FA A
éorépa, “Eoxepoc ; cf. Wesper, Vespera ; KT IE) — Mmesperit — déesse de la sixième heure de la nuit faisant partie des guides de Ra (°) (Livre de ce qu'il y a dans le Douat; édit. E. A. W. BUDGE, Londres 1906, sect. I(=T. I, p. 12; I p. 21, PRE 23 PSE (0 120 NON AR p. 98 et 148).
dv — couche, li > 2 | ss <S- — Goun — dormir, sommeiller (6e
eddw — étre couché, dormir \ "Y%"
fon (ño-par; cf. Go-ta) ; sscr. 4s-a#7 ; V às- — étre assis ; [ TA —= lieu ; siège ; place (3) ;
réactions analogiques qui ont amené un esprit rude là où rien ne le justifie, du moins én Egyptien. Il n’en faudrait, cependant, pas en conclure qu'étymologiquement cet esprit rude était injustifié, car le mot pourrait fort bien n’être pas plus égyptien que oïvos n’est grec.
Se trouve eu Egypte dès les plus anciens textes.
(1) Terme peu clair tant en Grec qu’en Latin, en Celtique et en Lithuanien. Se retrouve peut-être en Slave et en Arménien (cf. D.E). Origine vraisembl. religieuse. Pour le m égypt. = F, cf. s. v. xxros et se rappeler la permutation fréquente en graphie cunéif. de "” et de w. En Asianique ces phonèmes sont voisins. A noter qu’un dérivé
ee | prob. de ce mot — \ | #espertiou (plur.) — chaudronniers, est
en rapports avec la technique métallurgique. Ecxesa était une ile colonisée par les Amazones (Diop., III, 53, 4) ; et Esreot, Esrecos sont des noms préhelléniques (cf. Diop., IV, 27 ; ANAxIM. ap. PLINE, IV, 12, 20 ; Diop. IIL, 60 ete.)
Époque : Nouvel Empire thébain (plus anc. rédact. connues) mais sûrement plus ancien. Le texte étant un texte liturgique, se rappeler que les Hespérides sont en rapports avec la légende [préhellénique et théo-cosmologique] d’Héraclès.
(2) Terme peu clair en grec (cf. D.E.). Les dentales occlusive et nasale se confondent assez facilement; cf. edw et sw; cf. en phonétique d’Asie Mineure : AvLoy lu 12977 (m. plur.) et NT ; Ôdtxat6h0YOs et DaNp 3 (DALMAN, s.v.v.). La propension des idiomes asianiques à la nasalisation et la sonantisation (cf. chap. II, in fine) favorisait nécessairement le passage d’un phonème à l’autre. Pour l’‘ cf. s. V. épnis, cette particular. suscitant les mêmes observat. Quant à ev et à sa transcript. égypt. cf. (à basse
T a époque) abeÿotuws = HER l ec Es D ke — dpsäouousatäasa (Revue Egyptol., XI, p. 185).
Rappelons que dormir après plusieurs nuits de traversée sur un bateau peu confortable est le besoin le plus urgent du passager. Le passage de ce terme s’explique donc aisément.
(3) Cette te est indo-européenne ou, du moins, très ancienne en i.-e. Mot courant, de transmission facile. Voir Ç IH.
Fe trouve en Egypte dès l’origine, l’hiéroglyphe désignant précisément un siège ;
autre lecture ie K — hetem, ayant, comme ua, le sens de se tenir immobile (ëxi dippw 1910; Il. XVI, 402-3), rester inactif, être posté, etc. Cf. par ex. Papyrus, C. AUTRAN. — Tarkondemos. 7
: Tunog <C * F0 ; SCT. âçva-b ; equus ; DD —= SW$ (à partir du livre
des Juges) ; TX ses ; EN [ K (plur. | collect.) smsm
— chevaux (*) ; sädoe, 4880 — cruche (HÉRODOTE) ; T2 — had — — d° — (toutes époques)
a na O Ua]
= A nm —=ged — même sens Œ)s A aäavvr = roseau, d'où avec — corbeille ; FR IE gennd et hp — gänéh
no 10188 du Brit. Mus. 1. 21 #eler âa betem tou m àrououk — le dieu grand siège dans tes cérémonies (W. BUDGE, Egypt. read. book, Londres 1896, p. 56, 1. 10). L'origine technique et fabrile de ce mot explique probablement sa provenance allogène. Pour l’hiéroglyphe lui-même, cf. Grirrir, Beni-Hasan, I, fig. 86 et commentaire, ainsi que s.
