‹ Tarikh es-SoudanChapitre 177 sur 405 · CHAPITRE DIX-NKUVIÈME I · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-NKUVIÈME I

nombreuse armée composée de gens de l'ouest, parmi lesquels figuraient : le Baghena-Fari Bokar, le Honhori-Koï Mensa, le Bara-Koï Amer, le Kala-Gtia'a Bokar, etc. Il quitta Kabara le mardi, l"du mois de djomada V'(29 mars 1588), et poursuivit sa marche pour réaliser son dessein.

Quand Mohammed-Bâno eut connaissance des projets du Balama', il fut très inquiet et sortit de Kâgho le samedi, 12 du mois ci-dessus indiqué (9 avril 1588) pour se porter à la rencontre de l'ennemi. Mais le jour même, à l'heure de de la méridienne, il mourut dans son camp. Certains auteurs rapportent qu'il mourut de colère, parce qu'on trouva sur sa lèvre inférieure des blessures qu'il s'était faites avec ses dents.

On l'avait entendu dire lorsqu'il avait appris que le Balama' venait pour le déposer du trône : « Dieu maudira sa royauté! c'est un être vil et méprisable, sinon comment admettre que ce Sàlek eût osé agir ainsi contre moi et tenir à mon égard les discours qu'il a tenus. » Selon une autre version, Mohammed-Bâno aurait succombé à l'obésité, car il était extrêmement gras. Or il faisait une chaleur excessive ce jour-là et il s'était mis en route revêtu d'une cuirasse de fer. Quoi qu'il en soit, c'est la colère qui fut cause de sa mort.

Les troupes du sultan rentrèrent à Kâgho. Toutefois le Hoko-Koraï-Koï se sépara d'eux à la tête de 4.000 cavaliers eunuques et se rendit à Hadda'.

1. On pourrait lire Hidda ou Houdda, le texte ne donnant pas de voyelles.

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