CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME
du dohor, et il fut enterré près du tombeau de l'imam Sa'ïd. Il avait exercé les fonctions d'imam pendant quatre ans (Dieu lui fasse miséricorde!). Son successeur dans l'imamat fut l'imam, Seyyid 'Ali-ben-Âbdallah-Siri, fils de l'imam Seyyid Ali-El-Djozouli, et sa nomination eut lieu sous le gouvernement* du caïd Yousef-ben-'Omar-El-Qasri avec l'agrément du cadi Seyyid Ahmed-ben-Anda-Ag-Mohammed (Dieu lui fasse miséricorde!).
Dans la matinée du jeudi, 6 du mois de rodjeb, l'unique, de celte année également (3 avril 1626), mourut, dans la ville de Dienné, la chérifa Omm-Hàni, fille du chérif Bouya, fils du chérif Kl-Mezouâr^-Kl-Hasani; elle était la femme de mon frère Mohammed-Sa'di^ (Dieu leur fasse miséricorde à tous deux!)
Au mois de rebi' I" de l'année 1036 (20 novembre-20 décembre 1626), mourut le jurisconsulte El-Mokhtàr, le fils de la fille du cadi Kr-Aqib-ben-Mohammed-Zenkan*-ben-Abon- Bekr-ben-Alimed-ben-Abou-Bekr-Bîr, le serviteur^ du Prophète (que Dieu répande sur lui ses bénédictions et lui accorde le salut!). Ce fut lui qui apporta à Tombouclou le premier exemplaire de ' El-'Achrinijjjdt. Il célébrait les louanges et les vertus du Prophète à chaque fêle de la Nativité. Il s'occupait lui-même d'aller chercher à Dienné les victuailles nécessaires [>our célébrer cette fête, et chaque année, malgré l'âge et les infirmités, il s'ac([uittait de ce de-
1. C'esl-à-dire pendant que ce caï'l exprcait les fonctions de pacha.
2. Le mot Mizotiâr est, suivant l'auteur du Kltab el-istiqca, un mot zenatia équivalant au mot arabe -^'jj, c'est-à-dire « chef, capitaine ».
3. On pourrait à la rigueur traduire : m la femme du frère de » au lieu de, « la femme de mon frère » ; mais si le texte permet cette confusion, le sens n'est pas douteux.