‹ Tarkondemos. Réflexions sur quelques éléments graphiques figurant sur le monument appelé "Sceau de Tarkondemos."Chapitre 59 sur 69 · VAS · texte numérisé non relu

VAS

Cf. aussi les variantes Kouava, Kouavoy Gps, Kouavia, Kouavos noms locaux ou individuels dans le Pont, la Cappadoce, la Mysie, la Cilicie,

Kopsot, Kopota, tribus méditerranéennes en Corse et en Sardaigne.

Kops-ovka, v. d’Aborigènes, etc. Italie.

Kogs-ovpæ, ile près Carthage (p. ces suffixes, CH A'Or

Everot d’Illyrie; aussi

p.-ê. les Oueverot en Bre-|

tagne ; et les Ovevedar de Sarmatie (pour leur origine orientale, cf. STRA- BON Ic, 48, 61, III, C.

ISO EC: 212 etc):

venus de Lycie, région où nous avons quelques raisons d’admettre des contaminations iranisantes anciennes. (V. cidessus, pp. 133-4). Serappeler le caractère « grand roi » d'Agamemnon, et comparer aux passages d’Hérodote précités.

Asian. *Kumñna (Klio, p. 123). Apollon est dit Kouvioseus à Myndos (BCH XII, 280).

L’on notera que la base asianique rend compte des variantes ci-contre (cf. de même *Arfna = Aovn et Apnvn).

Asian, *Kurza (cf.

Koposat, Kopsu, côte iono-cilicienne) (ÆXio, AI20):

L'autre nom de la Corse Kupvos est également asianique (—=*Xurñnas Cf ibid, :p,. 120; simple doublet de Kopyn et de Kupnyn).

Les anciennes relations de la Corse avec les Ibères, Sardes, Étrusques, sont bien connues.

Asian. *Ëne-te

Evvnrot en Ca-

rie (Xlio, p.70).

Le doublement de la nasale est chose courante dans ces idiomes, comme en étrusque du reste,

Limrce (FABRETTI, 2754, P. CCXLIX).

Limurces (Suppl. 1, 517, p. 91).

Lemrena (CIE 4029).

Lemrecnas (4030).

Lemrenei (4031).

Tursa, déesse (Tables Eugubines VI, b, 58, 61 etc). Turz-unia (CIE 971 Clusium).

Turs-inius (CIL VI, 2756, Rome).

Turs-idius (VI, 1057 sq.).

Everot, anciens Paphlagoniens « Troyens »

(ILIADE II, 852) auxquels l'on a même rattaché Pelops l’Achéen.

Le « Limurge-» (les Atuovoyor forment la classe inférieure en Cilicie). Ce nom nous paraît en rapports probables avec la ZLimyrique de Lycie, région du fleuve Atuveos. Comme les Pénestes, les Hilotes en Grèce, comme les Gergithes d'Asie au temps d’Hérodote, il correspond en tous cas à d’anciens clans réduits à une condition quasi-servile.

CF. Tuco-nvot

Topo-nv0:

Importants exportateurs de chevaux et mulets.

Cf. Asian. *Limura ou *Limurce.

Une Atuven existe aussi dans l’Inde. Cf. ce qui a été dit ci-dessus pp. 234, 233, 228, 143- 180, 79-80,

Cf. asian. * Turza (Klio, :

et remarquer que ce « hé-[Dérivés : Oupsos n. m., Ovuconvos id.

ros » passait précisément

Turs-elius, CICÉRON, Phil. IT, 41, 62 ; aussi CIL VI,|pour être venu avec des

Turs-ellius (VI, 278362).

contingents émigrés de Lydie en Italie (HÉROD.

L’on peut admettre que Tursa est la déesse éponymelloc. cit. : SrrABoN V, C.

des Tupo-nvor, un dieu n'étant nullement obligé en prin-|219, 221. DENYS HALiC. cipe à être du même stock ethnique ou linguistique quell, 27, 28, 64) avec Tagtous ses fidèles et peu d'hommes pouvant, d’ailleurs, |ywv.

suffire à implanter une foi.

