‹ Tarikh es-SoudanChapitre 311 sur 405 · Le ms. C dit : « huit mois », ce qui est une erreur · texte numérisé non relu

Le ms. C dit : « huit mois », ce qui est une erreur

2. Le mot du texte est : « confrères ». il s'agit des Marocains et non des indigènes .

3. C'était vraisemblablement des lettres de nominations ou de révocations que le sultan marocain avait expédiées.

La révolte des troupes de Dienné contre le pacha 'Aliben-Abdelkader-ben-Ahmed se produisit au moment même où le caïd Hammou-ben-'Ali se trouvait à Dienné. Il était venu dans cette ville pour y acheter des grains et, aussitôt cette opération terminée, il avait fait ses préparatifs afin de rentrer à Tombouctou, puis il avait quitté Dienné le second jour* du mois de rebi' II (17 octobre 1632).

Le lundi, 10 du mois de djomada I" (23 novembre 1632), le caïd Mellouk, d'accord en cela avec toutes les troupes, fit arrêter le Djinni-Koï, Bokar et le fit mettre en prison. On prétendit que Bokar avait déchiré" l'accord qui s'était fait pour se révolter contre le pacha Ali et manqué aux engagements qu'il avait pris avec les troupes en dépit des serments échan gés à cette occasion. On dit également que c'était lui qui avait dénoncé le complot au pacha et que c'est alors qu'on aurait arrêté Mohammed-ben-Moumen et pillé tout ce que contenait sa maison. Le messager du caïd apporta la nouvelle le quatrième jour qui suivit l'arrestation de Bokar et en fit part au pacha pendant qu'il était en route dans la direction de El-Hadjar.

Dans la soirée du jeudi, 13 du même mois (26 novembre 1623), Bokar subit le dernier supplice dans la casbah. Sa tête fut placée au sommet d'une poutre que l'on dressa sur l'emplacement du marché. Ce raffinement de cruauté produisit une fâcheuse impression et parut aux yeux des Soudaniens comme une abominable innovation. Aussi se soulevèrent-ils aussitôt et se mirent-ils en état de révolte.

Yousaro-Mohammed-ben-'Otsmân se mit à la tête de ce mouvement séditieux ; il fut suivi dans cette voie par Sâsoro,

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