askia-Daoud arriva en face de Sâma, de l'autre côté du Fleuve, les deux fils de sa^ fille, Mahmoud et le Kalko-Farma, Sa'ïd, lui firent demander la permission de venir le saluer. Cette autorisation leur ayant été accordée, les deux jeunes gens traversèrent le Fleuve et se rendirent auprès de Askia-Daoud. Celui-ci fut très heureux de les recevoir et passa la nuit à causer avec eux. Vers la fin de la nuit, comme la conversation languissait, l'un d'eux secoua le prince et lui dit : « Vous dormez déjà? » Tout surpris, Daoud se mit à rire et s'écria : « Mes yeux n'avaient pas goûté un instant de sommeil depuis le jour où votre père et votre mère s'étaient concertés pour me trahir. »

Puis il s'informa du Korkâ-Mondzo, Sorko, fils du Kala- Cha'a et demanda s'il était encore vivant : a Oui, il est encore vivant, répondirent les jeunes gens. — Occupefils du défunt ou du fils du prince. Toutefois il semble bien qu'il s'agit du fils du défunt.

1. Peut-être n'est-ce pas un nom de personne, mais un titre, ce que semble indiquer le mot Faran. Ici encore il y a dans le texte une certaine obscurité; on ne voit pas avec précision si Kanta-Faran était avec Askia-Daoud ou avec le général de Melli,

2- Les mots « les deux fils de sa fille » no se trouvent que dans le ms. C

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