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CHAPITRE VINGT-TROISIÈME

années il fut remplacé comme Djinni-Koï par Abou-Bekrben-Abdallah. Quand le pacha Ahmed-ben-Yousef prit son commandement il fit sortir Mohammed de prison et le rétablit dans ses fonctions de Djinni-Koï qu'il occupa de nouveau trois ans, après quoi il mourut un dimanche, vers midi, le 15 du mois de chaouâl de l'année 1029 (13 septembre 1620).

Mohammed mort, le Djinni-Koï qui lui succéda fut Abou- Bekr fils d'Abdallah dont il a été parlé ci-dessus. Jl conserva le pouvoir pendant sept ans et mourut en l'année 1036 (22 septembre 1626-12 septembre 1627) à l'époque où le caïd Yousef-ben-'Omar-El-Qasri gouvernait Tombouctou.

Les fonctions de Djinni-Koï furent ensuite confiées à Mohammed-ben-Kanbara-ben-Mohammed-ben-Israa'ïl, qui les occupa dix-huit mois. Il fut ensuite révoqué et remplacé par le Djinni-Koï, Abou-Bekr-ben-Mohammed. Ce dernier, après avoir conservé son poste pendant trois ans, fut tué sans résistance * par le caïd Mellouk-ben-Zcrgoun. Cet événement eut lieu dans la soirée du jeudi, 13 du mois de djomada !«' de l'année 1042 (26 novembre 1632).

Mohammed-Kanbara, qui avait été révoqué, reprit ensuite ses fonctions de Djinni-Koï; il les conserva deux ans moins trois mois et fut de nouveau révoqué par le pacha So'oudben-Ahmed-'Adjeroud lorsque celui-ci vint à Dienné, le dernier jour du mois sacré de dzou'l-hiddja qui termina l'année 1043 (26 juin 1634). Le pacha lui donna pour successeur (mi) Abdallah-ben-Abou-Bekr-El-Meqtoul" qui entra en fonctions le 1" jour du mois sacré de moharrem commençant l'année 1044 (27 juin 1634); Abdallah resta à ce poste

1. L'expression arabe employée ici signifie littéralement « lié, attaché « de façon à ne pouvoir se défendre. Cependant le sens pourrait être : à brùle-pourpoint, sans aucun motif,

2. « El-Maqtoul » signifie « assassiné »; c'était, sans doute, un surnom qui avait été donné à Abou-Bekr après sa mort.

pendant huit ans moins deux mois et mourut dans la matinée du jour de la rupture du jeûne, le vendredi (l"chaoual) un des mois de l'année 1051 (3 janvier 1642). Les prières de ses funérailles furent faites aumosalla.

Le Djinni-Koï révoqué, Mohammed- Kanbara, exerça de nouveau les fonctions de chef de Dienné, pendant une année et trois mois. Puis, révoqué une seconde fois, il eut pour successeur son frère Isma'il-ben-Mohammed-ben-Isma'ïl qui fut élevé à cette dignité le lundi, 3 du mois de moharrem, le premier des mois de l'année 10o3 (24 mars 1643); il conserva ses fonctions durant neuf ans et fut révoqué au mois sacré de moharrem le premier des mois de l'année 1062 (14 décembre 1651-13 janvier 1652). Son frère Ankeba'liben-Mohammed-ben-Isma'il lui succéda et c'est encore lui qui à l'époque actuelle est Djinni-Koï.

Au moment où le caïd Mâmi revint de son expédition contre le Bâghena-Fâri, Abou-Bekr-ould-El-Ghandâs, le Targui, se mit en route de Ras-el-Mâ à Tombouctou pour y combattre le caïd El-Mostafa. Comme les Touareg s'approchaient de la ville, El-Mostafa fut très inquiet parce qu'il manquait absolument de cavalerie. Il n'y avait alors à Tombouctou qu'un seul cheval, c'était le sien. Il était donc en proie à une grande angoisse lorsqu'il reçut la nouvelle que le caïd Ali-Er-Ràchedi était arrivé à Bir-Takhonât à une journée de marche de Tombouctou. Or ce caïd avait avec lui 1.500 hommes d'infanterie, 500 cavaliers et 500 chevaux non montés. Ces renforts avaient été envoyés à la suite de la lettre adressée parle pacha Mahmoud', lettre dans laquelle il annonçait qu'il avait perdu tous ses chevaux dans le pays de Dendi.

Aussitôt (n io) le caïd El-Mostafa expédia Amnîra*-ould-El-

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