‹ Tarikh es-SoudanChapitre 335 sur 405 · CHAPITRE TUENTE-CIiNQUlÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TUENTE-CIiNQUlÈME

Sandi au nom du pacha et de l'askia pour l'inviter à chasser Hammedi-Amina de son territoire et à le tuer s'il s'emparait de sa personne. Faï-Sandi accepta et dit oui.

La nouvelle lune du mois de redjeb l'unique, qui eut lieu nn vendredi soir, me trouva encore à Chibla. Je demandai alors au Sana-Koï Otsmân l'autorisation de me rendre à Dienné pour y voir mes frères et ma famille. L'autorisation m'ayant été accordée, je quittai Chibla le lundi, 3 du mois de redjeb (6 septembre 1644), et fis route par terre. Je traversai le fleuve de Komino ce jour-là et je passai la nuit du lundi à Komino. Le lendemain matin, je partis de cette localité en suivant la route de Zoula*; à midi, le ciel se couvrit de nuages et, comme j'entrai dans la ville de Mâkira, l'orage éclata.

J'attendis dans cette localité que la pluie cessât, et vers une heure de l'après-midi, je me remis en route et atteignis Zoula où je passai la nuit du mardi chez le chef de la localité, le Zoula- Faran. La nuit du mercredi, je la passai dans la ville de Fala, chez le Fâla-Faran. Le jeudi, vers midi, j'atteignis la ville de Foutina qui appartenait au Kamiya-Koï et j'y passai la nuit du jeudi. Le lendemain, dans la matinée, j'arrivai à la ville de Tonko, qui appartenait au Chila-Koï et, après la prière du vendredi, je me remis en route pour aller coucher dans la ville de Fermannata^ Dans la matinée du samedi, j'arrivai à la ville du Chila-Koï où je pris un peu de repos. Poursuivant de nouveau mon chemin, j'arrivai vers une heure à Tamakou *, et ce soir-là samedi, je couchai à Tîmi-Tâma, la ville du Oron-Koï. Le dimanche matin, j'arrivai à Bîna où je séjournai le lundi, le mardi, le mercredi et le jeudi en attendant qu'une barque partît pour

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