Ou : « Markan » qui était son surnom
21 i HISTOIRE DU SOUDAN
qu'il occupait; il eut pour successeurs : Ali-Bindi*-Kamya, fils de l'émir Askia-El-Hâdj-Mohammed : sa mère, une esclave-mère, Adjor, était du pays de Kiso. Incapable de remplir ses fonctions, ce Binka-Farma fut révoqué par Askia- Ishâq et alla vivre chez les maîtres de sa mère {\\'^). Les fonctions de Binka-Farma furent ensuite occupées par Bokar-Bir-ben-Mour-Mohammed-ben-Askia-Mohammed qui les exerça longtemps : elles passèrent après cela h Ali-Zolaïl le juste, puis à Seliman-Kankàka qui fut révoqué par Askia-El- Hâdj et exilé à Dienné où il demeura jusqu'à sa mort; enfin à Mahmoud-ben-lsma ïl; à Mohammed-Heïka et à Otsman- Dorfen.
L'Askia Daoud eut un grand nombre d'enfants, garçons et filles; parmi les garçons six porteront le nom de Mohammed ; ce furent : Mohammed-Benkan ; El-Hàdj-Mohammed; Mohammed-Bâno; Mohammed-EsSâdeq; Mohammed-Kâgho et Mohammed-Sorko-Idji. Deux s'appelèrent Hâroun : Ilâroun-Denkataya et Hâroun-Fâta-Tourâdji. Les autres enfants furent Hàmed; El-Hàdi; Sâlah; Nouli; El-Mostafa; Ali-Tondi ; Mahmoud-Forâro-ldji ; Ibrahim qui alla à Maroc; Uako; Eliâs-Kouma; Sahnoun; Ishâq; Idris; Mârenfa-Ansa ; El-Amin; Yâsi-Boro-Bîr; San; Selimân-Zoouo ; Dzou'1-Kifl, etc.
Parmi les filles on peut citer : Bita, qui épousa le Maghcharen-Koï Mahmoud-Bîr-El-Hâdj-ben-Mohammed-El-Laïm ; Kâsa, la femme du Djinni-Koï Youba'la^ qui alla à Maroc; Fati, femme de Sâtoka; Ouaïza-Hafsa; Ouaïza-Akaïbano^; Hafsa-Kimàri. Les ulémas, les jurisconsultes, les négociants et les chefs de l'armée en épousèrent un grand nombre.