CHAPITRE TRENTE-SIXIEME
man qui acheva cette lecture (Dieu lui fasse une large miséricorde. Amen!).
Au mois de chaouâl (5 février-6 mars 16391, si je ne me trompe, mourut à Dienné mon confrère Merzouq-ben-Hamdoun-El-Oudjeli (Dieu lui fasse miséricorde. Amen!).
Durant la dernière décade du mois sacré de d/ou '1-hiddja terminant l'année 1048 (25 avril-4 mai 1639), mourut le caïd Mohammed-ben-El-Hasen-Et-Târezi qui fut tué par le pacha Mesa'oud, ainsi qu'il a été dit plus haut. Ce fut aussi à cette même époque que périt l'amin, le caïd Ahmedben-Yahya, également victime du pacha Mesa'oud, comme il a été dit précédemment.
Pendant la première décade du mois de safar de l'année 1049 (3-12 juin 1639), mourut le caïd Mellouk-ben-Zergoun. 11 fut enterré dans le cimetière de la grande mosquée. La nuit du mardi, 6 de ce mois (8 juin) mourut le caïd Ahmed, fils du caïd Hammou-ben-'Ali-Ed-Der'i, qui fut tué par le pacha Mesa'oud, comme on l'a vu plus haut.
Au mois de dzou '1-qa'ada de cette année (23 février- 24 mars 1640), mourut l'askia Ali-Senba. Cet askia révoqué fut tué dans la ville de Koïra-Djinou par les hommes faisant partie de l'expédition deChenân-ben-lbrahim-El-'Arousi, qui tuèrent un grand nombre de braves Senhadjiens habitant dans cette localité et y commirent les plus grands excès.
Le jeudi, vers midi*, pendant le mois de djomada II (août 1 640) mourut mon amie'^ la chérifa-Nâna-Komo, fille de Bouya (Y^v) le chérif, fils de El-Mizouâr. Elle rendit l'âme en souriant pendant que sa tète reposait sur mes genoux. L'office
1 . Le quanliènie a été omis à moins peut-être, ce qui est probable, que le mot jeudi ait été mis pour le 5 ou encore que le copiste ayant à écrire : le jeudi 5, ait cru qu'il y avait une répétition de mois, jeudi et cinq s'écrivant presque de la même façon en arabe.
2. Était-ce sa femme, sa concubine ou simplement son amie? l'auteur ne le dit pas.
mortuaire fut dit par moi après la prière du dohor ; elle lut enterrée à Diennédans la grande mosquée (Dieu lui fasse miséricorde, nous soit utile grâce à elle dans ce monde et dans l'autre. Amen !). C était en Tannée 1050.
Dans la matinée du samedi, 4 du mois sacré de dzou '1qa'ada de cette année (15 février 1640), mourut mon confrère El-Amin-ben-'Ali-ben-Ziyad. Dieu lui fasse miséricorde et lui soit indulgent !
Pendant la matinée du vendredi, jour de la fête de la Rupture du jeûne de l'année lOol (14 janvier 16 il), mourut le Djinni-Koï Abdallah, fils du Djinni-Koï Abou-Bekr. Les prières dernières .furent dites sur lui dans le mosalla et il fut enterré à Dienné dans la grande mosquée.
Au moment du dohor, le dimanche 17 de ce mois (30 janvier 1641), mourut ma femme Kâdi*-bent-El-Mokhtâr-Timeta-El-Ouankori ; elle fut enterrée à Dienné dans la grande mosquée (Dieu, dans sa grâce, lui fasse miséricorde!).
Dans la matinée du lundi, 14 du mois sacré de moharrem de l'année 1052 (13 avril 1642), mourut l'imam de la grande mosquée, l'imam Seyyid 'Ali-ben-Abdallah-Siri, fils de l'imam Ali-El-Djezouli. On l'enterra dans le cimetière de la grande mosquée (Dieu, dans sa grâce, lui fasse miséricorde!). Ce fut à cette époque que fut nommé imam de cette mosquée l'imam Mohammed-El-Ouadi'a, fils de l'imam Mohammed-Sa'ïd, fils de l'imam Mohammed-Kidàdo, le Foulàrii.
Vers midi, le dimanche, 27 de djomada !"■■ (23 août 1642),
mourut ma sœur Aïcha, fille de mon père Abdallah-ben-
Imrân. Je fis sur elle les dernières prières après l'office
de l'asr et elle fut enterrée dans le cimetière de la grande
mosquée.
Le vendredi, 9 de djomada II (4 septembre 1612), mourut 1. Ou : Kaki », selon les ms. Â cl 13.