Rutel-na (Not. de sc., 1880, 445 ; Volsinii).

Rutel-nis’ (CIE 101 Volaterra).

Rutil-ius (2701 Clusium); CIL XI, 3976 (Caere) ; VI, 2655 (Rome << Mantoue) etc.

Rutull-ius (IV, 622) Pompéi.

Cf. les Rutules de l'Énéide, dont le chef Turnus est donné par Pline (AH, 56) et par Virgile comme issu de Danaé et de Persée, orientaux, ce dernier ancien « Assyrien », donc asianique arianisé. Les Rutules avaient des colonies en Espagne (Srzrus Il, 548, SÉTLCIS SANS For leurs affinités tyrsènes, cf. HOLZAPFEL, Beitr. 7.

alt. Gesch. 1, "246 sq.

DIETERICH, Rh. Mus. LV,

Toupsnvos id.

etc. À l'époque historique, Tursa est déesse en Ombrie. Cf. R.v. PLAN- TA, I, 487-8.

Noter à ce propos que Ardée, leur métropole, comporte le thème asianique *erte (Klio, p. 75); et que Sagonte, leur colonie ibérique, procède d’asianique *Zaka (p. 244 ; Larava, Ziarvylos étant un nom de type bien préhellénique).

Zovzpuy, fleuve et ville fluviale de Tarragonaise porte également un nom de type rutule (cf. le Sucro d'Enéide XII, 505) que Gamurrini (108) nous a conservé sous sa forme étrurisante Sucre ; cf. aussi Sycer-na (CIL VI, 27041).

Ris

Il serait aisé d’allonger encore cette liste, qui comprend bien d’autres noms d’ethniques issus de cet antique foyer du commerce et de la richesse qu'était l'Asie Mineure. Citons, seulement en passant, l’ Arménien : Armmni, Armne (CIE 29, 52, 56 Volaterra); Armnal (30, ibid.) ; le Caspien : Caspo (20, ibid.) ; Caspu (33 ; 19; 61 ; ibid.); le Cicone : Cicu (2000 et sq.; 948 ; Cicusa 949; etc.; Cicun 1755; Clusium) (1) ; le Susien : Susiner (2815); Susinal (2824 < *Susina ; Clusium); ce nom a survécu en Crète : Susus (Trre-Live XLII, 51, 3) et à Ancyre (CIG IIT 4079 d) ainsi qu’en Iran, trois régions dont les corrélations avec le monde asianique ont été intimes; l’Amorite : Amribt (2032); Amridia (3049); Amribial (3048 ; 2030; 2031); Amriti (1407); Amre (491); le tout à Clusium (2); le Hamathénien et AmOni, Amône (265 et sq. Sienne; 1676 Clusium ; 4209 et sq. Pérouse) ; l’Albanien (du Caucase) (), d'où les formes dialectales latinisées Alfenus (CIL VI, 8220), Alfenius (XI, s841), Alfinus (IX, 5357), Albinius, Albienus, Albonius remontant à l’étrusque A/p-na (FABRETTI 2603 bis, Rome, s. statuette de bronze) et Alfni, Alfnei (fém.; CIE 1668 et sq. Clusium), Alf (3378, 3509 et sq. Pérouse) (+) ; le Chaldéen, Caltinius (CIL XI, 5088 Ombrie) ; Caltius (V, 2502, 2678 Ateste; 8968, 7 Aquilée, XIV, 3077 et sq. Préneste) ; Caldonius (VI, 1058 Rome) ; noms qui presque tous, ont leurs thèmes représentés en onomastique asianique où préhellénique : *Kasba (Klio, p. 98), Kasruwr, de l’Albanie caucasienne à la frontière ouest de l'Inde ; * Kike (p. 105; cf. Kaptos et Kapwv), les Cicones ont essaimé de la Thrace jusqu’à Thasos ; * Zuxa (p. 254; cf. suprà, p. 220 pour les Exvyer); Apvpot (aussi Auvoa:) ancien nom de clans /élèges sur la côte thrace (Ét. de Byz.) dans une région où foisonnent les souvenirs achéens et « phéniciens » (STRABON VI, C. 326), peuples voisins eux-mêmes en orient cananéen de ce pays de Latinou qu’occupent des Kute:ot/Knrrer devenus, dans la suite, des Aaxivor (v. plus loin p. ceci) dont Hamath et Megiddo sont des villes fortes ; Kastte (Klio, p. 98 ; cf. DT) et *Kalte

(x) Alliés des Troyens ; cf. Iliade IT, 846-847.

