‹ Tarikh es-SoudanChapitre 226 sur 405 · Ou : Boydoli · texte numérisé non relu

Ou : Boydoli

aux enfants de Sidi Mahmoud; eufui FaJl et Chinoun, tous deux tailleurs.

Un seul individu de ce groupe échappa au massacre; ce fut Mohammed-ben-El-Amîn-Kânou; il fut délivré de ses liens par le frère du caïd Ahnied-ben-El-Haddâd qui le prit sur son cheval et l'emporta dans sa maison où il le conduisit sain et sauf. En apprenant cette catastrophe, le pacha Mahmoud, qui était encore à la mosquée, s'écria qu'il n'avait pas autorisé ce massacre et il envoya aussitôt des ordres pour que pareil fait ne se renouvelât pas.

Le cadi Omar était à cette époque un vieillard âgé. Comme il souffrait de douleurs de reins qui l'empêchaient de marcher on le fit monter sur un jeune mulet et l'on en fit autant pour l'ascète Sidi Abderrahman qui faisait partie du même groupe que lui, celui qui avait traversé la ville. Tous ceux qui avaient été arrêtés sur l'ordre du pacha Mahmoud avaient été garrottés pour acccomplir le trajet ; il n'y avait eu d'exceptions que pour les deux personnages qui viennent d'être nommés.

Le massacre des prisonniers avait eu lieu près de la maison de Amrâdocho, un des hartani de la ville de Tombouctou et il reçut l'ordre d'enterrer tous les cadavres dans sa maison. Le jurisconsulte Ahmed-Mo'yâ, le jurisconsulte Mohammed-El-Amîn et le jurisconsulte El-Mostafa furent ensevehs dans la même fosse, et ce fut le très docte jurisconsulte Mohammed-Baghyo'o qui s'occupa de toutes ces funérailles. Amrâdocho quitta ensuite Tombouctou pour se mettre en voyage et il alla s'étabUr dans la ville de Chibi où il demeura jusqu'à sa mort.

Quand l'ascète Sidi Abderrahman avait appris l'événement, il s'était écrié : « De tous les membres de cette famille, tous succomberont aujourd'hui à l'exception de

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