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La prière du coucher du soleil

gnait à la mosquée jusqu'à V^acha^ et alors il rentrait chez lui. J'ai même entendu dire qu'il venait toujours à la mosquée à la fin de la nuit.

Esprit subtil, sagace, fin, éveillé, méticuleux, prompt à la risposte, rapide à comprendre, d'une intelligence lumineuse, il était taciturne, silencieux, grave. Parfois cependant il se déridait ou encore il lançait à ses auditeurs quelque trait qui témoignait de sa supériorité intellectuelle bien connue et de la promptitude de son entendement. Il avait appris l'arabe, et le droit avec deux vertueux jurisconsultes, son père et son oncle maternel.

En même temps que son frère, le vertueux jurisconsulte Ahmed, il se fixa à Tombouctou. Tous deux suivirent assidûment les leçons des jurisconsultes Atimed-ben-Mohammedben-Sa'ïd sur le Mokhtasar de Khelil ; puis ils partirent en pèlerinage à La Mecque avec leur oncle maternel. Dans ce voyage ils rencontrèrent En-Nâsir-El-Laqqâni, Et-Tadjouri, le chérif Youcef-El-Aumayouni, El-Barahamouchi^ lehana fite, l'imam Mohammed-El-Bekri et d'autres savants et profitèrent de leurs entretiens. Ils rentrèrent dans leur pays lors de la mort de leur oncle maternel et, après avoir accompli le pèlerinage, ils s'établirent à Tombouctou, où ils étudièrent, sous la direction de Ibn-Sa'ïd, le droit et la tradition. Ils expliquèrent avec lui la Mouatta^ la Modaououana^ le Mokhtasar^ etc. Avec mon père, ils étudièrent les osoul, la rhétorique et la logique en expliquant les Osoul d'Es-Sebki et le Telkhis el-miftah^. Puis, après la mort de son frère, Mohammed seul étudia également avec mon père les Djomel d'El-Khoundji. En même temps il se livrait à l'enscigne-

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