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CHAPITRE DIX-SEPTIEME

quitta Kâgho ; il arriva à Tombouctou le mardi 29 de ce mois (27 janvier) et à Tendirma, dans la première décade du mois de dzoul'-hiddja (27 janvier-7 février 1579); là, il investit son fils El-Hâdj des fonctions de Fâri-Mondzo et donna pleins pouvoirs sur la contrée occidentale au Kormina- Fâri, Mohammed-Benkan (nny). Ce fut au mois de ramadan de la même année (novembre 1578) que mourut le Balama', Khâled, fils du prince Askia-El-Hâdj-Mohammed; les fonctions de Balama' furent alors conférées à Mohammed- Ould-Della*.

Le Kormina-Fâri avait demandé à son père l'autorisation d'entreprendre une expédition pour aller combattre les populations du mont Domma^ qui avaient résisté au Sonni-'Ali et à Askia-El-Hâdj-Mohammed, si bien que ni l'un ni l'autre n'avaient rien pu contre eux. Le prince fournit des troupes au Kormina-Kâri et mit à leur tête le Hoko-Koraï-Koï Yâsî ' et lui enjoignit de n'exposer ses soldats à aucun danger inutile, ni à aucune surprise. Ses recommandations à cet égard furent des plus pressantes. Quand on fut an-ivé à la montagne, le Faran Mohammed-Benkan voulut la faire escalader par ses troupes, mais Yâsî s'y opposa. Le Faran réitéra à plusieurs reprises son intention de procéder à l'attaque, et comme Yâsî persistait dans son refus d'y donner son adhésion, il l'apostropha en ces termes : « 0 esclave déserteur, tu n'as donc peur de personne ! — Tu te trompes dans le choix des épithètes, réphqua Yâsî, c'est méchant esclave qu'il fautme dire ; eh! bien, oui, il en est effectivement ainsi. » Et il ne consentit pas à condescendre au désir du Faran.

Un des habitants de cette montagne, Ma'-El-Ghandour, dont la corpulence était célèbre et bien connue de tous, était

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