‹ Tarkondemos. Réflexions sur quelques éléments graphiques figurant sur le monument appelé "Sceau de Tarkondemos."Chapitre 52 sur 69 · DUR · texte numérisé non relu

DUR

Cf! Zappas—= Tuposs (Et. de Bvz.).

Cf. Zwpa — Tupos ; (Ët. de Byz. s.v. Zoÿpa).

L] Cf. Apados <T*Appaÿos = *Apuadoc ; (avec voyelle semi-vocalique

Bibl. : TT

Bibl. : os ou spl Av

Bibl. cf. suprä

Bibl. cf. supra

Assyrien : Armada Aruada Tell-el-Amarna : Ar-

semi-sonante #/w) ; se|wada

retrouve aussi sur le golfe Persique désignant l’une des métropoles antiques des « Phéniciens » (STRA- BON XVI, C. 766 ; 784) et désigne également une ile crétoise (PLINE IV, 12,

Cf. T'afa (aussi AÇa), qui reparait en Thrace, en Éthiopie, et en Sogdiane.

Cf. DPI

ville des Philistins, nation que nous retrouverons plus loin.

Bibl. : FIN

Assyr. : Hazzatu Hazzutu Haziti Azzati Hazati

Bibl. : 557

Phén. : 173

Siddu, r. de Nuoro (Monte di); localité à nou- Bibl. : {7%

raghe (*). | Ty Assyr.et Tell-el-Amar-

na : sidünu Adoni, r. de Nuoro (Sardaigne) (1. à nouraghe)(?). Cf. Adwvts (n. pr.). Bibl. : PIN Phén. : IN

Tell-el-Amarna : Adü-

na (n. pr.) (3)

Sarona, r. de Côme. Cao), Bibl. : fn Sarone, r. d’Udine. Phénic, : vw

Moab. : al (sde

Accu Semida (Riu), r. de Cagliari (5). Cf. Axxo Bibl. : f2y An. Phéne: 7 Ce nom est en rapport| Égypt. : Aka avec la légende d’'Héra- Assyr. : Akkü CIS ÉET DE BYZ> SV) mais, bien entendu, l’historiette étymologique du

(1) Pour la finale nasalisée, cf. ce qui a été dit chap. 1, in fine. Cf. également l’étrusque aplu — "Aro Awv, Le nom de Zôwv reparaît en Coœlésyrie où l'influence anatolo-hétéenne a été profonde. Genèse X spécifie, d’ailleurs, que Sidon est frère aîné de Het (v. 15), en d’autres termes, qu’il se rattache au même stock de populations, mais qu’il s’est établi dans le pays sidonien antérieurement à celui-ci. Enfin, suivant SANCHONIATHON (PHiL. DE ByBL. fr. Il, 21), ce nom serait originaire de la côte Pontique et en relation avec les origines de l’hymnologie religieuse : *Azo dè roù [ldvrou yivstat Edo, n xa0° üxepfBoknv edpuvias rouzn Ouvoy os edge, xTA., embellissement rituel que la tradition grecque attribue au monde asianique et thraco-asianique (cf. HÉRODOTE IV, 35).

(2) Je remarque ici, une fois pour toutes, que les noms de la plupart des localités à nouraghe renferment des éléments constitutifs identiques à ceux des noms propres asianiques.

(3) L'étymologie de FIN est inconnue (cf. GESEN-BuxL et Kônie, WW.-BB., s.v.). Ce nom se

EX —__— retrouve en étrusque (cf. infrä) et, possiblement dans r MS" äten égyptien, écrit quelquefois | el le äteni (cf. Brucscn, Dict. Hiér., I, p. 141). Ce nom reparaît p.-ê. en étrusque (cf. Afuni), dans le monde arméno-cappadocien (STRABON XI, c. 529), en Phrygie (ATHÉNÉE XIV, 624 b.) et ses rapports avec le monde « phénicien »-asianique sont indubitables (cf. par ex. HÉSIODE ap. APOLLODORE II, 14, 3). Il incarne, d’ailleurs, l’une des personnalisations du grand dieu de l'Asie Mineure asianique.

