Pierre Corneille (Mélite
C'est en vain que vers moi ton amour le ravale. (L'Imitation) :
Vraiment grand est celui qui dans soi se ravale. (Clitandre) :
Dorise. à quels pensers ton espoir se ravale : Le Pays (Amitiés, amours et amourettes), (L'Inconstant) :
Ils vous diront qu'un cœur qu'ils ont daigné charmer.
Tous ces galants de cour, donl les femmes sont folles, Sont bruyants dans leurs faits et vains dans leurs
paroles, De leurs progrès sans cesse on les voit se targuer; Ils n'ont point de faveurs qu'ils n'aillent divulguer !, Et leur langue indiscrète, en qui Ion se confie, Déshonore l'autel où leur cœur sacrifie 2. Mais les gens comme nous brûlent d'un feu discret3, Avec qui pour toujours on est sûr du secret : Le soin que nous prenons de notre renommée Répond de toute chose à la personne aimée, Et c'est en nous qu'on trouve, acceptant notre cœur4,