‹ Tarkondemos. Réflexions sur quelques éléments graphiques figurant sur le monument appelé "Sceau de Tarkondemos."Chapitre 60 sur 69 · C. AUTRAN. — Tarkondemos · texte numérisé non relu

C. AUTRAN. — Tarkondemos

mique, maritime, militaire a, pendant des siècles, fait affluer vers ce populeux carrefour des échanges qu'était la grande mer d'Occident (:).

Mais l'intervention continue de facteurs toujours nouveaux, puis la

réaction progressive de chaque collectivité d’intéréts locaux — futures cités, ou nationalités — a contraint un jour ces aristocraties anciennes à céder, au moins en partie, la place, aux nouveaux maîtres de l'heure. Ces données sont, de tous points, conformes aux indications formelles et concordantes, dans leur ensemble, que nous ont transmises sur l’époque préhellénique Homère, Hérodote, Thucydide, Pindare, Strabon, Diodore, Plutarque, Virgile, Apollodore, etc.

Il faut donc se rendre à l'évidence et reconnaitre le caractère extraordinairement mélangé, nous dirons même cosmopolite, que les nationalités occidentales classiques et, notamment, l’Italie ancienne, doivent d’abord à l'expansion colonisante, puis à l’écroulement du monde asiano-méditerranéen dont elles n’ont, en grande partie, fait que recueillir héritage.

La péninsule apennine, région lumineuse et fertile située au centre de la mer, était, en effet, plus propice à l’agriculture, à l'élevage, plus capable de développement économique et politique à longue portée que l’Hellade, si aride en tant de régions, si morcelée, si proche de l'Asie, si accessible par conséquent à toutes les influences allogènes, aux séductions pécuniaires des « seigneurs de l'or » du monde antique ; Hellade divisée, par surcroît, en Grèce continentale, Grèce thrace, Grèce éolienne, Grèce ionienne, Grèce du Delta, Grèce insulaire, Grande-Grèce, etc., dix Grèces, dont chacune subissait des impulsions différentes et, en bien des cas, opposées.

ox fils de Sanherib, etc. (cf. aussi TarLQvisr, etc.) jusqu’à Aûoauvs/Artoauue (‘Atrmina) et ses dérivés, Adpavo-dwsos nom sicilien, Aôpastos, Adpsus (ancien démon démétriaque, Et. M.), Adpra/Atpta, Adonvn, Aûdvouayos, Atpauous, Atpeus, Atpnvn, Axpwv etc., noms lydiens, achéens, libyens, méditerranéens, tous solidaires de la même civilisation et de la même cosmo-théologie, disséminés sur le vaste domaine des Éthiopiens, Céphènes, Perséides et consorts, tout autour de la « Grande Verte ». De ce qui précède, l’on peut, en tout cas, déduire avec certitude, à notre avis, l’archétype asianique *Atr- « feu », d'ätar-$ avestique et d’*d/har- védique. Vu Pimportance religieuse des asianiques proprement dits, l’asianisme originel de ce thème n’offre, en soi, rien de particulièrement inattendu, bien qu'il ouvre de curieuses perspectives sur l’origine dudit culte en Iran même. La même base, reparaît très probablement en Étrurie dans les noms propres Ataris CIE2896 ; Atrane 3415, 3426, 4142 (Clusium et Pérouse). Ade-avos signifiait donc, adjectivement, l’igné. Cf. alban. de-uri = divin > Dieu.

(1) Les Xryuvvot se donnaient, eux aussi, pour venus d'Asie Mineure, de Médie (cf. HÉRODOTE V, 9-10). De fait, leur accoutrement était du type médique et l’on retrouve chez eux cette activité économique qui caractérise la plupart de ces tribus, .

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Conditions favorables, sans doute, à l'élaboration d’une culture commune vaste, souple et diverse ; mais conditions nécessairement exclusives de toute unité d'intérêts, partant, de toute unité durable dans l’action politique et dans un idéal national.

Ce cosmopolitisme sous-jacent a, néanmoins, sans aucun doute, constitué un inappréciable bienfait. Et c’est certainement à ce facteur incomparable de tous les enrichissements que les civilisations classiques doivent le plus clair de leur valeur humaine. |

Car toute civilisation tant soit peu supérieure est, forcément, un complexe qui doit, précisément, au nombre des éléments s’amalgamant pour la former, un trésor plus riche et, partant, plus divers de sensations, d’aspirations, d'expériences.

Ce sont là, en effet, des facteurs favorables entre tous à une concurrence intérieure de ses éléments constitutifs qui stimule sa suractivité. Il y a dans cette impureté même des avantages que des groupements plus homogènes ne sauraient posséder au même degré.

Quelques siècles plus tard, l'Italie contemporaine des croisades bénéficiera de circonstances analogues ; et ce sera l’origine de la future Renaissance. RE Avant d'en terminer avec cette argumentation onomastique, nous nous bornerons à résumer le plus brièvement possible les rapports que l’on peut encore constater entre l’un et l’autre domaine. Tels sont, par exemple :

a) L'emploi de part et d’autre de gentilices pour désigner des noms de localités.

À propos de l’onomastique italo-romaine, Schulze remarque, en effet, avec juste raison que : « die Orisnamen Italiens [sind] zu einem sebr beträchilich Theile nichts anders als in bestimmier Form erstarrte gentilicia. Das grammatische Verständnis wird gesichert durch SixvaE AnrstA, MAESrA, NAEVIA, ScanTIA, die Moxtes Caguius, Cisprus, Orprius, TARPEIUS, die cLivI Pugzicius, Puzzius, UrBius 1» Rom, die FossA CLUILIA (CLOELIA), die SAXA PuILIA, die syntaktisch von PoNs ÆMiLius oder BASILICA ÆMiLiA nicht verschieden sind. Das schliesst naiür lich die radicale sachliche Verschiedenheit nicht aus ; die BASILICA ÆMiLiA hat ein Æmilier gebaut, dessen persünliche Leistung nach der altrômischen Praxis..... nur als Ruhmestitel der gens fortleben darf, wüährend wir uns die siluae und montes lieber als Gentilbesitz, ohne Bexiehung auf eine einxelne Persônlichkeit, denken mügen »..... GE

Cette observation est d’autant plus fondée que l’état social, à la fois féodal et campagnard, dont l'épopée homérique nous a conservé la vivante

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