LISTE DES PRINCES DU SONGHAI
Le premier prince qui régna au Songhaï fut Zà-Alayaman. Après lui régnèrent successivement : Zâ-Zakoï (r); Zâ- Takoï; Zâ-Akoï; Zâ-Kou; Zâ-'Ali-Faï; Zâ-Biyaï-Komaï ; Zâ-
1. Dans son travail intitulé : Beilruge zurGeschichteund Géographie desSudan, et qui a paru dans \siZeitschrift der deutschen morgenUindischen Gesellschafl (Band IV, 1855), C. Ralfs donne ainsi la transcription des noms des princes du Songhaï : ZaAlajaman; ZaZakaja(ou Za Zaki); Za Alkaju; Za Akaja; ZaAkiru ; Za 'Ali Buy ^ou Buja); Za Bijaru; Za Abi; Za Akuji; Za Juma Karwaja; Za Juma Dunku; Za Juma Kiba'a; Za Kukirja; Za Kinkii' ; Za Kasi; Za Kusur Dari ; Za Ahir Karunku Dum ; Za Bijuki Kaima ; Za Juma Da'u (ou Za Netasanaï) ; Za Baija Kairi Kinba ; Za Kuji Sibib (ou Za Chanbuyub) ; Za Aliba ; Za Tinba Sinay; Za Juma Da'u; Za Tadazu ; Za 'Ali Kiru ; Za Bijaru Falk; Za Jasabi; Za Darar ; Za Zank Bara ; Za Basa Fara ; Za Fada.
Cette liste a été reproduite avec de très légères modifications par M. Binger dans son bel ouvrage intitulé : Du Niger au golfe de Guinée, t. II, p. 366.
Une autre transcription, représentant la prononciation actuelle de tous ces noms, a été donnée par M. Félix Dubois dans son intéressant volume : Tombouciou la Mystérieuse, Paris, 1897, p. 117. La voici : Dialliaman; Dia Arkaï; Dia Atkaï ; Dia Akkaï ; Dia Akkou ; Dia Alfaï ; Dia Biégoumai ; Dia Bi ; Dia Kiré ; Dia Aùm Karaouaï ; Dia Aiim Sumaïam ; Dia Aum Danka; Dia Kiobogo ; Dia Koukouraï ; DiaKonken ; Dia Koussaï; Dia KoussaïDaria ; DiaHinKoronon Goudam; Dia Bié Konikimi; Dia BintaSay; Dia Bié Kaina Kamba; Dia Kaina Siniobo; Dia Tip ; Dialliaman Diago ; Dia Ali Korr; Dia Berr Faloco; Dia Siboy ; Dia Dourou ; Dia Kabaro; Dia Bissi Baro ; Dia Bada.
La liste établie par Ralfs renferme 32 noms, tandis que celle fournie par les trois mss. A, B et C n'en contient que 31. Il convient do remarquer que M.Dubois nomme 15 rois avant Dia Koussaï et que le texte dit en toutes lettres qu'il n'y en eut que 14. Ce qui a donné lieu à celle erreur, c'est que M. Dubois a fait de Kiobogo un nom à pari, alors qu'il fait partie du nom précédent. Pour éviter, autant que possible, ce genre d'erreur j'unis par un irait d'union tous les termes qui forment le nom d'une seule et même personne.
L'écriture arabe n'ayant que trois signes pour représenter toute la gamme des voyelles, on comprend que l'on ne puisse tHre certain de la prononciation réelle de tous ces noms d'autant plus que les signes-voyelles, dans les mss., ne sont pas toujours exactement placés sur la consonne (ju'ils doivent accompagner.