a fig. 65 (déterminatif fréquent de [| 1 Ant Partout, et surtout en Orient, tout mobilier est un luxe, il ne faut pas l’oublier ; sur-
tout les sièges, dont il est si facile de se passer et qui, au début de toute culture, ont commencé par être l'apanage des grands seigneurs. Cf. notre trône (cf. grec Opävos, Bpivos) qui désignait à l’origine un simple escabeau, un siège. Cf. encore les représentations figurées du moyen âge montrant le seigneur et sa dame, seuls, sur des fauteuils, cependant que leurs familiers sont assis autour d'eux par terre. De même, l'usage, encore vivant dans nos bureaux ou administrations, d’une hiérarchie des sièges selon le grade de l’occu-
pant, L'importation de mobilier est un objet constant d’activité pour les commerçants
étrangers. Aujourd’hui, en Egyptien moderne, la plupart des termes relatifs au mobilier sont des emprunts : cf. AxKat, nd , Ss, RATER TE SOLARIS (cf. S, Sriro, An Arabic-English vocabulary, etc., Cairo-London, 1895, s. v. v.); cf. hétéen : aÿatar : demeurer, être assis, s'asseoir —= assÿr. aÿabu (sémantiquement).
(x) Mot anormal en grec et en latin (cf. D.E.). Emprunt commun des langues classiques, de l’hébreu et de l’'égyptien au fond asianique. Le terme est p.-ê. d’origine religieuse. Cf. le rôle du cheval dans le sacrifice védique (A. BERGAIGNE, Relig. véd., index ; $, v.) ; il jouait également un rôle important comme animal de présages chez les Etrusques (Servius, C. Enéide, III, v. 537). Le code d'Hammurabi n’en fait pas mention. Par
contre, le cheval devient fréquent en Mésopotamie à partir de l’époque cosséenne. Jus-
qu'ici, n’a été constaté en Egypte qu’à partir des Hyksos (cf. G. DARESSY, An. Serv. Antig., t. XV, 1915, PP. 259-268). Sur l'origine étrusque [au moins en partie] de la cavalerie romaine, cf. E. BELOT, Hre des Chev. romains, Paris, 1872, pp. 95 sqq. et 110. La race des chevaux cappadociens est, aujourd’hui encore, très estimée (cf. E. CHANTRE, Mission. p. 42). Certaines tribus caucasiennes, chez les Cerkesses, par ex., sont spécialisées dans cet élevage. L’on peut songer à rapprocher le thème *aq"- du grusinien aburi, — étable à chevaux, si ce terme même n'est pas un emprunt. La forme égyptienne parait être dérivée par un intermédiaire $-w-$, sans voyelle prothétique, de la forme hébréo-cananéenne : DD. Remarquer le flottement caractéristique 1, entre l’Eg. et l’'Hébr. et cpar. avec mespert — Fesrépa — Vesper ; MEN — vin, etc. =
(2) Récipient. Cf. note sub Bardvov. Mot venu prob. à l’occasion du commerce de vins des « Phéniciens ». Cf. HÉRODOTE, IL, 6.
Époque : langue classique.
