‹ Tarikh es-SoudanChapitre 247 sur 405 · Le ms. G ajoute : Ghelâdj · texte numérisé non relu

Le ms. G ajoute : Ghelâdj

sultans. Il les empêcha de nuire aux faibles et aux malheureux, et l'on n'entendit jamais parler d'une pareille équité sous le règne d'aucun des princes de cette famille. Il conserva le pouvoir pendant deux ans.

Quand il mourut, Selâ-Moko eut pour successeur le fils de son frère, Hammedi-Amina-ben (^A^)-Boubo-Yâmi, qui règne encore aujourd'hui depuis vingt-cinq ans, en y comprenant deux mois pendant lesquels le pouvoir a été exercé par le Fondoko Hammedi-Fâtima.

C'est de Hârenda-Maghan que descend Ouoro-IIârenda, et c'est de Yoro-Kâneta qu'est issu Ouoro-Yoro. Quand la tribu de Anyayâ refusa de reconnaître l'autorité de Hammedi- Foulâni et que Hammedi-Siri devint leur sultan, ce fut dans cette tribu que se recrutèrent ensuite ses successeurs, tandis que, d'autre part, les sultans du Mâsina se recrutaient dans la tribu de Boubo-Ilo, en sorte que les sultans du Mâsina ont été fournis par les quatre tribus suivantes : la tribu de Anyayâ, celle de Boubo-Ilo, celle de Moko-Kàneta et celle de Ardo-Maghan. La tribu de Moko-Kâneta habitait tantôt le Borkou', tantôt le pays de Qayàka. Elle resta au Borkou sans le quitter un seul instant à l'époque de Fondoko Kidâdo^ qui régna trente ans.

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