On trouvera plus loin sa biographie
28 IIISTOIHE DU SOUDAN
quemeiit due à ce que les quatre califes, Abou-Bekr, Omar, 'Otsmâu et 'AU (Dieu leur témoigne à tous sa satisfaction !) veillaient sur la ville, chacun d'eux en gardant un des quatre coins. Mais une certaine nuit, un des grands personnages de l'armée ayant commis une grave injustice à l'égard d'un pauvre diable, les quatre califes abandonnèrent la ville. Dès le lendemain elle fut conquise par Sonni-'Ali qui s'en empara et en fit ce qu'il voulut'. Le cheikh, cité ci-dessus, ajoute que, à cette époque, des gens de cœur, qui voient les choses avec la lumière divine, existaient dans ce pays".
Un autre de mes confrères m'a dit que l'injustice dont le militaire s'était rendu coupable était la suivante : il avait pris de force la femme d'un pauvre diable et, après se l'être appropriée, il avait usé de violence pour la posséder (Dieu nous préserve de telles infamies !). C'est pour ce fait que Dieu punit toute la population et la priva de son indépendance.
J'ai vu aussi, consigné par écrit, le récit d'un lettré^ distingué (>i) qui rapportait que Sonni-'Ali avait demeuré un an et mi mois à Dienné. Mais il ne spécifiait pas si c'était à ce moment ou une autre fois.