3502 a 2e dir SR PA EE F 10, AS x | “ & Ê t VF ei 2 . A É è
— même sens (toutes époques, mais paraît postérieur aux Juges) (:) (SETHE, IV, 1146) ;
#ôrtw — frapper, couper, détruire ; an b-b-1 — frapper, abattre (Juges
&£. A ou Royauté); po $ khept — abatire, détruire (>) (Rec. de Trav. UT (1882) p. 116, 1. $ ; Papyrus de Leyde, édit. GARDINER, 1909; 162)
Acipuov = lis ; Ÿ K 1 11 harretou ou hleletou (copte 2pHpe) = fleur () Brucsc, D' hiérogl. IT, p. 985 : infrd) ; |
“hibavos — encens (HÉRODOTE) — ñ329 Fbonah (postérieur à la Royauté)
ns. tu l l e) ave She — niouben ; même sens (+) (Ibid. p. 781);
(1) Mot d’origine peu claire, soit en sémitique soit en Breci(i DE)
Se trouve déjà dans le Sumérien £/##.
P. le terme Egypt. cf, ERMAN, Ag. Gramm5., p. 46.
Époque : Egyptien classique.
Relation prob. avec corbeilles et emballages" pour marchandises.
(2) Terme p.-ê. militaire ou de métier ; relation avec instruments contondants. Le 4
final paraît avoir été perçu comme faisant partie de la VE Cf. de même l’Hébreu post-biblique qui, sur vosos a fait DD3 (Pi‘el), DD2InN, etc, Je reviendrai sur ces vocables plus en détail dans Sidon et Canaan.
Époque : Le prémier des textes cités se place vers la xie D, donc sous l'A. E,
(3) Ce mot a été signalé depuis longtemps comme faisant partie du vocabulaire méditerranéen. Le lys faisait partie du costume de cérémonie du roi-prêtre de Cnossos (cf. LAGRANGE, Crète ancienne, Paris 1908, p. 12 et v. HELMUTH TH. BOssERT, Altkreta, Berlin 1921, PL. 74). Il y fait partie des thèmes ornementaux ({bid., PI. 41). Au p. de vue lex, cf. D.E.
Époque : Egyptien classique.
Terme d’origine prob, sacerdotale à cause des idées de pureté que cette fleur implique,
(4) Aromate, donc oriental. Ce commerce, nous le savons par Strabon, était entre les mains de « Chaldéens » d’origine (XVI, C. 766). Je me réserve de démontrer plus tard que ces Chaldéens ne sont autre chose que d’anciennes colonies commercantes asianiques. Quant à l’origine absolue du mot elle est impossible à déterminer. Il peut s’agir soit d’un ancien district producteur, soit d’un vocable arabe antérieur à nos plus anciens monuments, soit d’un vocable « chaldéen », Pour l/, cf. le méditerranéen ATpOV —
YÉtpoy (BruGM.-TH.4 p. 157) = Nn°2 (Lévy, {W.-B. P. 134b) = % neter. Le n
ho asiano-égéen paraît s'être beaucoup rapproché du /; cf. par ex. Su AN Las == senhem — sauterelle et hébreu E2y90 (cf. p. ex. ERMAN, Ag. gram.s, p. 66, S 113); Ed
Awéa et aram. NYNJ; nummus et N2) : (DALMAN, W.-B., I, s.v.v.); cf. encore ; Ton? Te
PS PP CRE en 2°: E Fr L POSE 0 PR UOC RNA OR LT ETS ne
Les < 100 CHAPITRE Il : à ce . es ; die — lion ; WY — laix (Job; Esaïe; style relevé) — (l2= I/i
Kç (D. Ant; Âc. Axa) étoffe de lin ; ee | l)— — l/,ifà — vétement, tunique ; ceinture (?) (Rev. Egypt, XL, 178 ; — I, 2; XII, 63 — I,
13) ; * ta — mégar. p330a (HÉRODOTE) — galette (le plus souvent sacrificielle) ;
ni pain (généralement : axyme, pour les offrandes ou les fêtes) — massah ; (toutes époques, mais parait dater au plus tôt des Juges) ;
K re met — même sens (5) ;
l'expression fréquente du 2 par un K MA (— an) en Egyptien (ERMAN, op. cit. 6 108, p. 63).
