‹ Tarikh es-SoudanChapitre 7 sur 405 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

ricorde ! » formule qui ne s'emploie qu'à l'égard d'un personnage mort, et qu'il faudrait attribuer à la plume du copiste, fait bien rare si tant est qu'il se soit jamais produit. Enfin il est question dans cet ouvrage de la mort de Ahmed-Baba et page 333 de la traduction on trouve cette phrase bien significative : « Dieu avait décidé que Ahmed-Baba serait enterré au lieu où il était né. » A côté de ces preuves d'un caractère négatif, il en est qui sont beaucoup plus positives : page 325, l'auteur parle de sa naissance ; ailleurs il indique la mort d'un certain nombre de ses parents, etc.

Du reste, bien qu'ils soient d'une date assez ancienne et d'une famille différente, les deux mss. A et G, sont tout à fait affîrmatifs sur le nom de l'auteur. Sur le recto du premier feuillet du ms. A on trouve non seulement le titre de l'ouvrage et le nom de son auteur, mais encore une courte biographie de ce dernier. Et le ms. G débute par ces mots : A dit l'auteur de ce livre, Abderrahman-ben-Abdallah, etc.

Aucune hésitation n'est donc possible sur ce point. Tout au plus pourrait-on dire que Es-Sa'di a reproduit d'abord une œuvre de Ahmed-Baba, puis qu'il y a ajouté, en guise de supplément, son travail personnel. Mais, même réduite à ces simples proportions, une telle assertion est inacceptable. Du moment que l'auteur a cité Ahmed-Baba à plusieurs reprises et sans le moindre ambage, on se demande pourquoi il ne l'aurait pas fait ailleurs s'il lui avait emprunté ses propres paroles. En outre on ne remarque pas la moindre dif-

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