Ou : « Agadès
{Histoire du Soudan.) 29
ami, le dévoué Kala-Cha' Mohammed- Aiiasa', fils du Hi-Koï Mobrtmmed-Qàï\ Quanl il fut sur le point de mourir, sa famille me fit mander à Bina, où j'étais à ce moment occupé à faire une lecture du livre de la Chifa, que les habitants de Bîna m'avaient demandé de venir leur faire cette année-là. Le messager m'arriva au milieu de la nuit pour me prier de me rendre auprès du moribond, afin que je fusse là en attendant que Dieu prît telle décision qu'il voudrait à son égards Aussitôt je montai à cheval très peiné, tant étaient grandes l'aff'ection et l'amitié qui nous unissaient ( r ^ v ) .Quand j 'arrivai à destination après le lever de l'aurore, je trouvai mon ami mort et enterré, ses funérailles ayant eu lieu cette même nuit (Dieu lui fasse miséricorde, et accorde indulgence et pardon dans sa grâce et sa générosité à cet excellent et dévoué ami !). Je retournai aussitôt à Bîna où j'arrivai dans la matinée pour y reprendre la lecture du livre béni de la Chifa.
Le samedi, 17 du même mois (22 janvier), mourut à Dienné, mon frère 'Ali, le fils de mon père Abdallah-ben- 'Imràn. Il fut enterré dans la grande mosquée (Dieu lui fasse miséricorde et lui accorde le pardon. Amen!).
Dans la matinée du samedi, 24 de ce mois (29 janvier), mourut mon confrère, l'éminent, le bienveillant, Abdallah, fils du jurisconsulte Ahmed-Mo'yâ. Il était parti de chez lui monté sur son cheval et se rendait à la casbah pour faire une lecture du El-Djami'-es-sahih d'El-Bokhâri dans la demeure royale, lorsque, pris d'une faiblesse en route, il dut retourner sur ses pas ; il mourut chez lui en y arrivant. C'était précisément ce jour-là qu'il devait terminer la lecture du recueil béni. Ce fut son frère le jurisconsulte Abderrah-
\. Lcclure du ms. C.