P. le terme égypt. cf. le glossaire d’Erman.
Époque : Egyptien classique.
Ce terme me paraît avoir pénétré à la faveur d’infiltrations religieuses.
(1) Mot peu clair tant en Sémitique qu’en Grec. Terme de chasse et d'histoire naturelle. On sait le large emploi qu’Asianiques, Mésopotamiens et Égéo-Mycéniens ont fait de cet animal dans leurs motifs décoratifs. Le lion sert également d’excipient à diverses conceptions fantastiques, chimères, griffons, etc., fréquentes tant à Rhodes (cf. l'ouvrage récent de SvoroNos, Rhodes, capitale du Dodécannése) qu’en Etrurie. La chimère de bronze
du Musée de Florence a même sa contrepartie exacte sur une faïence reproduite par Svo-
ronos. La vocalis. hébraïque est, bien entendu, celle de la Masore. Cf. le géorgien lomi, même sens. L'on peut suspecter un original *lom/wi-, “lam/wi-.
Époque : ?
(2) Terme de confections, tissage, habillement et anal. qui, encore auj. en Egyptien,
sont d’origine allogène ; cf. p. ex. Qt, ext di, abs, S, SD,
sw, etc. Cf. de même en grec : Gbosos, O006vn, Eavds, (Oéo(s)avos, x4p7a006, aurov, mémo, etc. ; Hébreu 12, TON, D37, etc., dont l’étymologie n’est pas plus claire. Ce commerce, on le sait, est l’un des plus importants pour la pénétration d’un pays. Il a fait — et fait encore, entre autres — la fortune de Manchester.
Époque : Papyrus magiques de Londres et de Leyde. Cf. suprà à ce sujet.
(3) Terme dont l’origine est à la fois, religieuse, « céréaliste » et << à la technique
agricole. La plupart des vocables de ces catégories : äptos, aôro, uata, réÂn, oitoc, .
rodyos, etc., sont également soit d’origine inconnue, soit d’étymologie peu claire en Grec. Lydiens et « Phéniciens » excellaient, on le sait, dans la panification (ATHÉNÉE III, 112 b-c)et la diffusion du culte de Demeter est l’œuvre d’asiano-égéens. L’Hébreu prête aux mêmes observations (cf. index s. v. uäta). D'abord céréale et aliment sacrés, le blé et ses dérivés sont tombés ensuite dans le domaine commun.
Se trouve en Egyptien dès les textes des Pyramides (Ounas 111/111a— Neferkere 420-
420 a [éd. SETHE, Spr. 118]) avec une valeur religieuse. Le déterminatif & ne laisse aucun doute sur le sens du terme. L’on peut donc affirmer la présence de la äÿa en
TRQ"U : DIFFUSION DE SON NOM IOI RE AA MATE — Mer; TT mer — bassin d'un port, port, quai ; amas
d'eau (*); cf. le Géorgien mari — élément salin, mer ; marili — sel.
| wäyn —= combal ; LÉ “?: mä$aou — troupes, soldats ; Kell-
— frapper, baitre () (Brucscx, IL, 612 ; K. SeTHE, Verbum 1, 396 etc.) ;
péyapoy — creux en terré, salle, chambre, demeure seigneuriale ; W%9 grotte,
caverne (date prob. des Juges) [GENÈSE XIX, 30; XXIII, 9; Jos. <=? \ ON CT UE DS AMEX XIV 416 |: NAN | ie 11
Egypte, à titre d’offrande sacrée, dès l’époque de la rédaction du Livre des Pyramides ; soit, aux environs de la re dynastie, au plus tard. L'on remarquera que la forme égyptienne se rapproche davantage de la forme sémitique en V — T/2 et de la forme mégarienne uäd5« dont le phonétisme est, vraisemblablement, carien. Pour les hommes de Xharou en Canaan, v. mes « Phéniciens ». Index, s.v. Est-il besoin d’ajouter que chaque groupe d'immigration apporte avec lui, non seulement ses rites religieux, mais aussi son ordinaire. Cf. dans l’égyptien actuel les termes allogènes : Lu, Net ER MS, eV), etc. Quant aux relations de l'Égypte avec des éléments asiano-Éégéens dès l’époque des textes des Pyramides, cf. mes « Phéniciens », Index, s.v. Ha-Nebou.