(4) Ce nom est asianique et même, vraisemblablement, carien, car il est également porté par un roi de Trézène (pour ce nom, nom en Trq“u, << *Tsoyenv, v. pp. 60, 72 et 74, n. 1) et fait partie de la légende héroïque mégarienne (cf. PAUSANIAS II, 30, 7; ÆLIUS ARISTIDE, éd. G. DiNDorr, 1829, Leipzig ; orat. 46, p. 340 =t. II, p. 274 et SCHOLIASTE, t, IL, p. 639 ; cf. PauSANIAS I, 40, 6 et ÉrT. DE Byz., s.v., Kapia). Aux noms de Sarona et Surone, il faut probablement rattacher Saronno (ibid. ; région de Milan), et, en vertu du jeu de la sonante-bourdonnante # : Sarno (cf. l’asianique “arñne — Apyn et Apnvn ; cf. P.-B.).

(5) Il y a lieu probablement de rattacher Aco de Brun et Aco d’Isnard (p. 20, col. c), région de Nice. Le nom individuel d’Azzr a survécu à Samos, ancienne ile carienne (STRABON XIV, C. 637 et E. M. Gais-

ford, 49, 9; 574; 14).

lexicographe est sans valeur. Une Axn a survécu en Arcadie (PAUSANIAS VITE 64, 2/etrsquet se rattache au souvenir de l’Achéen Oreste). | Siseri, r. d’Oristano (Sardaigne) (1). Cf. avec le nom cananéen de NTDYD roi de labin (Juges IV, 2, 7, V, 20 et sq. [ Sam. XII,

9 etc.).

Ebreo (Monte), r. de Venise et Milan; l'Ebreol Cf. Efouos Bibl. : 2y (ibid.), r. de Bari (Sardaigne). \72Y Libano, r. de Bellune. Cf. Aéayos de Coelé-| Bibl. : 71129 syrie. | Phén. : 7:25 Assyr. : Labnäanu (2) Tripoli (Colle di), Corse ; aussi Tripoli, près de Sion,| Cf. Tsiroke Hébreu post - bibl . à l'entrée de la Suisse par le Simplon (5). Da on (DALMAN, W.-B. 1: p. 1#, col. a).

Gêa, r. de Turin. CF. l'aïa(cf. Sinna-ga;| Bibl. : NY (4); ce nom

Palastan-ga).lest porté par de nombreuses localités cana-

néennes ; Mesa, r. de Nuoro (Sardaigne), Messine (Calabre), Bibl. : YWM, roi de Oristano (Sardaigne). Moab (5).

(1) Rapprocher aussi Siserno (Monte) (ibid.), région de Frosinone ; et Sisieri [Monte] (ibid.), région de Béñévent. Se reporter à ce qui est dit infrä, au sujet des rapports entre les noms de lieux et les noms individuels. |

(2) La graphie assyrienne comparée aux autres, conduit à restituer une graphie asianique *Lebñnà. Ce nom n'est pas hébreu. L’on n’eût pas appelé le blanc (729) une montagne autrefois couverte de cèdres noirs, ]

(3) Nomenclature officielle des bureaux téléoraphiques ouverts au service international (Bureau intern. de l’Union télégr., 13e édit., mai 1914), s.v. Ce nom se retrouve en Arcadie (Pausanias VIII, 27, 4) — Tripoli{a. Il est certainement « phénicien » (cf. SrraBoN XVI, c. 754). Le mot grec rokx (rrods) est d’une grécité douteuse (cf. BorsacQ) ; quant au premier élément Tr rien ne prouve que la légende rapportée par Strabon (XVI, C. 754) doive se justifier par Tri — trois ; l’on trouve également la forme Qénroks (cf. P.-B.). La transcription hébréo-araméenne, peut aussi bien correspondre à un nom théophore tel que Afar (ou Adar) polis (ville du dieu Adar). Pour la voyelle prothétique mobile v. ce qui est dit

chap. 11. L’on est donc en droit d'admettre un asianique *(o)ér-pula ou *(a)tr-pula. P. le dieu Atar où Adar v. plus loin.

