‹ Tartuffe annoté, ou, La muse de MolièreChapitre 149 sur 224 · Thomas Corneille (Les Engagements du hasard · texte numérisé non relu

Thomas Corneille (Les Engagements du hasard

Que je n'aie éprouvé s'il en usera bien.

N'est-il pas d'un chrétien de pardonner l'offense, Et d'éteindre en son cœur tout désir de vengeance Et devez-vous souffrir, pour votre démêlé, Oue du logis d'un père un fils soit exilé? Je vous le dis encore, et parle avec franchise, Il n'est petit ni grand qui ne s'en scandalise; Et si vous m'en croyez, vous pacifierez tout2, Et ne pousserez point les affaires à bout3. Sacrifiez à Dieu toute votre colère4, Et remettez le fils en grâce avec le père.

Hélas! je le voudrais, quant à moi, de bon cœur : Je ne garde pour lui, Monsieur, aucune aigreur3; Je lui pardonne tout, de rien je ne le blâme. Et voudrais le servir du meilleur de mon âme; Mais l'intérêt du Ciel n'y saurait consentir, Et s'il rentre céans, c'est à moi d'en sortir.

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