‹ Tarikh es-SoudanChapitre 343 sur 405 · CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈMK · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-CINQUIÈMK

Cherif-Mohammed, fils (rvn) du chcrif El-Hâdj-El-Hasani. Les prières dernières furent dites sur lui après la prière du dohor dans la grande mosquée et il fut enterré dans le cimetière de cette mosquée (Dieu. lui fasse miséricorde et nous fasse profiter de ses bénédictions en ce monde et dans l'autre!).

Dans les derniers jours de cette année, mourut le cheikh Abderrahman-Aknezer-ben-Aouasenba-Et-Targui, sultan des Maghcharen, pendant qu'il était à son campement de Ras-el-Mâ. Il eut pour successeur le fils de sa fille, Abou- Bekr-ben-Armachta ' .

Le mercredi soir, entre le maghreb et Tacha, le 8 du mois sacré de moharrem, le premier des mois de Tannée 1057 (14 février 1647), mourut le pacha Ahmed. Les prières funèbres furent dites sur lui dans la matinée du jeudi, auprès de la mosquée de Mohammed-Naddi où il fut enterré (Dieu lui fasse miséricorde, lui pardonne et lui accorde sa grâce!).

Aussitôt que Ton fut de retour des obsèques du pacha Ahmed, les troupes décidèrent d'élever au pouvoir le pacha Hamîd-ben-Abderrahman-El-Hayyouni. C'était un homme né sous une mauvaise étoile et incapable d'initiative; il n'était pas fait pour le pouvoir, n'ayant pour cela aucune aptitude, ni naturelle, ni acquise. Il abandonna entièrement la direction des aff'aires à ses vizirs, se gardant, quant à lui, de parler ou d'agir. Tout cela occasionna de grands désordres dans l'administration, désordres qui ne firent que s'accroître parla suite, parce que ses successeurs imitèrent sa conduite. C'est à Dieu que nous appartenons et c'est vers lui que nous devons bientôt revenir^ !

Quand le nouveau pacha sentit que son eau était impuis-

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