(1) Ce mot, bien qu’il se trouve dans un certain nombre d’idiomes indo-européens, n'est pas absolument clair. Oélarra ne l’est pas moins. L'Egyptien est peu marin, on le sait; ce n’est, d’ailleurs, qu’une partie infime de son pays et, de tous temps, la plus internationale qui se trouve en contact avec celle-ci. Les mots indigènes qui désignent la mer {l’on ne parle pas des périphrases comme la « très verte »] sont, pour la plupart, des extensions sémantiques du nom de fleuve. Je ne pense pas, au reste, que N\
doive être rattaché à [== dterou (ERMAN, Glos. 1904, p. 18), car le processus phonétique de cette métamorphose ne paraît pas conforme à l’évolution articulatoire de l’Egyptien. Existe dans le sens de Zac, bassin dès les textes des Pyramides, cf. p. ex. P. 484. 485 (Spruch 266, no 359); Ounas 533 (— Spruch 279, n° 420 a) etc.
(2) Terme militaire, d’origine vraisemblablement asianique, les mercenaires Cariens et similaires ayant formé, à partir du Nouvel Empire et, probablement, même, avant cette époque, le noyau de résistance des troupes pharaoniques. La supériorité d'armement, de bravoure et de technique des peuples d'Asie Mineure sous ce rapport est bien connue, Je tiens les deux mots ma&ÿäou et mekhi comme des doublets l’un en kb, l’autre en $, vicissitude phonétique dont il existe en Egyptien, dès les plus auciens textes, d’innombrables exemples (cf. ERMAN, Gram.5, $ 112, p. 65 et n'importe quel dictionnaire hiéroglyphique). Le terme grec est d’origine obscure et, selon toute apparence, asianique également. [Voir à ce propos les Conclusions générales à la fin du vol.). S
Époque : Egyptien classique. Le sens primitif du verbe Ke fl l A = mâkhai paraît avoir été celui de brüler ; cf. BRUGSCH, Loc. cit. s,v. et homér. Ôntorns (<L Üaiw) — combat. Aujourd’hui encore, la plupart des termes techniques militaires égyptiens sont allo-
— (Rec. de Trav. XI, 69), mâgartäou (plur.)— même sens (5) ; aussi RS a J UN N Ce l EAST
oènes, presqué toujours turcs : cf. p. ex. ab. — bataillon, SU — compagnie de soldats, $s = infanterie, CI étendard,” drapeau (aussi 5). Fait qui intéresse tout particulièrement les linguistes, les commandements, à l’exercice, se font en Turc, cet idiome ayant un caractère plus net, plus énergique que l’Arabe. Le « wne-
deusse », même, est turc, les mots Wabid et 1inên ne s’y prêtant pas. L'on saisit là sur le vif, l’une des raisons qui ont provoqué l'introduction dans la série numérique, surtout parmi les unités, bien plus fréquemment usitéés, de vocables étrangérs. En un cas de ce genre, le vocabulaire des femmes a, forcément, peu de chance de subir la même contamination ; ou, s'il la subit, c’est par contre-coup. ,
(1) Terme d’origine obscure en Grec, de même en Hébreu. Les doutes de Boisacq quant à l'étymologie sémitique ne s'imposent pas. Mais, à notre avis, il s’agit d’un emprunt bipartite à un tiers groupe asianique (prob. le Carien). Origine vraisemblablement religieuse (cf. ce qui a été dit plus haut à propos de Towyÿhodirn). Pour le sens liturgique, cf. PorPHYRE, Antr. Nymph. 3, avec 20. Le mot se retrouve dans le bilingue de Sardes 1. 2 avec le sens de caverne funéraire. P. les cavernes dans le Caucase, voir Géographie Bong, art. Caucase.
