‹ Tarikh es-SoudanChapitre 199 sur 405 · CHAPITRE VINGT-ET-UNIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-ET-UNIEME

de la même maladie il perdit également son membre viril vers la fin de sa vie.

C'est à cause de ces abominations que Dieu se vengea en attirant sur le Songhaï l'armée marocaine victorieuse; il la fit venir d'une contrée très lointaine, au milieu de terribles souffrances. Alors les racines de ce peuple furent séparées du tronc et le châtiment qu'il subit fut un de ceux qui sont exemplaires.

Revenons maintenant au récit des propositions de paix dont nous avons parlé. Le bâchoud 'Ali-El-'Adjemi, envoyé par Djouder, arriva auprès du sultan Maulay Ahmed et lui fit connaître le premier la nouvelle de la conquête du Soudan. Quand le sultan eut lu la lettre qui lui était adressée il entra dans une violente colère ; il révoqua sur-le-champ Djouder de ses fonctions et le remplaça par le pacha Mahmoudben-Zergoun qui partit à la tête de 80 soldats, emmenant avec lui, comme secrétaire, Mâmi-ben-Berroun et, comme chaouch, Ali-ben-'Obéïd.

Le nouveau pacha reçut l'ordre de chasser Askia-Ishâq du Soudan, de faire mettre à mort le caïd Ahmed-ben-Kl-Haddad-El-'Amri parce qu'il avait été d'accord avec Djouder pour parler de paix. La lettre annonçant aux troupes la décision concernant le caïd fut remise au pacha. Mais les chérifas' et les principaux [\ i o) chefs de l'entourage du prince, ayant sollicité la grâce de Ahmed-ben-El-Haddâd, réussirent à l'obtenir et demandèrent qu'une nouvelle lettre fût envoyée à ce sujet. Cette seconde lettre contenant le pardon fut écrite et elle parvint au caïd Ahmed-ben-El-Haddâd avant la première. En la recevant, il donna un dhier auquel il conviâtes lieutenants-généraux et les bâchoud et les informa de ce qui s'était passé. Puis il donna 100 mitsqâls à chacun des lieutenants-généraux et fit des libéralités à chacun des bâchoud.

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