(2) Le correspondant latin est Amurius et Amerius.

(3) C'est-à-dire les hommes du pays d'Alb-. Ce thème est très répandu en Asie Mineure, où il prend tantôt les formes EAB- EAx- et AAG-. cf. Elu (ile lycienne) ; OEaXBros, n. pr. en Cibyratide (BCH XXIX, p. 342), etc. Cette variation de l’initiale s’explique par le caractère hourdonnant de VI et par la tendance de ces langues à prononcer comme un 2 la voyelle initiale.

(4) En raison du bourdonnement propre des sonantes / et n (cf. pp. 61 et seq.), l’on trouve, naturellement, aussi des variantes à voyelle épenthétique Alufne (CIE 347 entre Sienne et Clusium ; A/fini, 1667 Clusium).

PNY AT te Vo LE ANGERS NE OR PERRET ETES } * ù t SIRET

(p. 94; cf. le Kenrés troyen de Quintus de Smyrne [VII, 611]; base éponymique des Celtes ? De fait, avant 800 il en est dans le bas Danube).

Ce qui précède paraît donc confirmer de la manière la plus précise les indications recueillies au cours de notre premier dépouillement de l’Indice generale. Car l’on conviendra qu’il est au moins curieux de retrouver en Étrurie, munis d’un morphème à valeur adjectivale bien acquise, précisément les ethniques des groupes que lon pouvait, à priori, s’atiendre à trouver enveloppés dans la vaste migration vers l’ouest.

Dans notre relevé antérieur, nous avons, en effet, constaté un parallélisme frappant entre une partie importante des noms de lieux italiens et ceux de l’Asie Mineure.

Nous avons, entre autres, noté la présence d’un grand nombre de noms, se répartissant de la côte asianique à l’Elam, noms qui se retrouvent en Mésopotamie d’une part, dans les régions du Pont et du Caucase de l'autre.

Or, ces mêmes noms se retrouvent comme noms de famille ou individuels « ethniques » dans nombre d'inscriptions étrusques. S'il s'agissait de quelques rares ressemblances, l’on pourrait, assurément, mettre le phénomène sur le compte du seul hasard. Mais l’abondance des exemples ainsi que leur convergence géographique suffisent, à notre avis, à rendre assez peu vraisemblable pareille hypothèse (:). Le parallélisme demeure donc, jusqu'ici, total, dans l’ensemble, tout au moins.

La parenté originelle attestée par la Genèse (X) entre le monde hétéo-cappadocien et les clans cananéens-égéens ; la dispersion dont ces derniers furent l’objet vers l'avènement du Nouvel-Empire égyptien (2) ;

(1) L’on notera, d’ailleurs, qu'un bon nombre de ces noms (voir suprà, liste de l’Indice generale, etc. et notes) sont en rapports avec des « héros » ou des localités asianoégéennes. Ceci exclut radicalement le caractère sémitique qui leur a, si longtemps, été attribué. Si, en effet, cette onomastique était sémitique d’origine, l’on comprendrait mal que les langues italiques — qui renferment un appréciable lexique méditerranéen — ne comportent pas, au contraire, une proportion d’importations lexicologiques sémitiques d'importance correspondante. Ce n’est, on le sait, nullement le cas. Ces homonymies ne peuvent donc s'expliquer que par un événement historique considérable ayant suscité d'Asie Mineure une émigration prolongée. Or, depuis l’époque historique, il ne s’est rien passé qui justifie ces parallélismes étranges. Dans ces conditions, l’on se voit, en quelque sorte malgré soi, rejeté à l’époque de l’écroulement « troyen », date qui réunit toutes les. conditions requises. Vu la manière dont les Ioniens, par exemple, pratiquèrent, plus tard, la colonisation de V Asie (HÉRODOTE, I, 146), l’on conçoit sans peine ces départs.