es [EN TS
La forme J UN K = l = se trouve sur la Sfèle dite d'Israël 11 (= Ag. Zitschr., etc. XXXIV). Noter l’équivalence b/m. — Appartient à la langue classique.
Pour l’affinité de la nasale labiale avec l’occlusive.en grec (cf. BRUGMANN-TH4. pp. 128 et 156-7). Cette affinité est particulièrement accusée dans le lexique asiano-égéen et étrusque, où ce son passe parfois au 8 (= sorte de w), rendu en Latin par f. Cf. les ex. bien connus : L6AVÉdOS et BoA:Bos, plumbum, BôpuaË, Bépuar, Goutxac (pour ‘[[riooutzas) et latin formica. [Mot signifiant prob. la « vésicante », par allusion aux émanations d’aldéhyde formique si caustique. Nous aurions, en ce cas, affaire à un traitement spécial du g“hindo-européen qui a donné ssc., gharmäh — chaleur, 0epu6s, formus, etc.]. L'on sait que la phonétique des gutturales labio-vélairés est particulièrement anarchique en Grec (cf. K. BRUGMANN, Abrégé de gram. comparée etc. trad. MEILLET-GAUTHIOT, Paris, 1905, pp. 174 et sq.). De ce trouble, la pénétration des éléments helléniques par des éléments asiano-égéens paraît avoir été l’une des causes principales. Cf. le Lycien KafBis = Kaùts (P.-B.); Zeba[n] — Grec : Etunva (LITTMANN, Sardes, p, 15, d’après BuCKLER) ;
Telebehi et (prob.) Teheunsooç (Catal. Brit. : Lycia etc, ; pp. XL et 29). De même, des
noms d’origine vraisemblablement asianiqüe, comme Cebenna = Kéyueva (FORBIGER HE, p. 117; le flottement G/K de l’initiale est egalement un indice de la même provenance). En Italie, cf. Subocrinus = Summocrinus (SCHULZE, p. 531) ; Wipinas, Vibina, Vipenna, Viveuna, Vibinnal, Vipinal (p. 101-2) et l’on peut ajouter . Viminal ; etc. Cette anémie de la labiale a subsisté en Iranien (cf. JAKSON, op. cit., pp. 62 n. et 82:3). Je serais assez porté à considérer comme une survivance de ce phonème labiäl propre à l'Asie Minêure asianique (phonème fluant pouvant se rendre par p, b, f, v, m,.selon Ls sujets parlants) la substitution, encore inexpliquée, du 7 au Ÿ que l'on constate dans les Ps. alphabétiques (2$ et 34 et dans JÉsus-SrrACH). * à, en effet, été omis à son rang mais reparaît in fine après le n. Phénomène d’autant plus remarquable qu’il a pour corrélatifen grec la présence de l’v après le +. Or, l’on sait qu’en Crète le v servait à l'oc-
ne PER A :
TRQYU : DIFFUSION DE SON NOM 103 N el uév-w — demeurer, rester, être ferme; manere; un — men — demeurer, rss | rester, être stable, ere établi ; cf. "T° = men-t : ce qui est ferme, stabilité ; pouvoir établi ; AN il — mennouou — les choses qui demeurent ; propriétés ; possessions ; ai = Mennou —= ferme, ES permanent, et anal. ; EE —= In menti — en permanence, (ar | ï
régulier ement, ee D — men db — ferme de cœur, hardi, brave, résolu ; ile, HE tebti — ferme de semelles, ou de sandales — déterminé, persistant ; pu — men — ce qui est ferme
— firmament, ciel (*); *uv& — mine (mesure) (HÉRODOTE) ; M9 — manéh (I. R. I, 17) —sumé- LE OP Sn rien : mana; B'eNÙ @, 11 —= mennouinäou (Plur.) ; même
sens (2) (À. Z. 1905, p. 103; BrucscH, D. H. II, 640);
casion, à l'expression graphique du F (cf. BRuGM.-TH4.. p. 44, $ 20). Cf. avec le 8 lydien dans A4A83 — 7720 — Sardes!