(4) Le mot yñ, yaïa, qui correspond à N°3 (aussi n. pr. comme en grec) est d’origine inconnue en grec (cf. BoisacQ) et en hébreu, Dans cette dernière langue, il procède, à n’en pas douter, du vieux fond cananéen (cf. par ex. JosuÉ XV, 8; XVIIL, 16: Il Rois XXIIL, 10 etc.). C’est un terme asianique d’origine. L'à était, d’ailleurs, une divinité — la Terre, honorée sous ce nom en Phénicie (PHILON DE BYBLos, 2, 7, 14 et seq.). Cf. avec carien y1994 — pierre (Êt, de Byz., s.v. Movoy:52), dérivé probable du même thème,

(s) Les Moabites nous paraissent être d'anciens asianiques sémitisés. Il y a lieu de noter, en tous cas, que

Soara (Torrente), r. de Pérouse. Cf. Zoupa Cf. Bibl.: 1%, y» (ville moabite).

Salemi, r. de Palerme et Catane. Cf. Zolvua Cf. Bibl. :D9w (1) Salemme, r. de Potenza. i Rubano, r. de Venise (2). Cf. Poufinhos, Poufiny| Bibl. : TAN" Simone, r. de Pérouse, Gargano, Catanzaro, Lecce,| Cf. Etuemv, Evuewv,| Bibl. : Tia Ravenne. Ztmwy (thème asian.

*S(fn)me) (pour ce nom en asianique, cf. SuI- DAS, S.v. Telyives).

Isasca, r, de Nice (5). Isa acos, Issay ao Bibl. Ketib : SOUL

Sapillone, r. de Catane (4). Cf. ZaBoykowy Bibl, : ra, pa, PE

Benimingallo, r. de Sciacca (Sicile) (à couper sûre-| Cf. Benjamin Bibl. : APE)

ment en Benimin + Gallo, comme le prouvent les nombreux noms en Gallo cités dans l’Index, p. 170,

col. c.).

Dane, r. de Trieste et de Fiume Pola. Cf. Dan Bibl. : 7 Aserei (Monte) r. de Brescia; cf. Aserile (ibid.)| Cf. Asher Bibl. sÛS

région de Venise.

les éléments formatifs de cet ethnique *Muwa + ba sont d’un emploi courant dans cette famille onomastique. Cf. Moafus, n. pr. de Pisidie (Xfio, op. cit., p. 160).

(x) Les thèmes en *S/(r#}m(e) sont également très caractéristiques de l’Asie Mineure asianique. Cf. entre autres : Zakaurç de Cyprés fondée par Teucer, donc un Teucro-Gergithe (cf. HÉRODOTE VII, 43 et mes « Phéniciens », p. 72) et Dakauxs en face d’Eleusis, donc à proximité d’une ancienne fondation cultuelle agricole importée par les Egéo-asiates ; Dekawv en Galilée (JosÈèPHE, Bel. Jud. Il, 573). Exhyvônsos, Zaauouc, Dakuaxs, ITove-sekuos (BCH, XVI, 445), Xeluenvos (JHS, XIX, 299). Zolutosos (P. n. sans ré chiP7B),

Ce thème est peut-être identique à celui désignant les Solymes, autrefois répandus dans toute l'Asie antérieure (STRABON XII, C. 630 ; XIV, C. 667; Ér. De Bvz., s.v. ets, Odfia et Iliad ; Et. M. s.v. ’Ioavpia ; HÉRODOTE I, 173); que la tradition fait descendre du haut pays anatolien (ÉT. DE Bvz., s,v. [Liouta ; Odyssée V, 283) et dont quelques représentants, plus ou moins dégénérés, subsistaient encore en Palestine à basse époque (JosèPe, C. Apion I, 22, citant Chœrilus ; voir mes « Phéniciens » à ce sujet), tout comme les Gergithes déchus, autre peuple teucrien, subsistaient à Milet et vs le pourtour de la côte

> (Héronore VII, 43 ; V, 122). Ce sont toutes des tribus de SA | que le papyrus Golénischeff nous indique, d’ailleurs, comme établies À Dor.

(2) Cf. le patronymique étrusque Rupen-ial (CIE 4408, Pérouse) ; et comparer, pour la labiale, avec Aberrinus, Aberenus, Abrenus, Aberra, Abirius, Avirius, Apricius, Aprucius (SCHULZE, op. cit., p. 101) ; Abortennia, Aburiennius, Aburtidius Avertinia, Apertius, Aburcius à étrusque aprte, apurte, aprônas, etc. (p. 109) ; Vibenna, Vipinas, Vibina, Vivenna, Vipinal, Vibinnal, Vivennius (p. 101-102) et aussi Viminal. L’étymologie de Genèse XXIX, 32, est, cela va sans dire, une pure fantaisie. V. GUNKEL, Genesis, sv.

