Ou : « Yâsiya
monté sur un pic pour, de là, guetter les troupes ennemies. Alors Mohammed-Ould-Mauri, monté sur son cheval, grimpa lentement à travers la montagne en se dissimulant et, arrivé auprès de Ma', il lui lança son javelot. Ma' tomba aussitôt mort sur le sol. De ce moment, les gens de Domma éprouvèrent une crainte de plus en plus vive de la cavalerie du Songhaï. Le Faran Mohammed-Benkan s'en retourna ensuite sans avoir livré aucun combat.
En l'année 989, le samedi soir, 29 du mois de moharrem (6 mars 1581), mourut l'inram Mohammed-ben-Abou-Bekr- Kedâd, le Foulâni. Ce fut Ahmed, fils de l'imam Seddiq, qui fut nommé aux fonctions d'imam de la grande-mosquée, le mercredi, 17 du mois de safar (23 mars 1581). Cette même année mourut le Balama' Mohammed-Ould-Della-Karo, le Bena-Koï; si je ne me trompe, il avait exercé ses fonctions durant cinq ans. Il eut pour succeseur Mohammed-Oua'ouan ^ le Da'naka-Koï, fils de 'Aïcha-Benkan, la fille (\ \ r) du prince A.skia-El-Hûdj-Mohammed; il fut nommé à ces fonctions par Askia-Daoud.
Ce fut en l'année 990 (26 janvier 1582-25 janvier 1583) qu'eut lieu à Tombouctou une terrible peste qui fit périr un grand nombre de personnes. En cette même année des brigands du Mâsina attaquèrent une embarcation de Askia-El- Hàdj qui venait de Dienné et pillèrent une partie de son chargement. Jamais pareil fait ne s'était produit sous la dynastie du Songhaï. Le prince qui régnait au Màsina à cette époque était Fondoko^-Boubo-Maryama.
Aussitôt qu'il eut connaissance de ce fait, le Faran, Mohammed-Benkan, se mit en marche contre le Mâsina pour venger ces affronts. Comme il n'avait parlé de son projet à