Dans le cas ou «dd et setd seraient deux formes dialectales d’un même archétype, comme il me paraît très probable, nous aurions encore ici un exemple de cette labiale fluante. La présence de ped — pied en Egyptien (cf. infra ; réda — « sur les talons de » — « sur les pas de », après, à la suite de, donne quelque probabilité à cette interprétation. P.la dentale, cf. ce qui a été dit chap. IT). L'action du phonétisme asianique n’empêche pas le mot d’être indo-européen, le. fût-il d’origine, ce qui semble probable. Noter, toutefois, que pied, en géorgien, se dit pebi. Il peut y avoir eu contamination d’une forme à l’autre.
(1) Si une Vi peut passer pour « grown in » l’Indo-Européen, c’est bien celle-là. L'idée de durée, de durabilité, de permanence, de solidité morale et matérielle est une conception déjà très abstraite, philosophique, élevée, qui correspond, en outre, sous le rapport concret, à une technique en pleine possession de ses moyens. Ce qui a été dit à propos de as-f s’applique en grande partie ici.
Ce terme se trouve en Egyÿptien avec ce sens dès les plus anciens textes. Les locutions courantes dont nous l'avons illustré ne laissent aucun doute sur l'identité absolue des sens en 1.-eur. et dans la langue des Nilotes.
(2) Ce terme, qui n’est ni grec, ni sémitique, ni égyptien, se trouve, comme on le sait, déjà en sumérien (cf. par ex. S. LANGDON, The Sumerian law code compared with the code of Hammurabi, JRAS 1920, Oct. pp. 489-515 ; p. 498).
Pour l’'Egyptien, cf. les lexiques.
Époque : Egyptien classique.
Le mot grec pv& est l’un des rares qui ait conservé sans si Eee la bourdonnante asianique que le latin a rendu par mina. Original asian. prob. *mñna.
ép. poét. péosoc > att. pécos — « silué au milieu » ; au neutre : impartia-
lité, équité; sscr. mädhyah; lat. medius; | — meti = (le) milieu FD (Q)
(aussi Kell- UE 1] | — mel(i) hru — mi-di) ;
D à l | es meti — ce qui est droit, ce qui est juste; l l a})
FD nl il . + , 4 ‘à PAT Î | 6 metit — intégrilé, équité; |] | O 1 — metiou hapouou — des décrets équitables etc. (*) ; vnyavn = moyen, truc »; machina ; N22 Chruc » [porteur] (I. Rois VII,
—— 27-37) ; UT NT — scie où plus probablement vrille à
archet [cf. déterminatif] (proprement : mécanique, outil) (?) (Âg. Ztschr. 1868, p. 38);
vies — fil; cordelette ; corde d'un instrument; | = met; @ #nelou — corde (5) (P. 611. SeTHE Urk. I, 77. Brucscx D. H. Il, 730);
vaïs ; acc. v#ipla (ion.); sscr. nävam; lat. nâvem < nomin. nâvis ;
(1) Mot indo-européen [d’origine ?] mais dont le détail phonétique (-s(5)- intervocalique) reste peu clair. Terme de mesure, de proportion, scientifique et moral. Le latin medius (avec d), rapproché de uéosos, suppose un emprunt commun à un tiers groupe possédant la forme *mebos, *mepios. La présence de ce vocable en Égyptien est intéressante au double point de vue technique et éthique (mesures et droit).
