‹ Tarikh es-SoudanChapitre 222 sur 405 · En réalité ce mercredi était le 8 octobre et non le · texte numérisé non relu

En réalité ce mercredi était le 8 octobre et non le

2. L'auteur s'est servi ici du mot « La Vierge » pour désigner Fatima, la fille du Prophète.

dallah-ben-Mobarek-El-'Ani, et fit accompagner ce messager du El-Fa' Mohammed-oiild-Idider et du El-Fa' Konba'ali. Dans cette lettre le cadi demandait au cheikh d'aller trouver le sultan Maulay Ahmed et de faire appel à sa clémence en faveur des habitants de Tombouctou au sujet des troubles qui avaient éclaté entre eux et le caïd El-Mostafa. C'étaient, ajoutait-il, les Marocains qui avait eu les premiers torts, car la population de Tombouctou soumise d'abord à Dieu et à son prophète était également dévouée au sultan.

La députation quitta Tombouctou après la prière du dohor, le mercredi, 20 du mois ci-dessus indiqué (26 novembre 1592); elle se rendit auprès du cheikh qui se mit aussitôt en route avec elle pour se rendre auprès du sultan àMerràkech, ville dans laquelle lui, le cheikh, n'était jamais allé.

La supplique, dans laquelle le cadi faisait valoir les excuses qu'il avait cru devoir présenter, fut remise au sultan. Celuici agréa la recommandation du cheikh qui retourna ensuite dans son pays. Le sultan accueillit les envoyés avecles plus grands égards; il leur fit une réception extraordinaire et magnifique, puis, après les avoir gardés un an auprès de lui, il les renvoya chez eux avec le caïd Bou-Ikhtiyâr.

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