(2) Les rapports avec l'Égypte me paraissent moins attestés par la trouvaille de la momie d'Agram — car un cadavre isolé ne suffit à rien prouver — que par l'influence nilotique évidente dont témoignent bon nombre de vestiges étrusques, notamment ceux

leur diffusion économique et coloniale ; leur familiarité avec la mer; la série de désastres, ou d’invasions, ou de famines qui obligèrent maintes tribus asianiques à s’expatrier ; tous ces témoignages, dont l'ancienneté ne saurait être mise en question, viennent donner un appui, qui paraît, cette fois, solide, aux informations traditionnelles recueillies par Hérodote, Virgile et corroborées par les allégations des ambassadeurs lydiens de Tacite.

Ils expliquent, d’une part : comment, entre l’onomastique locale italienne moderne et l’onomastique étrusco-italo-latine, il peut se faire qu'il existe d’indéniables correspondances.

Et cette coïncidence s'explique et se justifie, de l’autre, par la persistance d’un fonds de population demeuré identique à lui-même depuis l'antiquité.

N'est-ce point, d’ailleurs, en Italie pré-romaine que se réfugièrent les aristocraties préhelléniques ressortissant de la même couche, mais contimentale, de civilisation que Virgile incarne dans Evandre (cf. Evantra CIE 4792 sq.) et ses Arcadiens ? Aristocraties qui gagnèrent d’abord (cf. Oreste, Kadmos, Néoptolème, Anténor), le haut pays thraco-illyrien et la Grèce semi-barbare, telle la Locride, ancienne terre lélège (STRABON VII, C. 322), dont l’efhnique, sous forme de nom tribal, reparaît dans celui de la tribu romulienne des Luyre (CIE 2106, 2659) — Locrius (CIL XI 2580 ; à Clusium de part et d’autre).

Ils témoignent, en outre, de l’influence profonde — influence déjà fortement accusée par Schulze — exercée par l’onomastique étrusque et, par cet intermédiaire, par une onomastique asianisante encore, sur lensemble des noms propres italo-latins (1).

de la collection du Musée de Florence : barques funéraires, canopes, etc. Je serais donc assez tenté de rapprocher Musri, 131 de Mestri (CIE 4396 Pérouse) — Mestrius (CIL

XI, 5040 Mevania et 2931 Volcii — Méstptos (P.-B.), ainsi que les variantes Massurius (Prosop. imp. rom. H. Dessau, 1887 Il, 352 — Macsopuos) ; Mestrinius (VI, 22447 Rome ; III, 838 Dacie), Musurrius (IX, 4578 Nursia). Pour ces variantes dans l’expression du phonème dentalo-siffant rendu en sémitique par x, cf. les orthographes Mscroatu, Maoxptu, Méoron, MSspa. L'on ne saurait, toutefois, perdre de vue qu'il peut s'agir également du Musri d'Asie Mineure (cette contrée est également citée dans la Bible sous le nom de “y ; l’on pourra consulter à ce sujet M. GEmorz, Grundsteine zur Geschichte

Israels, Leipzig 1911, chap. 1, qui résume assez bien la question).

(x) Ce que dit SCHULZE, op. cit, p. 314 des Cognomina en -0 « die grosse Masse der scheinbar lateinischen Cognomina auf -o [besteht] in der That aus verkleideten etruskischen -u Formen » pourrait, sous réserve de quelques nuances, s’appliquer, en changeant seulement éfrusque en asianique, à la plus grande partie de l’onomastique méditerranéenne préclassique. Nous y reviendrons prochainement dans notre Introduction à l'étude critique du nom propre grec.

