CHAPITRE YINGT-QUATRIKME
des jurisconsultes, de leurs amis et de leurs suivants. Le pacha Mohammed les fit tous arrêter ce jour-là, c'est-à-dire le mercredi, 24 du mois de moharrem de l'année 1002 (20 octobre 1593) ; puis, après les avoir ainsi faits prisonniers, il ordonna de les conduire à la casbah en les partageant en deux groupes : l'un qui se rendrait à la casbah en traversant toute la ville; l'autre qui prendrait un chemin passant hors de la ville du côté de l'est.
Les personnes qui composaient ce second groupe furent massacrées sans défense ce jour-là. Comme elles étaient en marche et qu'elles avaient atteint le quartier de Zim- Konda, l'une d'elles, un Ouankoré du nom de Andafo, s'empara du sabre d'un des soldats qui les conduisaient et l'en frappa. Immédiatement quatorze des prisonniers furent massacrés par les soldats.
Parmi les victimes de ce massacre on comptait neuf personnes appartenant aux grandes familles de Sankoré : le très docte jurisconsulte Ahmed-Mo'yâ ; le pieux jurisconsulte Mohammed-El-Amîn, fds du cadi Mohammed-ben-Sidi-Mahmoud; le jurisconsulte El-Mostafa, le fds du jurisconsulte Masira-Anda-'Omar; Mohammed-ben-Ahmed-(N v«) Bîr, fils du jurisconsulte Sidi Mahmoud; Bouzo-ben-Ahmed-Ad-'Otmân; Mohammed-El-Mokhtàr-ben-Mo'yâ-Achâr; Ahmed-Bîrben-Mohammed-El-Mokhtâr, fils de Ahmed, le frère du El- Fâ Salha-ïakouni, ce dernier fils du frère de Masira-A.nda- Omar; Mohammed-Siri-ben-El-Amîn, père de Sonna; Mahmoud-Kiraoukori, un des habitants du quartier de Kâbîr; Borhom •-BoyroU--Et-Touâti, le cordonnier ; c'était un des gens de Koïra-Kona; deux Ouankoré, Andafo qui avait provoqué la catastrophe, et son frère; deux hartani appartenant