C'est-à-dire : « les caïds et autres officiers
Abdallah-Et-Telemsâni.Ce fui donc ce dernier qui fut pacha au moment où l'on procéda à l'office de la fête de la Rupture du jeûne.
L'ancien pacha Mohammed-ben-'Otsmân était resté en fonctions durant trois ans et huit mois. Il avait amassé de nombreux biens qui furent vendus après sa mort au Mechouàr et qui furent achetés par les soldats. On l'exila de Tombouctou à Bara; il quitta cette dernière localité pour se rendre dans la ville de Chiba, oii il y avait une casbah, parce qu'il craignait d'être tué par surprise par les habitants du Massiua. Ensuite il revint à Tombouctou pour y rendre des comptes et cela sous le règne du pacha Ahmed-ben-Haddou, lorsque celui-ci exigea une reddition de comptes de l'expacha Yahya. Les gens du clan de Yahya avaient, en effet, dit à ce dernier que, si on lui réclamait absolument des comptes, on devait exiger qu'on convoquât le pacha Mohammed pour y prendre part. Les choses se passèrent ainsi : l'ex-pacha Mohammed vint; il prit part au règlement de comptes et en sortit indemne sans qu'on lui réclamât quoi que ce fût. Il resta alors à Tombouctou jusqu'à sa mort qui eut lieu dans la soirée du vendredi, 1^'du mois de rebi' P' de l'année 1063 (30 janvier 1653).
Quant au pacha Ahmed, c'était un homme généreux, libéral, bienveillant, timide et d'excellente famille. Il était le digne rejeton de son père par ses quahtés, étant toujours sincère dans ses paroles et bon dans ses actes. Il ne conserva le pouvoir que trois mois et huit jours. Sous son pachalik les eaux du Niger atteiguirent Ma'doko, le vendredi soir, 6 du mois de dzou '1-qa'ada (14 décembre), le 4 décembre; la crue s'était arrêtée tout d'abord sept jours à Zoubir-Benko.
Vers midi, le samedi, 5 du mois sacré de dzou '1-hiddja terminant l'année 1056 (12 janvier 1647), mourut le seigneur de cette époque et sa bénédiction, le cheikh, l'ami, Sidi Ech-