(3) Avec chute probable de l’r final, très faible dans ces langues (cf. chap. 11). Ce phénomène est, d’ailleurs, également attesté en phonétique indo-iranienne pour la finale du nomin. sing. des thèmes en -ar.

(4) Ce nom n'est nullement sémitique. Même remarque pour les suivants.

Gad, r. de Suse.

Gada (Monte), r. de Potenza. Cf. Gad Bibl : 73 Gaddi, r. de Ravenne.

Iudeca (Monte), r. de Caltanissetta (Sicile),

Iudica, r. de Catane (1). Bibl. : 7 Judica (Monte), ibid. Cf. Juda rte Judica (Torre), ibid.

Judone (Colle), r. d'Udine.

Judio (Torrente), r. d'Udine.

Menesenna r. de Caltanissetta (2). Cf. Manassé Bibk : AU

Gai, r. de Bellune et de Nice. Cf. l'aïa, [7 Bibl. : N°93

Juppa, r. de BERGAME (nom asianique). Cf. Iozrn | Bibl. : 2 Phénic. nt @Fs “NN = Fe *

Opi et Oppi, r. de Chieti et de Vérone. l $ K K de

— doupa en Syro-Canaa-

née ? (3). ; Galile, localité à nouraghe, r. de Nuoro (Sardaigne).| Cf. Galilée Bibl. : 19153 aussi 15; Abram, r. de Fiume Pola (+). Cf. Abram Bibl. : DT2N

Abramo, r. de Palerme. Dosso d’Abramo, r. de Trente (5).

(1) Cf. Tovëônvos (BURESCH, Aus Lydien, p. 108) démot. lydien. Les raisons, d’ailleurs, très simples, pour lesquelles ces éponymes des tribus d'Israël se retrouvent en Italie, seront exposées dans « Sidon et Canaan », mais elles nécessitent des développements incompatibles avec les dimensions et le cadre du présent travail.

(2) Remarquer la finale ethnique étrusque en -(w}na. Cf. avec asianique Mevrosa (n. f. de Lycie CIG [UT 4332), Mavasas (n. m. à Samos AM XIV 93 sq.), Mavnsos (n. m. pisidien CIG III 4366).

(3) Au sujet de cette localité, cf. I. Lévy, Lotanu Lotan, Sphinx IX, p. 77. Noter qu’à ce nom peut très bien correspondre un thème asianique *Upe (cf. Ourts — Qru nom asianique d’une nymphe de Délos ancien foyer caro-« phénicien » ; v. P.-B. et Xlio, Beih. XI, p. 229).

(4) L'on sait que les monuments égyptiens (LePsius, Denkm. III (= vol. VIIT), 252, peuple 71 et 72)

signalent l'existence en Syrie sous la XXII dynastie d’un district dénommé DRE l K aa ES Æ li nue 2 AE ; . . . jus OA = pa hugräa Aabarma — "le champ d’ Abram, dont la situation est, jusqu'ici, indéterminée. Je serais assez porté à voir dans hugräa le correspondant d’ager, àyeos, qui se retrouve, avec le même sens de champ, dans le sumérien agar (DELrrzScH, Sumer. Glossar, p. 7). Pour l’aspirée initiale, cf. É6evos comparée à égypt. hebni — même sens: et cf. chap. 11 à ce sujet (pp. 40, n. 7 et 71). Le monument précité est, d’ailleurs, remarquable sous le rapport phonétique car, fréquemment, il exprime le caractère indéterminé des occlusives asianiques par l'emploi combiné des signes correspondant à la sourde et à la sonore (cf. les porte-écussons des peuples étrangers, nos 25 (Qadim) ; 73 (Sabpalt), etc. (5) Remarquer que la forme est la forme ancienne du nom d’Abram (cf. Genèse, XVII, 5), par conséquent la forme antérieure à celle consacrée par la tradition judaïque. L'expansion vers la Rhétie, reconnue depuis

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