Influence qui se manifeste, comme l’on pouvait, d’ailleurs, s’y attendre, par la résurrection dans la péninsule romaine d’anciens ethniques et d’appellatifs dont l’origine asianique ne saurait être douteuse.

Ce n'est point ici le lieu de dégager les conclusions, importantes sous tous les rapports, qui se peuvent déduire de ce premier ensemble de constatations convergentes ; car la matière est singulièrement riche et complexe et d’autres éléments devront également, le moment venu, être pris en considération.

Mais ce qu'il convient, en tous cas, de mettre d’ores et déjà en relief, c’est, d’abord, l’extrème vraisemblance des résultats obtenus.

Nous constatons, en effet, la présence dans l'Italie étrusque, à côté des nombreux ethniques asianiques et caucasiens signalés tout à l’heure, d’innombrables débris de tout ce vieux monde oriental et méditerranéen qui défile dans la péaombre de la plus ancienne chronique grecque : Cicones, Machlyes ou Machryes (*), Colches (2), Minyens (3), Sintiens, Milyens, Lélèges, Teucriens (+), Dardaniens, dont chacun évoque soit le souvenir d'Orphée (5), soit celui du pays où naquit Athena, soit celui de l’expédition des Argonautes et de Médée, soit les travaux gigantesques des Minyens d'Orchomène (£), soit la métallurgie, merveilleuse pour l’époque, des Sintiens de Lemnos (7), soit la plus ancienne Lycie, soit la fondation de

(1) Cf. Meclinal (1693 Clusium) ; Meclasial (Fabretti 2108 Toscane) et les dérivés latinisés Mec(u)lonius, Meclonia, etc. (Cf. ScHULZE, op. cit., p. 252; de même Macri;, Macre, ibid., pp. 184, 258, 404. Les Machlyes ou Machryes (PTOLÈMÉE IV, 3, 26) occupaient la région de la petite Syrte voisine du lac Tritonis (HÉRODOTE IV, 178, 180), mais, tout comme les autres peuples précités, paraissent être descendus de la région du Caucase pontique (cf. Suipas, s.v. xobon).

(2) Cf. suprà, p. 221.

(3) Cf. Minie, CIE 866 Clusium.

Les Minyens sont descendus par la Thessalie (ScHor.. APoLL. DE RHODES I, 230, 763) et avaient fondé un État prospère dans Ja région d’Orchomène (HÉRODOTE 1, 146; PAU- SANIAS IT, 29, 3 ; IV, 27, 10). Ils s'étaient diffusés en Triphylie, à Lemnos, à Théra, en Lycie (cf. HÉRODOTE IV, 145 ; STRABON Le C. 337, 3473 PAUSANIAS VII, 2, 2; EUSTACHE, Homer., 635, 29).

(4) V. W. M. MULLER, As. u. Europa, pour les particularités de toilette (boucles d'oreille de grande taille) et d'équipement (bouclier; long cimeterre pendu au cou); cf. p. 377 et n.3; et p. 378.

(s) Pour les Cicones et Orphée, cf. SrRABON VII, c. 330, fr. 18; DioDORE V, ru Ë "Opgsis (qui existe aussi sous la forme *Opgry ; cf. HÉRODIEN) paraît être également un nom de type étrusque : cf. par ex. Urfi CIE 1568 Clusium ; et peut-être Urfe (lecture peu sûre, sur un miroir, FABRETTI 1072).

(6) Le meilleur travail sur la question reste encore l’ouvrage classique d’O. MüLLER.

