CHAPITRE DIXIEME
propres sources, soit d'après celles de ses maîtres. Il me* délivra les mêmes diplômes écrits de sa main. Mohammed était né en 913 (1507); il mourut au mois de redjeb de l'année 991 (août 1583)-.
El-'Aqît-ben-Abdallah-El-Ansaininani, le Messoufite, originaire de Takeda, village peuplé de Senhadjiens à proximité du Soudan. Jurisconsulte avisé, intelligence fine, esprit vif, il s'adonna à la science. Il avait la langue affilée. Il est l'auteur d'annotations dont la plus remarquable est celle qu'il fit sur ces paroles de Khelil : « L'intention de celui qui jure doit être spécifiée. » J'ai abrégé cet ouvrage en y ajoutant des citations prises à d'autres auteurs et en ai fait un volume auquel j'ai donné le titre de : Tenbih el-oudqif'ala tahrir khomHt niyatou H-hâlif. Il avait publié aussi un traité sur l'obligation de la prière du vendredi en commun dans le village d'Ansammani, contrairement à l'opinion d'autres auteurs : c'est lui qui avait raison. Il est également l'auteur des livres : El-djaoudb el-medjdoud 'an as'ilat elqddi Mohammed-ben- Mahmoud ei Adfouibat el-faqîr 'an asHlat el-émir^ ce dernier en réponse à l'émir Askia-El-Hâdj-Mohammed, et d'autres ouvrages. Il reçut les leçons de El- Moghili, de El-Djelàl-Es-Soyouti et d'autres maîtres. Il eut une discussion avec le hafid El-Belbàli sur certaines questions. Il vivait encore aux environs de l'année 950 (1543).
Abou-Bekr-ben-Ahmed-Bir-ben-'Omar ben-Mohammed-Aqît, Tombouctien de naissance, il fixa sa résidence dans la noble ville de Médine. C'était mon oncle paternel. Il était bon, doué d'une belle voix, réservé, ascète, pieux, craignant Dieu. C'était un saint béni connu par ses vertus, et d'une piété, d'une réserve, d'une bonté évidentes. D'une foi solide, il pratiquait beaucoup l'aumône et la bien-