‹ Tarikh es-SoudanChapitre 64 sur 405 · Cf. \Esmi, p · texte numérisé non relu

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[Histoire du Soudan.) ' S

à son père dans les fonctions de cadi. La fortune lui fut favorable; il obtint tous les honneurs quil désira et amassa des biens considérables. Il a fait un commentaire du poème en redjez deEl-Moghili sur la logique. Mon père avait étudié sous lui la rhétorique et la logique. Il mourut au mois de safar de l'an 973 (septembre 1565) ; il était né en 909 (1503-

El- Aqîb-ben-Mahmoud-ben-'Omar-ben-Mohanimed-Aqît-ben- Omar-ben-'Ali-ben-Yahya, le Senhadjien, cadi de Tombouctou. — D'une famille de savants et de membres du clergé, il rendait des jugements justement motivés. Ferme dans la voie du droit, il ne redoutait aucune critique quand il s'agissait des prescriptions de Dieu. Très énergique et très entreprenant dans les affaires dont il s'occupait, il résistait au sidtan comme aux autres et ne tenait aucun compte de leurs observations. Il eut, à ce propos, un certain nombre d'aventures. Tout le monde se faisait humble devant lui, le redoutait et obéissait à tout ce qu'il voulait. Quand il voyait quelque chose qui lui déplaisait, il se retirait à l'écart, fermait sa porte et il fallait user de grands ménagements pour qu'il revînt. Cela lui arriva fréquemment.

Doué d'une grande clairvoyance en affaires, sa perspicacité n'était jamais mise en défaut ; on eût dit qu'il voyait dans l'avenir. Très à son aise comme fortune, heureux dans toutes ses entreprises, il était considéré, craint et très respecté. Il prit des leçons de (i>) son père et de son oncle paternel. Il lit le pèlerinage de La Mecque et vit alors En- Nàsir-El-Laqqani, Abou'-l-Hasen-El-Bekri, le cheikh El-Baikouri' et leurs collègues. El-Laqqâni lui délivra des diplômes sur toutes les matières qu'il enseignait soit d'après ses

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