Les locutions égyptiennes indiquées ont pour objet de montrer l'identité absolue des sens.
Se trouve en Egyptien dès les plus anciens textes [Textes des Pyramides réservés dont nous n'avons pu faire un dépouillement intégral].
(2) Terme essentiellement civilisé. Origine trouble tant en Grec qu’en Hébreu (cf, D.Ë). Emprunt commun à un tiers groupe asianique (sur ces mots, voir RENAN, Hist. du Peuple d'Israël, Paris, 1895, t. Il, pp. 33 et 156-157); vocable d'ingénieurs et de techniciens, au même titre que notre moderne correspondant : machine. Les mots de ce genre sont, naturellement, tous d’origine occidentale dans l’Egyptien contemporain :
Certes piston ; L4b — valve ; EL ou ) al — Vapeur, machine (désigne aussi bien un sfeamer qu'un framway électrique, une locomotive routière, un aéroplane, un moteur Diesel à pomper l’eau, en un mot toute chose étonnante, marchant toute seule, faisant du bruit, et susceptible, le cas échéant, de vous sauter à la figure si l’on ne fait pas attention ; etc. Le mot correspondant à pnyévn, étant ancien dans le pays, a donné naissance au verbe US — meltre en mesure, fortifier, aider ; ,. GT — étre capable, trouver moyen de ; Lys) (D) étre mis en mesure de ; A — possible © à peut-être [s.-ent. y aura-t-il moyen de] adverbial, Qrs — acle de rendre possible, etc. (V. lex. de Spiro).
Epoque : Moy. ou Nouv. Emp.
(3) V. note relat. à Àk 2. Etym. inc. (cf. D.E.).
Époque : Langue classique.
F À I L — nebi — faire naviguer un bateau ; embarquer ; « char-
ger » ; bateau (Rec. de trav. XXXIIE, 6);
ve Flo — nager (— prob. *variw) ; sa J'e — nb — nager () (Brucscu, D. H. IL, 747, 750);
vétve —= cadavre ; nec-o = tuer ; cf. 123 = n-k-y; 122 —=n-k-b, frapper
MAMA (toutes époques); —; — #ek — frapper, injurier, outrager, assas- AMAAAA X siner ; var. 4 < nn — frapper, taper, tuer (?) (Brucscn, l.
ANA AMAM vélrlos — sscr. nävah — novus ; HA K$ — nemaou ; / x
nemai — être nouveau, fleurir à nouveau (cf. notre renouveau) (5) (nem a le sens de revenir, se répéter etc. ; voir les lexiques). Cf. en outre : ReueErXTT 10:23 XIV; 36 etc. ;
Elgoc(-ous Ç 0 «( s ) glaive; aram. NOD ;, cm 2 khepes — mème sens ; peut-être var. oxi90s
aussi :
(x) Se trouve en indo-europ. Y est-il original ? Le rapport avec yéw nager paraît confirmé par la comparaison avec neb — nager. Dans le vocabulaire maritime, nager à le sens de ramer et de naviguer encore aujourd’hui lorsqu'il s’agit de navigation à rames. En un temps où la rame était l'ordinaire (cf. encore HOMÈRE), la sémantique rapprochait intimement les concepts de naviguer, nager et navire. Les doutes de Boisacq nous paraissent donc peu justifiés et va5<-nävis — selon nous (le) nageur.
Époque : langue classique.
(2) Terme qui s’internationalise aisément. Rixes, usages violents que la pénétration d’une civilisation supérieure pourvue de bonnes armes, accompagnée de liqueurs fermentées, de richesses et de moyens de corruption, et où les aventuriers de toute nature ne manquent pas, commence toujours par développer. Se trouve représenté en i.-eur. Y estil original ? Il est possible que le mot ait une origine religieuse et juridique ou militaire.