CHAPITRE NEUVIÈME
boucton comme c'est ton désir. » Là-ci essiis il alla trouver Akil à son campement, se présenta chez lui et se mit à causer de diverses choses; puis lui annonça que Mohammed- Aqît n'avait pas de désir plus vif en ce moment que d'habiter Tombouctou. — Ce n'est pas possible, s'écria Akil. — Et pourquoi cela? lui répondit le grand-père de Masira. » Alors, entrant dans sa tente, Akil en ressortit bientôt avec un bouclier tout lacéré de coups de lance et de coups de sabre. «Vois, ajouta-t-il, ce que m'a fait Mohammed-Aqit. Comment un homme pourrait-il habiter dans la même ville qu'un ennemi qui l'a traité de la sorte ? — Laisse donc ; tout ce que tu dis là est passé. Aujourd'hui cet homme est pauvre; il a une nombreuse famille et il ne demande qu'à vivre en paix. » Puis il ajouta tant de paroles douces et persuasives que la haine d'Akil s'apaisa et qu'il permit à Mohammed- Aqît de venir à Tombouctou. Le grand-père de Masira alla retrouver son ami, lui raconta ce qui s'était passé ; Mohammed et sa famille se mirent en route et vinrent demeurer à Tombouctou.
Au nombre des cheikhs bénis de Sankoré se trouvait le jurisconsulte, Ahmed, fds du jurisconsulte Ibrahim-ben- Abou-Bekr, fils du cadi El-Hâdj, père de Mama-Siri. On rapporte que notre cheikh, l'ascète, le jurisconsulte El-Amînben-Ahmed, frère du jurisconsulte Abderrahman, aurait dit : « Le cheikh Ahmed ne suspendait ses leçons sur le Coran que pour enseigner la théologie. Il employait à cette sainte occupation tous ses instants » (Dieu lui fasse miséricorde, lui témoigne sa satisfaction et fasse rejaillir sur nous une partie de ses bénédictions ! ) .
Le jurisconsulte, le vertueux, le fils de Mohammed-Anda- 'Omar connu sous le nom de Sâlih-Takounni. — Ce cheikh visité et honoré par les sultans intercédait auprès d'eux en faveur des malheureux et en aucune circonstance
son intercession n'était repoussée. Il a composé un commentaire du Mokhtasar du cheikh KheHl* (Dieu lui fasse miséricorde!).
Le seyyid Abou l-'Abbâs-Ahmed-ben- Mohammed (rv) ben-'Otsmân-ben-Abdallah-ben-Abou- Y'aqoub, — C'était un savant jurisconsulte, un lexicographe, un grammairien, un érudit dans la littérature, Texégèse et la poésie. Nombre de cheikhs ont témoigné de sa science (Dieu lui fasse miséricorde! Amen!).