(7) S'agissant de métallurgie préhellénique et pélasgique, notons en passant que le dieu Aôpavos, dieu du feu éponyme d’Apavoy en Sicile (aujourd’hui Aferno) et de son

PSC OR EE RENE = 7 Ent APP TT , à e h

Troie soit enfin la mémoire des héros d’Homère, errants au milieu de la mer. Petits groupes actifs et remuants que leur précoce expansion écono-

fleuve, au pied du sud-ouest de l’Etna, dans une région ignée toute pleine de souvenirs asiano-égéens est, comme P.-W. (I, 405) le remarque, un dieu d’origine orientale, Son nom présente, en effet, une structure nettement asianique, et correspondrait à une

forme ‘az r-fn, l'élément -fn2 correspondant au suffixe adjectival bien connu et la

En

base *a - r- à celle de l’avestique äfur-, ätora-, &dr-, ätr-, nom avestique et religieux

du feu, sans étymologie jusqu'ici (cf. supra, p. 179, n. 15). A l’ätar-ï avestique correspond, comme on le sait, le védique ‘afhar- dans athar-, abtar-yü, dthar-van, athar-vi, désignant des hommes ou choses en rapport avec le culte du feu. Ce terme est spécial à la haute Asie Mineure, Caucase et Tran. Cf. armén. airel — consumer. [l'a été remplacé dans l'usage courant sanscrit par Agni. La valeur feu de la

base Der est donc certaine en Asie Mineure iranisée comme en Sicile. Elle l’est éga-

lement en Asie Mineure pré-achéménide. 4-da-ru-ta-a (dat. sg.) est le dieu du feu de l’Urartu (DEIMEL, Panth. Babyl., no 27, p.48 a). Adar/Atar est le dieu du feu chez les Cosséens car il — Nusku et Gibil, autres noms du même principe (DELrrzscH, Kossäer, pp. 52-3). Comme de juste, sa planète est celle des influencés humides, Saturne (ibid. p. 52; cf. BoucHé-LecrERCO, Astrol. grecque, p. 96). Au point de vue générateur, eau et feu sont, en effet, assimilés comme dans l'apäm nâpaât védique (cf. par ex. R.V. II, 35). Les « domiciles » de Saturne, on le sait, sont des signes humides : Capricorne et Verseau. Kaivan, Kaimanu, nom de Saturne, correspond manifestement au ze qui est l’animal sacré du dieu Aoavos (Diop. XIV, 37; PLuT. Tim. 12; ELIEN, Nat. anim. XI, 20) par pure homophonie, probablement. Et son nom égyptien Heru ka pet — Horus (faucon) taureau du ciel vient nous confirmer les facultés, humidifiantes à la fois et fécondantes, qu’il doit à la nature tout ensemble fraiche et riche de sève (pour le faucon cf. chap. 115 pp. 148 et seq.). Aussi estil le male par excellence : vfsan-, vrsabhd le male, le taureæu ; proprement celui qui (vars-a-ti) coule, ou pleut. Tel est d’ailleurs, aussi le sens d’agni (— *n-gni-) ét d'ignis (= “in-gnis) nom du sexe masculin qui signifie celui qui engendre. De même, x grec qui — à la fois 6 orwbp (HÉsycarus) et o ga\Xos (ibid. $,v. xvvéorasay) ; € à xôw étre gonflé, être enceinte, mais dont l’ancien sens féconder a subsisté à l’aoriste #xu5x (cf. ESCHYLE, frg. 41 Ou6pos Éxuse yaïav). Sirius-Tistriya — le Chien (v. p. 177) n'est, à notre avis, qu’une autre édition stellaire du même principe, édition qui a vraisemblablement, pour raison d’être, des conditions climatiques régionales particulières. L'on voit ici s’accuser la raison probable de la sainteté particulière du chien, tant à AGpavoy de Sicile qu’en Iran avestique, héritier sur tant de points, de l’Asie Mineure. Persée n'est-il pas, en effet, un ancien « Assyrien » (Hérodote VI, $4) arianisé peu à peu, puis méditerranéisé ? La Bible nous a également conservé *Adr- dieu du feu sous la forme Dos auquel l’on offre à Sépharvaïm les enfants en holocauste (II Rois, XVII, 31)? Dieu de hauts-lieux, d’après le contexte. Ce dieu a certainement été des plus populaires tant en Asie Mineure propre qu’en Méditerranée, à en juger, du moins, par le nombre de noms propres individuels et

locaux formés sur cette base *A Cr (Adar, Atar, Atr(a)- Adru-, Adur etc.), depuis

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